Un Dimanche en Lorraine

Balades à Nancy et en Lorraine, photos subjectives et humeurs arbitraires

De la VEBE à Dommartemont

Moi pour rentrer chez moi, quand j’ai le temps d’éviter les grandes routes, je préfère. Ainsi, quand je suis du bon côté de Nancy, si l’on peut dire, j’aime emprunter la VEBE, faire la grimpette de Malzéville, et déboucher à Dommartemont pour redescendre de l’autre côté du «col» Sainte-Geneviève vers ma vallée, par cette petite route secrète, ce raccourci charmant que protège le plateau, et qu’en fait, tout le monde connaît très bien, arrête de faire ton malin. Alors, une photo avant de retrouver la voiture, et une autre à Dommartemont, qui fait un peu plus sinistre sur cette photo que ne laisse entendre le revenu médian des habitants de la commune. Quoique, on peut aussi y voir un lien, si l’on est un peu mesquin.

(Dommartemontaises, Dommartemontais, oui, vous voilà victimes d’un honteux préjugé et d’une généralisation abusive. Oui oui oui. Ah bah pour une fois que ça tombe pas sur Vandœuvre, ça change un peu)

On notera avec intérêt qu’il y a plus de neige à Dommartemont qu’à Nancy, à cause de l’altitude. La grande découverte du jour, quoi.

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Les empreintes des hommes des bois (1914-1918)

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La place Stanislas et la neige qui tiendra pas

Tu as beau le savoir, que la neige elle ne va pas tenir, tu as beau avoir l’air con, si elle tient, pour rentrer dans ta campagne, tu as beau savoir que si ça tient, ça fera vite de la boue infecte dans la ville, que des gens vont glisser et se péter le bassin en huit, que des gens vont avoir froid dehors ce soir, qu’il va falloir pelleter devant chez toi ce soir, et aussi devant chez les petits vieux d’à côté vu qu’ils sont vieux, tu as beau être plus proche des quarante piges que des trente, tu as beau être supposé professer le cynisme, être revenu de tout, ne plus croire en rien, et ne plus t’émerveiller de rien, en bon pragmatique, responsable, réaliste, raisonnable et sans imagination…

… mais y’a pas, quand la neige se met à tomber à gros flocons serrés sur la ville, tu abandonnes séance tenante l’activité en cours et les gens avec qui tu te trouves pour aller faire des petits bonds devant la fenêtre, et pousser des petits cris stupides depuis le balcon. C’est automatique. Pavlovien.

Pourvu qu’ça dure.

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Sur le fort de Vaux (photos de 1997)

« Enfiévrés, les hommes ne demandaient qu’à boire et ne pouvaient goûter aux aliments. L’air était empoisonné par la fumée des gaz, de la poudre et de la poussière; la couche était telle que les lampes s’éteignaient et que les lampes électriques n’arrivaient pas à percer sa profondeur de plus de 50 centimètres. Les hommes étaient si faibles qu’à chaque instant plusieurs tombaient en syncope. Les blessés, assez nombreux, ne pouvaient être soignés, faute de médicaments. »

Extrait du récit des combats du siège du fort de Vaux (juin 1916) par le sergent Mathieu, in Jacques-Henri Lefebvre, Verdun.

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La Pépinière crépusculaire

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La colonie minière Weyland-Yutani du boulevard Charles V à Nancy

J’aime bien les bases spatiales de Nancy. J’ai déjà parlé de la CRAM rue de Metz, et du bâtiment de neuro-chirurgie de l’hôpital central avec son inévitable plate-forme pour hélicoptère. Il ne faut pas oublier ce modeste bâtiment boulevard Charles V, entre le cours Léopold et le Faubourg des III Maisons. Lui, il est moins blanc, moins brillant, il fait moins base des gentils, mais il ne fait pas méchant non plus. Il fait neutre, gris, mat, bref, il fait colonie minière sur une planète oubliée, quoi.

Dans la vraie vie, on le doit à Jean-Luc André, André Faye et Claude Prouvé, d’après les infos que j’ai glanées, et a été construit en 1980. C’était le siège local de Pernod (comme quoi y’a pas que du mauvais dans la vraie vie).

Tiens, en parlant trucs de la vraie vie, contraintes économiques et gestion des ressources humaines… quand dans Star Wars, entre autres, on voit des bases spatiales géantes totalement immaculées… putain, mais pour 100 personnels militaires tu dois avoir au moins 300 personnes qui font le ménage en 3/8, c’est pas possible autrement. Et ils sont où, ils sont où? Ah, comme d’habitude, on les voit jamais. T’imagine te taper le ménage de l’Étoile Noire? Non mais sans déconner? Et même pas une petite reconnaissance à l’écran. Je sais pas si c’est la vraie vie qui contamine le fantastique et la science-fiction ou l’inverse, mais c’est toujours les mêmes qui trinquent. Sur ces mots, ma bonne dame, je m’en vais vérifier si la baguette a pas encore pris quelques centimes, vu qu’il y a de l’augmentation de la recrudescence du déficit de la marge des taxes qui pèsent sur la conjoncture. C’est la télé qui l’a dit.

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Matin d’hiver sur la route Nancy-Dieuze

En été ça ne marche pas comme ça. Tu as plein d’autres impressions absolument géniales, mais tu n’es jamais seul. Ceci dit, en hiver non plus. C’est une illusion, mais elle est crédible. Les champs gelés, quelques restes d’une fine neige, rien ne bouge. La solitude heureuse est assez prenante. Le foisonnement des beaux jours est loin, maintenant, c’est le moment de rester figé. Ah! Figé! Par le froid, oui! Allez, je remonte en voiture et je reprends la route vers Dieuze!

N.B.: On notera sur ces images un bloc de béton dans un bosquet d’arbres et de ronces au milieu d’un champs. Il s’agit d’un des nombreux blocs construits par les Allemands à l’occasion de la Première Sauterie Mondiale pour leur défense en profondeur, en cas de rupture du front.

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Le PC 118

PC 118, champ de bataille de Verdun: caserne bétonnée pour une demie compagnie, éprouvée lors des combats de juin-juillet 1916. Même si on y installa dans la précipitation de l’armement défensif, qu’on y fit rentrer des compagnies complètes et qu’on l’utilisa également, au besoin, comme poste de secours…

Cette photo de qualité discutable, datant de 1996, quatre-vingts ans plus tard, je vous la montre. D’abord parce que sinon y’aurait que des photos de neige ces jours-ci si j’allais pas un peu fouiller dans les archives, et puis aussi parce que je me souviens que ça avait été une des mes premières rencontres marquantes en vrai avec les effets d’un bombardement. Ça m’avait saisi. Saisissement qui ne m’a plus quitté depuis.

Et puis, habiter en Lorraine, l’air de rien, ça te colle sous les yeux plus souvent qu’à l’accoutumée ce genre de ruines, qui ici, sont rien moins qu’habituelles.

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Sur le chemin du prieuré de Blanzey (Bouxières-aux-Chênes)

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La hauteur à Nancy

Ces derniers jours, j’ai plein de pensées pour Romain Rolland, et j’ai envie de prendre de la hauteur. Alors je ressors quelques photos de Nancy, datant de 2011, où on peut s’amuser à reconnaître plein de lieux familiers.

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