Fénétrange, entre Sarre et open space

On partait (mal) sur un truc entre un étrange Fénelon, ou des faînes qu’il faudrait ranger . Moi tout de suite j’ai déboulé dans l’open space où 10 000 ingénieurs de haut niveau travaillent chaque jour que les actionnaires font sur la rédaction des billets d’Un Dimanche en Lorraine. J’ai poussé une gueulante, forcément. Parce que je sais bien, moi, et ça n’a aucun rapport avec le fait que Wikipedia en arrive aux mêmes conclusions, que Fénétrange viendrait soit du latin («habitations au bord d’une courbe»), soit, selon Ernest Nègre, du germanique avec le nom de personne Filisteus, suivi du suffixe -ing. Punaise les ingénieurs, j’te jure, moi perso, vu mon niveau, j’ai l’impression de bosser avec des teubés de maternelle. Note que la Sarre passe au milieu, car au milieu bla bla bla. Et que ces photos datent de pas longtemps après le passage à l’euro. Ouais, elles datent.

Bref, quelques images de Fénétrange, bourg bien rangé au fond de la Moselle, avec ses 700 âmes et quelques, et son remarquable patrimoine. Certes, la bourgade a parfois bien du mal à gérer le dit patrimoine et je n’en connais pas les raisons. C’est dommage, quelle que soit la personne à qui jeter la pierre (qui se cassa la gueule des remparts). Ça ne doit pas être évident au demeurant. Ah aussi c’est le coin tu peux trouver des fours à pizzas au supermarché. Quel beau pays.

Chez les Gaudassiens, à Jouy-aux-Arches

Nan mais les Gaudassiens, gentilé des habitants de Jouy-aux-Arches, ont comme tout le monde le droit de se promener pieds nus hein. Voilà, je fais la blague direct, comme ça on n’a plus cette épée de Damoclès qui pèse sur notre sérénité.

Dis-donc. C’est pareil, tu crois qu’il va rien se passer, et bam! Un aqueduc! Gallo-romain! Comme ça! Moi je voulais juste aller à Metz via Nomeny parce que l’autoroute ça craint et que je l’évite quand je peux.

Mon objectif était de retrouver ma cousine qui sur l’échelle des gens cools est indéniablement dans le haut du panier, et de nous rendre ensemble dans une librairie où un autre éminent camarade, venu de Marseille pour l’occasion, signait des bouquins ou vendait des trucs je sais plus.

Je ne l’avais pas vu depuis longtemps, et on a passé un moment assez fameux, engoncés dans des fauteuils stylés entourés de livres comme si on était des stars de la critique littéraire, à parler de tout ce qu’on n’avait pas pu se dire depuis des années. On a pas mal parlé de la mort d’ailleurs. Étonnant.

Alors forcément j’avais pas l’air con, en route, avec mon aqueduc impromptu sur le râble. Pourtant je le sais bien que Jouy-aux-Arches ne s’appelle pas comme ça parce qu’il y a des archers ou des gros bateaux plein de bestiaux. Même mon grand-père l’avait photographié, cet aqueduc. Il m’était juste sorti de la tête. En scred, d’ailleurs, parce que vu la taille du machin, j’aurais dû m’en rendre compte.

Bon, tu vois, j’étais contrarié. J’allais juste à Metz bon sang. C’est tout! J’avais pas prévu de halte. Comme j’étais très énervé, et on le serait à moins, j’ai tenté de le mordre et tout pour le faire fuir, mais j’m’ai fait mal les dents, hein. Du coup, face à mon échec, je me suis arrêté histoire de tirer le meilleur parti de la situation pourtant effroyable (si j’en fais trop, faut me dire) et faire quelques photos. Hop. Feu de tout bois.

