Un Dimanche en Lorraine

Balades à Nancy et en Lorraine, photos subjectives et humeurs arbitraires

Eh bah alors?

Eh bah alors, il y a une interruption des services jusque courant mars. Ouiouioui. C’est comme ça et pis c’est tout. 

D’ici là, essayez de pas être trop sages, histoire de pas vous ennuyer!

A fort bientôt!

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Champenoux: du village à l’INRA

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Entre Nancy et Tomblaine, les beaux jours du côté de la Méchelle

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Forêt d’Amance: quand on cherche, on trouve

Ça fera sûrement l’objet d’un billet plus développé, ces trouvailles. Parce que la jolie forêt d’Amance et de Brin un peu aussi, on s’y frita gentiment début septembre 1914, en particulier autour du 7, avant que les Allemands ne décident que de se retrancher sur un Grand Couronné de Nancy, soit sur des collines comme à Amance, c’était vraiment pas du jeu de la part des Français. Ils refranchirent donc la Seille bredouilles, vexés, et jurant qu’on ne les y prendrait plus sauf partout ailleurs, pour s’établir sur une ligne Bioncourt-Moncel. Et pour y rester quatre ans, à se regarder en chiens de faïence avec les Français. Le secteur a toujours été «calme» par la suite. Le no man’s land faisait plusieurs kilomètres de large, on n’y lança point de grandes attaques, on s’installa durablement. Calme, c’est somme toute relatif: bien sûr, les patrouilles en profondeur, les coups de main, les bombardements épars, les affrontements de petits groupes autour de l’établissement de passerelles sur la Seille entre Brin et Bioncourt, tout ça fit des morts, des blessés, des veuves et des orphelins. Pendant quatre ans.

La forêt de Brin et d’Amance, juste à l’arrière des lignes françaises, fut donc très occupée par les Français. Et quand on s’y promène, on y trouve de tout: puits, citernes, abris bétonnés, tranchées inondées ou pas, emplacements de canons de marine (de 164mm si tu veux tout savoir), talus témoignant de la présence de «villages nègres» comme on appelait ces constructions en bois parfois fort coquettes… des traces d’une vie intense sous le couvert forestier.

Dont voici quelques rapides exemples.

(on tombe aussi en pleine forêt, dans un coin relativement perdu à proximité de la tranchée Maître Jean, sur la «tombe» d’André Giroux, victime du conflit suivant. Nous ignorions l’existence de cette croix, et nous ignorons son histoire: si par hasard un passant virtuel sait m’en dire plus, je ne suis pas contre…)

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La forêt de Brin et d’Amance à contrejour; et les copains aussi

Entre Brin-sur-Seille, Amance et Champenoux, cette forêt, là, j’y passerais ma vie en hiver. Oui, même à contrejour.

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Le Grand Couronné de Nancy et la froidure

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Nancy sans la frime

Nancy c’est comme partout. Tu connais, tu connais, tu sais tout. Depuis le temps, tu sais tout. Vraiment tout. Et t’es vraiment le dernier des crétins de le croire. Nancy c’est comme toutes les villes, il y a toujours quelque chose à voir. Je ne te dis pas que ça va être beau, passionnant, ou exaltant. C’est un regard de tous les jours, un regard qui s’ignore, qui ne fait même pas attention à lui-même. Un regard automatique, un remplissage de vide par des motifs indistincts posés là, arbitrairement, incrustés dans le sol. Ce qui est chouette avec la photo, c’est qu’on peut aller chercher par la peau du cul ces motifs noyés dans le magma du regard inquiet du piéton pressé, qui ne discerne pas, qui ne voit plus, qui ne peut pas voir. On peut aller les chercher, et les figer afin de les donner à voir. Ce n’est rien de beau, ce n’est pas de la poésie, souvent même pas du patrimoine, ce n’est pas la jolie nature, ce n’est rien de moralement utile, ce n’est ni rentable, ni productif, ça ne profite à personne en particulier, ça n’a pas de sagesse. Ça n’apprend rien. Ce sont des motifs, qui sont là, et qu’on ne voit pas, quand on ne fait passer que passer, ce qu’on fait tous. Il faut figer le machin, comme une gelée au madère autour du jambon, du demi-oeuf dur et des cornichons de l’aspic dont les éléments seraient indiscernables si on les avait cuisinés dans une sauce liquide et mouvante. Il ne faut pas aimer ou détester, dans cet exercice. Juste voir. Et c’est pas si facile. Moi je galère en tous cas.

