Les Mystères de Paris

Bon sang, c’était de la bombe atomique. Jean Marais pète des mandales et des coups de savates aux affreux dans des bagarres classieuses, il leur jette des tables à la gueule, qu’ils soient flics ou voyous, il fait des aventures qui feraient pâlir Indiana Jones, avec une élégance fameuse, des bas-fonds de Paris au Cercle Royal. Secondé par un Pierre Mondy qui a une pêche diabolique, et des tas de seconds rôles qui déboîtent tout. Juste, Jill Haworth, qui joue l’héroïne éplorée, en fait des caisses et est un peu pénible. Mais on la voit pas tant que ça. Et les dialogues de Jean Halain sont très bons, le scénar (tiré d’Eugène Sue) est classique mais redoutablement bien ficelé, c’est bonnard de bout en bout, du petit lait. Y’avait un moment que j’avais pas passé un aussi bon moment devant toute une brochette d’acteurs tous en très grande forme. Ça fait plaisir.

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Les 45 tours à ma mère

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Un p’tit dessin pour François « gauche molle » Hollande qui a l’air de se faire pipi dessus devant la grosse dondon vulgos du FN, là, vu ses propos récents. Bon, je ne m’adresse pas au président, hein, vu que des rapports récents semblent indiquer qu’il ne sait pas lire quand c’est pas écrit par ce sale con de Buisson. Et là c’est sûr, c’est pas de lui.

Tiré de Nu-Men.

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2012: Ice Age

Un très grand moment pour moi, des fou-rires mémorables. C’est la fête du slip, ce film. Copie de fond ou de forme à la fois de l’Âge de Glace, du Jour d’Après et de 2012. Avec de grosses ambitions en images de destructions à grande échelle, mais sans moyens.

 

Dans ce film il y a:

une famille à l’épreuve, des glaciers géants qui surfent sur la mer, puis sur terre en poursuivant la voiture des héros, en faisant des pointes à 300 Km/h –à ce point, le héros se dit que c’est impossible, ça a mis le temps-, des gars qui savent que le glacier se rapproche juste en regardant les nuages, de la neige en été, de temps en temps des dialogues assez hallucinants de bêtise et de redondance, du stock shot à qui mieux mieux, des avions qui ne sont plus les mêmes en vue extérieure puis intérieure (trois modèles pour un seul, stock shot oblige), il fait nuit, il fait jour il fait nuit il fait jour selon les plans : une chronologie chaotique, le soir dans le Maine et la journée à New York, des héros qui font 9H de route pendant que leur fille a juste le temps de sortir de son campus et de prendre le métro, des missiles anti-glacier surfers qui projettent des blocs de glace de la taille d’un immeuble (ou d’une montagne selon les plans) à des milliers de kilomètres, des acteurs calamiteux qui ont l’air perdus dans leur propre film et qui ne semblent rien y comprendre, des communications coupées pour l’armée et le gouvernement mais pas entre les portables des héros, une voix unique qui se travestit comme elle peut pour les communications radio, « l’AWAC de l’armée » je cite, envoyé contrer la menace mais qui du coup peut jute la regarder vu que c’est un avion radar –radar inutile du coup pour une observation à vue-, le même AWAC qui observe en pleine mer le glacier se séparer en plein de morceaux qui se dirigent vers les côtes qu’ils ont pourtant déjà frappées plus tôt dans le film (R.I.P., ô chronologie adorée), une scène d’action d’avion dans la tempête absolument palpitante, des ogives nucléaires qui par contre ne font rien au glacier –même pas des p’tits bouts-, un test de la glace avec un bout de bois pour vérifier si une camionnette peut traverser la rivière dessus, des scène d’action tellement illisibles à cause des effets spéciaux outranciers et dégueulasses que tu comprends que dalle à ce qui se passe, un lieu identique où selon les plans, il y a 30 cm de neige qui tombe dru ou de l’herbe verte et du soleil, un stock shot particulièrement débile dans lequel on voit un abri de réfugiés à New York dans lequel tout le monde porte un masque –contre un glacier qui surfe à 300 Km/h, sûr que c’est adapté- et a l’air quand même très asiatique… un avion au sol moteur éteint qui a une petite fuite d’essence et qui saute, du coup, bien que pour une raison inconnue, et de superbes vues des rues de Manhattan avec des gens qui se baladent tranquilles et des effets de nuages monstrueux et de fissures dans le sol surajoutés avec une bande son de cris de panique, un avion monomoteur « dont le moteur droit est à sec », alors que le glacier fonce, je le rappelle, à 300 Km/h sur New York, le héros qui s’est crashé sur l’aéroport avec son Cessna propose de faire un constat aux autorités, le héros qui dégage un bouchon de véhicules abandonnés avec une bombe au fertilisant agricole qui pousse les voitures et laisse la route intacte, l’armée américaine qui après deux échecs de la méthode « faisons sauter le glacier » réitère encore un coup pour voir avec cette fois-ci « tout ce qu’elle a », c’est-à-dire trois pauvres caisses de pains de plastique, ce qui ne marchera pas malgré un copier collé d’une explosion en CGI miteux pour faire genre y’en a des dizaines, ce qui occasionnera d’ailleurs un quatrième bombardement aérien avec de nouveaux modèles d’avions-qui-n’en-font-qu’un, et qui à trois avec deux missiles ralentissent le glacier qui n’avait pas bronché sous une bombe atomique, et qui finit par se briser et être arrêté net sur le socle de la statue de la Liberté dont il fait cinq fois la hauteur et dans laquelle les héros s’étaient réfugiés, montant le plus haut possible pour échapper au glacier ce qui est une stratégie de survie qui me laisse dubitatif , un embouteillage pour entrer dans New York –qui a été évacuée une demie heure plus tôt dans le film- et surtout, surtout, une fin hyper brutale.

Non, non, pas de violence, juste un plan de transition coupé en plein milieu par le générique. Comme ça…

Special hommage appuyé aux figurants qui semblent faire un vrai concours d’absurdité, et crois-moi, ils sont au taquet.

Bref, une grosse pépite dans son genre, un niveau de n’importe quoi désinvolte à la seconde comme j’en ai pas vu depuis quelques temps. Un vrai régal, du lourd de chez lourd, comme rarement.

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Votez! (mais pas pour eux)

Votez plutôt pour eux. Moi perso je vote Petit Bleu et Petit Jaune. Leur programme m’avait bien branché quand j’étais gosse.

Merci Monsieur Serk.

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Quand faut y aller…


Devil rider doublage power par nanar-junkie

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La collec’ d’affiches de mon voisin

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Fernand Braudel, le candidat du temps long

Contre le « terrorisme des événements », on peut écouter Fernand Braudel jusqu’à plus soif. Il fait même très bon l’écouter ces jours-ci, ces années-ci. C’est une question d’hygiène intellectuelle. « l’essentiel c’est de dépasser cette première réalité émouvante, et qui fait trop de bruit; les nouvelles qui font du bruit ne sont pas forcément les plus importantes » dit-il. Merci Monsieur. Comprend qui peut. Une pensée émue ici pour l’absurde « Roman National » et les lois annoncées en fonction de l’actualité.

 

Comme le dit certain ami, « c’est brillant ». Touchant aussi. Et Braudel, il écrivait drôlement bien en plus. Ce qui ne gâche rien.

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Tribute to the Old School

25 juin 1791: le roi est de retour aux Tuileries. Et crois-moi, il serre ses grosses fesses.

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La collec’ d’affiches de mon voisin

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