Quand soudain, il faut amener le minerai à Maxéville

Autour de Nancy, il y a les mines. De fer. Et beaucoup plus qu’on ne croit. Parce que toute l’attention a été captée par les grandes structures et les épopées du Pays-Haut, parce qu’autour de Nancy, ce furent beaucoup de petites mines, parce qu’elles ont fermé très tôt. Arbed à Maxéville en 1967 et la dernière, le Val de Fer, le 31 décembre 1968. Bien avant avaient fermé celles de la plupart des communes à l’ouest de Nancy, de Ludres à Chaligny, et au nord jusqu’à Dieulouard ou Custines. Plus à l’est, il y avait Lay-Saint-Christophe, Blanzey à Bouxières-aux-Chênes, et Amance.

La mine d’Amance a fermé en 1936. Raté pour les congés payés. Elle a toujours été modeste et a produit un minerai de qualité très moyenne. Mais la modestie n’empêche pas de mettre les moyens qui vont bien. Le «tacot de la mine», un train pour ainsi dire, circulant sur voie étroite, reliait la mine à la gare d’Eulmont-Agincourt, au Piroué, sur la commune de Dommartins-sous-Amance (parce que c’est mieux quand c’est pas simple). Là, on déversait dans des wagons sur voie classique, qui venaient acheminer les produits de la mine aux hauts-fourneaux de Maxéville. Le tout via le pont de chemin de fer au Moulin Noir, à Lay-Saint-Christophe, où se trouve aujourd’hui une passerelle bien connue des promeneurs et cyclistes qui s’aventurent au nord de Nancy. Alors d’accord, tu me diras, un pont pour traverser la Meurthe, cours d’eau mineur sans grande importance, admettons.

Mais pour traverser, au pied du petit mont d’Amance, cet obstacle titanesque, comment ont-ils fait? Mais si! L’obstacle titanesque, là… tu vois pas? Mais bon sang, le ruisseau des Étangs! Quand même! Voie d’eau structurante à l’échelle cosmique!

Blague à part, le ruisseau des Étangs, qui descend du plateau au nord, représentait un obstacle à franchir, en pied de colline, avec un dévers important. Un pont sur des piles en pierre de taille fut installé. Et, ce qui est chouette, c’est qu’aujourd’hui, quand tu te promène dans les jolies prairies qui longent le ruisseau des Étangs, en slalomant entre les meutes de tiques affamées, tu tombes sur les anciennes piles du pont. Elles sont plus visibles en hiver, mais la végétation en été leur donne un certain romantisme. Les voici donc, en quelques photos, y compris celles que l’activité humaine nécessaire a fait tomber.

Boire des coups près de la gare à Nancy

Je te cache pas, j’aime bien la campagne. Le calme. Les zoziaux et les pesticides. Mais je te cache pas, j’aime bien la ville aussi. Les gens, la culture, les particules fines. C’est pourtant peut-être un peu moins vrai depuis le confinement. El Confinamiento de la muerte, comme aiment à dramatiser les chaînes d’info en continu, qui avant, pendant et après le confinement restent sur la même ligne qui consiste à faire des gros cacas équivalents de la moindre info comme de la plus fondamentale. Si tu as besoin de repères, les chaînes d’info. Vraiment, leur absence totale de remise en question en font un truc fondamentalement immobile. Un repère quoi. Les chaînes d’info et les kébabs, quand même. Kébabs qui sont plus utiles à l’humanité que les chaînes d’info. Du coup. Bref. Depuis le confinement, comme j’habite à la cambrousse, le bruit des voitures, ces parasites qui méritent de brûler une belle nuit de Saint-Sylvestre pour n’être plus jamais produites, ça me fait un peu mal.

Moi comme point de repère en ville, j’ai:

— Oh, moi ce sera un picon bière s’il vous plaît.

— Demi ou pinte?

— Bah? Je suis venu boire un coup quand même.

— Ok, pinte. Avec ou sans citron?

— Tu viens vraiment de me proposer du citron dans mon picon bière? On n’est pas chez les ploucs, hein, c’est la capitale ici. Propose-moi encore une fois du citron et j’appelle les flics. Et je te démonte la gueule en attendant. En payant des mercenaires parce que je suis pas trop costaud. Non mais.

