Un Dimanche en Lorraine

Balades à Nancy et en Lorraine, photos subjectives et humeurs arbitraires

On remballe chez Alsthom

Nancy, rue Oberlin, c’était le P’tit Baz’Art, le marché d’artistes machin. Tu veux que je te dise mon moment préféré? C’est quand on remballe. Quand ça ressemble à l’évacuation d’un entrepôt d’après l’apocalypse, les zombies, les dragons, les aliens ou les Américains, et tout ça. J’ai un truc avec les fins urgentes. Les fins nocturnes et fébriles. Humides. C’est toujours un peu mieux. Ranger le contenu d’une grosse usine, ici ex-Alsthom, de jour par beau temps avec une petite brise sympathique, ce serait ridicule. Chacun ramène ses beaux décors, ses cartons, ses affiches, ses photos, de plus ou moins bon goût, dans sa voiture. En vrac. La magie est tombée, reste l’urgence. Les gars de la sécurité font des bruits dans leurs talkie-walkie. On fuit. On se disperse. La Menace ne doit plus être très loin. Il faut se dépêcher, on est parmi les derniers!

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On se retrouve vendredi?

Petite interruption, hein, vous m’en voudrez pas?

Un accouchement félin à filmer en banlieue de Lille, et je suis de retour!

 

Bonne semaine!

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Message à caractère informatif

Dis donc. Je publie pas trop ces derniers jours parce que y’a pas trop le temps. Sans compter que ce week-end, y’a le P’tit Baz’Art, cet événement capitale. Quoique j’en pense, hein, je crache pas dans la soupe, parce que je suis pas comme ça, oh non. Surtout que je te convie à venir m’y retrouver, pour discuter de choses et d’autres autour d’un genre de café de thermos, peut-être même qu’on aura mieux, et aussi préparer tes cadeaux de… de… tiens, oui, il n’y a pas une fête ou quelque chose ce mois-ci? Bref, si tu veux (te) faire un cadeau sous forme de photo, je suis ton homme (proposition ne comprenant pas de contact charnel, quoique ça dépend, si tu as des airs de Alanna Masterson ou de George Clooney, ça se discute, moi aussi je peux faire le midinet people si je veux).

Comment me retrouver? (ainsi que mon compère Sylvain qui épaulera mon génie discutable avec sa virtuosité polémique et vice et versa)

D’abord en venant à la bonne heure et au bon endroit:

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Ensuite en apprenant par cœur ce petit plan très chouette, sur lequel est signalé un itinéraire conseillé dont le niveau esthétique est carrément proportionnel à mes talents de graphiste:

 

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Enfin, en te disant que c’est juste à côté de la caisse centrale et que si tu veux m’acheter des tas de choses, t’auras pas loin à aller. Hé, gros, c’est un putain d’argument de vente, l’air de rien.

Pour finir de te convaincre, je te signale que tu pourras aussi aller voir les stands ou les animations de gens bien, que je les connaisse personnellement ou non: Galingale, Lucile Nabonnand et M. Percolation (sur le stand des «Trois Huit»), La Nef des Fous, ou encore le père Coqalane. Note ces noms, et va leur rendre aussi visite.

(t’as vu ces couleurs? ça c’est la créativité tu vois. C’est la drogue le talent. C’est des licornes la douce brise qui te mène à moi, à mon stand, à mes photos. Tu la sens, la douce brise? Alors à demain, et/ou à dimanche!)

Blague à part, bah ça fera surtout plaisir de te (re)voir/rencontrer, ô lectrice, ô lecteur!

 

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La carcasse (forêt de Brin)

Ça va faire presque dix jours que j’ai pas été en forêt: je commence à angoisser!

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Tu la sens, la neige? (qui vient pas…)

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Tout cassé (novembre 2013)

Bon, ça va bien cinq minutes hein, les petits arbres gentils, les champignons délicats et la brume vibrante d’humidité qui nimbe les plaines purpurines, colorées par un soleil oblique qui transperce l’aurore et… hein, voilà, c’est ce que je dis, ça va bien cinq minutes.

Alors que tout près, y’a la ville, y’a Nancy, et que en haut de Nancy, y’a la cité scolaire Saint-Joseph qui n’en finit pas de crever, les responsabilités qui n’en finissent pas de rebondir contre les questions vulgaires de gros sous.

La cité scolaire Saint-Joseph. Moins purpurine que les plaines, moins gentille que les arbres, moins délicate que les champignons, pas spécialement bucolique à l’aurore, même transpercée par un soleil oblique, la brume lui va cependant assez bien. Beaucoup plus sale, cradingue, dangereuse, puante (depuis les incendies), effrayante, dépaysante, absurde et délabrée, il ne faudrait pas croire, cependant, que ce ne sont pas des qualités.

On a quand même le droit d’aimer en même temps la ville crasse, oppressante et bétonnée et les sous-bois, les étangs et la brume vibrante d’humidité qui nimbe les plaines purpurines, non?

Bordel!

Merde alors!

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Encore plein d’automne, d’Amance à Bouxières, de Dommartin à Laître

Des photos prises sur ces quinze derniers jours, qui ont apporté un concentré d’automne souvent sidérant.

 

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Vue prise depuis Amance, terrasse de l’église, vers le sud. Brillante d’humidité, la route de Laître-sous-Amance à Laneuvelotte

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Sous Fleurfontaine (Amance)

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Le Pain de Sucre un soir étrange, pris depuis la sortie de Laître-sous-Amance, avec au pied les silhouettes de quelques maisons de Dommartin-sous-Amance

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Le plateau au-dessus d’Écuelle (écart de Bouxières-aux-Chênes)

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Le plateau au-dessus d’Écuelle (écart de Bouxières-aux-Chênes)

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Sous Fleurfontaine (Amance)

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Vue depuis Amance vers Bouxières-aux-Chênes

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Sous Fleurfontaine (Amance)

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Sur la route du Jard à la Fourasse (Laître-sous-Amance et Amance)

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Sous Fleurfontaine (Amance)

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Chemin entre Brin-sur-Seille et l’étang, dans la forêt, là-bas

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Sous Fleurfontaine (Amance)

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Chalet Gaston à l’étang de Brin

 

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Cohabitations…

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Au fond de la forêt de Brin

J’te baratinais hier avec mon Décembre, mais c’est vrai aussi que l’automne avancé et l’hiver sont les deux saisons qui me donnent le plus l’envie d’aller baguenauder dès que j’ai un moment de libre (et très ponctuellement j’en ai pas mal). En ce moment je suis très forêt. Et très forêt de Brin, qui plus est.

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L’arrière-saison du fond sous le plateau d’Amance

C’est Décembre. Mon mois camarade (les psychologues pourront m’envoyer leurs commentaires en privé). C’est mon mois à moi, celui que j’aime bien, qui me protège. Y’en a ils ont leur pierre, leur couleur, leur étoile, moi j’ai mon mois. Oh bah les fêtes ça me botte pas trop, hein, c’est pas mon truc, c’est bien trop compliqué. Non, j’aime décembre indépendamment des fêtes de fin d’année, du moins à titre personnel. