Un Dimanche en Lorraine

Balades à Nancy et en Lorraine, photos subjectives et humeurs arbitraires

Conversation murale à Nancy…

Finalement, le cul, c’est encore le plus sain et le moins prise de tête, hein. Même si certaines rectifications précédentes, en terme de couleur, restent de bon aloi.

 

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Un matin glacial à Vayringe (Nancy)

Y’a d’ces matins comme ça où tu es nécessairement amoureux de ton quartier. Et que quand tu pars bosser, tu vois que d’autres sont descendus avant toi sur le canal gelé pour marquer dans la neige ce qu’ils avaient à dire. Peut-être que ça parlait de Nancy, la Nancy, tu sais, la fille qui doit habiter par là. Peut-être que ça parlait de Nancy, tu sais, la ville en Allemagne ou je sais plus où. En tous cas dans l’Est de la France. Moi je prends l’option 2.

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Le Jéricho avant

Ah, tu t’en souviens déjà plus, d’eux? Ça fait que quelques mois qu’ils se sont retrouvés parterre, pourtant. Il reste quelques gravats d’ailleurs. J’en ai gardé un. Là, le long de la VEBE, au quartier Jéricho, ils avaient leur petite allure. Même s’ils devenaient vétustes, et que sur la fin on y réparait plus grand chose vu qu’on savait que c’était la fin. Les derniers locataires qui ont quitté les immeubles avant fermeture; je me demande bien quelle ambiance ça doit être. Fin de règne pour Champlain et Cartier, avant qu’on pose les explosifs les réduisant en cailloux en quelques secondes. L’hiver dernier, fermés, ils se dressaient encore, bon an mal an, au bord de la Meurthe, à Saint-Max…

Côté Malzéville, il reste leurs homologues bleus, qui sont bien partis pour durer.

 

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Démontage à la cité U de Boudonville (Nancy)

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Bonus: sur la Meurthe à Nancy

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Mazirot Canyon

Quand tu pars de Nancy pour aller à Mazirot, du côté de Mirecourt, dès que tu quittes la voie rapide, t’as le sentiment d’entrer au Far-West lorrain. Vosgien. Donc. Tu y vas avec plaisir.

Et c’est la fin de l’ambiance fin d’hiver. Même si je ne serais pas contre une offensive finale de ce dernier d’ici fin février…

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12 images de l’atelier de Claude Henri Schmitt

Il y a de ces gens comme ça qui te marquent. Dont la simplicité, renforcée par l’âge, impose un respect peut-être pas complètement désiré par lui, mais toujours souriant, parce que celui qui le provoque semble vouloir en être inconscient, et n’en est peut-être pas responsable. Voilà comment le peintre de Mazirot, près de Mirecourt, Claude Henri Schmitt, m’est apparu. Un petit homme discret et vif, qui regarde les oiseaux sur la terrasse et s’enchante de l’arrivée du gang des chardonnerets.

Il y a forcément une toile de Claude Schmitt que tu aimerais, tant sa production est pléthorique. Quand tu dois en faire des photos, il te laisse dans son atelier, et puis c’est toi aussi qui vois quelles toiles tu as envie de photographier. Tu fais comme chez toi. Tu te sers. Et on va faire les choses lentement, mais sûrement. Et il n’exigera rien, parce que, dit-il, lui, il fait de la peinture, pas des photos, alors les photos, c’est toi qui voit. Bon.

Alors tu es là, dans cet atelier sous le toit, un espace sobre et paisible, d’un calme absolu. Il fait un peu frais. C’est la saison qui veut ça. C’est pas comme si c’était nous qui décidions. De chaque côté de la pièce, des toiles stockées là, à n’en plus finir.

Sans compter celles du pallier voisin, et puis celles qui sont chez le luthier à Mirecourt. Il y en a partout. Et toi, tu évolues au milieu de ça, et malgré le respect tranquille que t’inspire le bonhomme, tu n’es pas intimidé. Tu peux bouger dans tout ça, évoluer sans crainte. Rien n’est sacré. Car tout est vivant. Et le sacré, c’est la mort, l’immuable et l’immobile.

Moi, je te dis que je t’en reparlerai de Claude Henri Schmitt. Parce que j’ai bien envie d’y refaire un tour, et que même faudra bien, parce que y’a du pain sur la planche à photographier tout ça. Mais aussi qu’on y est joliment accueilli, et qu’on a envie d’y retourner, et puis aussi d’aller chez les camarades luthiers faire quelques autres images d’un autre art non négligeable, et aussi rester contemplatif devant les chardonnerets.

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Meet the Hero II

Mon copain rouquin du jardin de derrière, on se cause tous les jours. C’est pas mon seul copain rue Vayringe, mais il n’est pas des moindres…

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L’hiver des maraîchers de la rue Vayringe (Nancy)

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Mirecourt, chez le luthier…

Un bel endroit qui sent bon le bois, et où on se sent doucement en sécurité. Merci m’sieur l’luthier!

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