Il va de soi que ce dialogue est un peu exagéré. Mais j’ai la nostalgie comme l’impatience de ces moments dans le ventre ville, là où ça grouille, là où tout est foutu d’avance, donc c’est pas très grave si c’est moche, et sale voire si ça sent la pisse, c’est comme ça, c’est une ville. Là où le picon bière vient ourler d’une subtile distraction l’observation attentive des passants et des passantes.

Au barrage d’Aingeray

Tu vas pas me croire, sûrement parce que je ne suis pas crédible, mais si y’avait pas les barrages, je serais moins heureux. Peut-être que je dépérirais comme un animal sauvage dont on massacre le lieux de vie et de reproduction pour faire des barrages et… ah oui, merde, j’ai rien dit du coup

Mais tout de même, quand je suis un barrage du coin, Aingeray ou Villey-le-Sec, je suis tout à mon affaire fascinante. En particulier et bien sûr quand ça charrie de l’hectolitre comme Bernard Kouchner qui parle de son œuvre.

T’es là sur cette passerelle qui a l’air bien fluette, sur cet obstacle mobile que submerge l’eau de la rivière, et bon sang, ce grondement qui envahit tout, les embruns puants, car la Moselle pue, qui viennent cajoler ta peau, tu sens même les vibrations de la masse formidable qui viennent chatouiller tes pieds… un barrage, c’est plus fort que toi.

Et même si en vrai, on devrait juste pas construire au bord de l’eau, préserver le lit des rivières et aimer les prairies d’inondations. Quand tu vois à quoi ressemblait la Moselle, avec ses bancs de sable, ses irrégularités, son fond inégal et que tu compares avec le barreau standardisé que c’est devenu… disons qu’il est épatant que ce soit toujours aussi joli malgré tout!

Pour conclure, c’est le problème de la fascination, ça ne s’embarrasse pas vraiment de morale. Mort aux barrages, mais vive la fascination qu’ils exercent sur moi

Maxéville du fond

Maxéville est une commune super mal branlée. Y’a des bouts de partout qui dépassent, c’est n’importe quoi. le gars qui a fabriqué Maxéville, il était pas géomètre, moi j’te l’dis. Total tout le monde croit que la tour Panoramique elle est à Nancy, au Haut-du-Lièvre, le HDL pour les intimes. Et tout le monde se dit que le stade Darnys, et la prison, c’est à Nancy. Au Haut dul’ comme on dit encore. Alors que que nenni! (je vise manifestement pas le Goncourt). Tout ça, c’est sur un bout de Maxéville qui court du bord du Haut de Lesse (où c’qu’y a la tour Panoramique, officiellement tour des Aulnes) jusqu’à la zone Saint-Jacques I. De toute façon tout ce qui est sur le Plateau là-haut, HDL, CLB, Gentilly et tutti quanti, c’est un bordel pas possible pour savoir sur quelle commune tu es. Donc autant pas chercher, hein?

Bienvenue chez toi #1 / La vieille maison dans les Vosges

Les vieilles maisons. Je les aime tant, je ne saurais m’en cacher. Et je sais m’y cacher. Il y a quelques vieilles maisons que j’ai l’occasion de voir comme ça, au petit bonheur la chance. Chacune, indépendamment de ses habitants, est un genre d’obscur refuge. L’enfance est toute proche. En voisine. L’enfance et ces heures passées dans les vieilles maisons, à jouer, explorer, tomber, avoir un peu peur, avec des autres mômes, et surtout seul. Seul, dans une maison, dans une ville, dans un livre, c’est là qu’on découvre pour de vrai. Il y a des vertus au groupe. Il y en a d’autres à la solitude.