Parce que Nancy, c’est comme partout et nulle part ailleurs. Et c’est très bien comme ça.

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Fumier d’hiver sous Blanzey

Comme je ne mets qu’une photo comme ça, pour dire que, j’en profite pour te parler de plusieurs choses. 

Par exemple, je te rappelle qu’il y a une page Facebook pour un Dimanche en Lorraine: www.facebook.com/dimanchelorraine

Je te rappelle aussi que je fais commerce de mes talents, à défaut de charmes, et que tu peux trouver comme un best of de mon travail hors thématique lorraine sur cette page: www.facebook.com/daduphotos

Bon, pis tu connais les coutumes locales sur Facebook, hein, tu cliques sur « j’aime », tu fais partager à plein de gens qui font pareil, et après les encore autres gens qui viennent sur la page, ils croient que je suis top célèbre et ils me font confiance et je les dépouille.

Sinon j’ai ajouté quelques liens dans la colonne de droite, avec par exemple Attache tes lacets, qui va te causer d’explorer des trucs un peu abandonnés, mais dans un esprit de ballade et de simplicité, loin du culte de l’adrénaline et du toujours plus grand toujours plus fort toujours plus audacieux qui semble s’emparer de cette activité depuis qu’elle est à la mode, et que le culte de la performance a remplacé les vertus de l’émerveillement.

Y’a aussi depuis un moment, mais je voulais t’en causer, As-tu déjà oublié, qui va te parler d’architecture moderne, en gros des années 50 aux années 70, sans te prendre ni pour un demeuré, ni pour un savant, avec des sources fiables, un discours malin comme tout et une documentation de qualité.

Enfin, des gens basés à Dombasle, L’Atelier Vert: des gens bien, avec des projets bien, et même un Festival Sauvage, et plein de nature(l). C’est dire. Il faut aller faire un tour sur leur site, tu sais.

Je te parlerais bien de Renov’Outils à Neuves-Maisons, des pépiniéristes Rougieux de Lanfroicourt, du refuge SPA d’Amance ou du carrossier de chez moi, mais là, ça devrait faire l’objet de billets complets dans les temps à venir avec des photos et tout le bastringue, alors hein…

Sur ce, merci de ton attention, et bonne journée, sous vos applaudissements.

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L’animal fantastique

Je triche un peu, je suis redescendu de l’autre côté, im schnokeloch, quittant les altitudes administrativement vosgiennes pour passer dans ces Vosges alsaciennes que j’aime au moins autant. A quelques kilomètres près, on ne m’en voudra pas. Surtout que j’avais envie de vous parler de ce squelette d’animal fantastique qu’on trouve en descendant vers l’Altenweiher, lieux mystique s’il en est, et donc à même d’abriter ce genre de choses. Je ne me lasse pas, depuis des années, de passer le voir, ce squelette, avec ses épines tous azimuts, je ne me lasse pas de le voir se dégrader peu à peu avec le temps, si lentement, dans cette forêt saisissante et habitée. Je ne me lasse pas d’imaginer à quoi il pouvait ressembler, serpent géant hérissé de pointes, saurien insidieux rampant dans un sous-bois surdimensionné, triton ogresque dévoreur d’ours?

Il me déchaîne, ce squelette d’animal fantastique, assurément.

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La luge sur les pentes de Blanzey

Il faisait un vrai froid de canard ce jour de décembre. Un jour à marcher encore et encore, pour, en fin de journée, se trouver à proximité de Blanzey et de son Prieuré, à la lisière de Bouxières-aux-Chênes. Sur le chemin venant d’Eulmont, on voit de loin des gens dans les champs. Des gens, des luges, et ça glisse. Quand tu es en bas, dans la vallée, près du cimetière de Dommartin-sous-Amance, et que tu regardes dans cette direction, tu vois toujours cette ondulation parfaitement lisse, et d’autant plus qu’enneigée, cette sorte d’éperon dodu, cette avancée boudinée, qui sépare les deux villages. Bien entendu, l’endroit, vu d’en bas, par la perfection visible de la rondeur de ses pentes, justifie sont statut de piste de luge du secteur…

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