En Lorraine, souvent, dans les vieilles maisons, on a de la chance, parce que qu’il y a ces immenses charpentes sous lesquelles gisent ces incroyables espaces qui surplombent l’habitation en elle-même. Et puis tous ces recoins, partout. La grange, l’étable quand elle est conservée. Quand j’étais gamin j’avais déjà de ces vieilles maisons à parcourir, pendant le week-end, pendant les vacances. Ces vieilles maisons dont un quart est l’habitation, et tout le reste, un lieu de découvertes infinies, de bazar, de bordel, d’objets mystérieux, anciens, dangereux, poussiéreux. Le bonheur d’aller enfin d’aller visiter ce recoin, armé d’un courage nouveau insufflé par le visionnage de ton premier Indiana Jones, par la pensée de cette fille de ton école dont la vue te tord le ventre, par le simple besoin de savoir ou de te faire peur. Ce recoin où tu n’as jamais osé aller avant, parce qu’il est sale, parce qu’il y fait sombre, parce qu’il est envahi d’objets effrayants, parce qu’on te l’a interdit. Le tremblement de l’aventurier qui explore un tombeau maudit. Ce recoin impossible avec ses toiles d’araignées sans âge, croulant sous la poussière et les morceaux d’insectes morts, secs comme une pelouse calcaire dominant la vallée de la Meuse, à la fin août. Des générations d’araignées se sont ingéniées à te planter le décor. L’aventure au coin de la grange.

Mes vieilles maisons de môme, celles que je fréquentais, elles étaient à Sivry, près de Nancy, elles étaient à Uzemain, dans les Vosges. En Normandie aussi. Puis, adulte, j’ai fait connaissance avec celle de Xures, qui s’endort au bord du canal, celle de Bulainville, en Meuse, qui naquit des ravages de la guerre. La Meuse, tu sais, c’est fameux. En Meuse il y a aussi celle de Béthelainville, fort vieille et redevenue neuve, et cette autre de Béthelainville, bien plus récente mais devenue vieille. Celle de Rouvrois, d’où l’on entend de partout les peupliers bruisser langoureusement au bord du canal, comme on entend la mer de partout, sur l’île d’Houat au large de Lorient. Et puis la grange de Louppy-sur-Chée sous laquelle on se réfugie pour regarder le déluge tomber des entrailles de cet orage. Les deux de Vigneulles-lès-Hattonchâtel: dans la première on mange du sanglier jusqu’à l’endormissement de 15H. Dans la seconde on goûte les alcools dans les bombonnes en fatras pour retrouver cette fameuse mirabelle de la dernière fois, et souvent on n’arrive pas jusqu’à elle, parce que la sieste guette, une fois encore, vers 15H. Je me suis aventuré dans celle d’Hattonchâtel, même: étriquée, renfoncée, misérable vue de la rue, elle réserve ses vastes mystères et ses merveilles sans fin seulement pour qui y pénètre. En Moselle, je fréquente parfois celle de Château-Voué, avec son long et étroit couloir préservé, aux dalles usées, lisses, brillantes. Et de retour dans les Vosges, j’ai eu l’occasion de fureter celle de Fays, accompagné par la voix de stentor de son propriétaire tragiquement merveilleux. Celle de Fays, que l’on voit dans ce billet.

Si tu n’y prends pas garde, tu peux y passer des heures, pourquoi pas ta vie. Ça fait un peu peur, dans les zones non-habitées de ces vieilles maisons. Le temps ne passe plus, lui aussi est comme retenu, captif, grillant lentement derrière cette vitre douteuse qui filtre l’été, se cognant au carreau comme une abeille égarée, qui ne sortira plus d’ici, et qui sèchera, en se souvenant de son enfance. Il faut s’ébrouer, et tendre l’oreille, pour en sortir, pour ne pas s’y déposer comme la poussière épaisse que soulèvent tes maigres pas. Il faut tendre l’oreille pour entendre, étouffés, les rires de la bonne compagnie, là-bas dans la cuisine, dans la salle à manger, qui joue aux cartes, qui joue aux dés, qui pérore sur l’état du pays et refait le monde sans rien y connaître. Alors tu te souviens que tu es parti cinq minutes prendre l’air, car on n’aime jamais tant les gens que quand on revient d’un congé qu’on s’offre comme un rêve de sieste d’après-repas. Cinq minutes ou cinq heures, c’est ça le piège. On ne sait jamais dans le monde immobile des vieilles maisons, ce monde magique, magnifique et inquiétant que peuplent depuis ton enfance des oiseaux morts, des crottes de souris et des trésors sans limites. Il faut laisser ce monde bizarre, et replonger dans la douce tourmente de la bonne compagnie.

Vous en êtes où alors? Sarkozy? Ah m’en parle même pas, de Sarkozy, on va encore s’étriper. Mais non, j’te dis, ça n’a rien à voir avec les 35 heures, c’est pourtant pas compliqué à comprendre. Et en même temps tu veux qu’ils fassent quoi les Palestiniens? De toute façon la PAC c’est vraiment une sacrée entourloupe. Oui. Voilà. Pas plus haut que le verre, le Picon. Merci. Ouh. J’ai sommeil d’un coup.

Pendant ce temps, dans le monde parallèle de la vieille maison, qui sait ce qui se passe, ce qui se murmure, ce qui se trame ?

Être en bas d’Amance

C’est bien beau tout ça. Amance. Le village perché. On ne retient souvent d’Amance que cette colline, fort belle, et ce village en son sommet, presque provençal, et son faubourg qui dévale à l’est sans pour autant tomber dans la plaine car il a sa dignité. Mais il ne faut pas oublier que si Amance est cette belle chose perchée, Amance a aussi des pieds comme tout le monde. Son pied du nord est fort agréable. Longeant les douces ondulations où la colline prend pied (mon champ lexical est toujours assez limité avant 10H du mat’), la route qui va vers la Croix du Jard, à la sortie de Laître, ne s’arrête pas qu’au magasin en contrebas de la jolie ferme du Jard. 

Elle se prolonge, la route, caressant toujours les arpions de la colline. Tout ceci est fort bucolique, mais je te rappelle que nous sommes en Lorraine, il est de bon ton qu’une croix vienne rappeler la guerre et ses morts, qui sont par chez nous un genre de spécialité locale. Le Lieutenant-colonel Venot y a laissé la peau, là, dans ces champs, le long de cette jolie petite route. Lui, certes, mais aussi et surtout plein de gars, aux premières semaines de la guerre, en des contre-attaques incessantes contre les Allemands qui échouèrent finalement à prendre la colline et à s’ouvrir la route de Nancy.

Un coquelicot, par ailleurs seul ce jour-là, essaye de se la jouer bataille de la Somme; mais définitivement, les grands batailles de l’après 14 ont effacé les sanglantes semaines d’août et septembre, plus sanglantes à elles seules que le reste de la guerre. N’est pas anglais qui veut.

Mais dis-moi, hein, on va vraiment parler de guerre toute la journée? La réponse est non, parce que la route se poursuit, coupée parfois de chemins qui tournent le dos à la colline, pour s’épancher vers des bosquets d’arbres ou des haies qui ont survécu dieu sait comment aux ravages de l’agriculture industrielle. Plus on avance sur la route, plus on voit apparaître sur la gauche le domaine rural de Fleurfontaine, et en face mais sur le coté droit, et cette indication montre bien que je n’ai pas tout retenu de mes courtes heures en géographie à l’Université, se tient la ferme de la Fourasse. Détruite en 1914 (ah merde, j’ai rechuté), reconstruite et devenue aujourd’hui refuge de la SPA. Bientôt, un carrefour. A gauche, Fleurfontaine et la remontée sans aménité (mais avec du charme pourtant) vers Amance via son Faubourg. A droite la Fourasse, où s’arrête la route. Elle est prolongée par des chemins carrossables qui pénètrent le couvert de la forêt d’Amance, beau massif qui se prolonge jusque Champenoux et Brin-sur-Seille. Au dernier moment, petit coup d’œil enfin aux pentes de la colline d’Amance, histoire de pas jouer non plus au snob de la plaine!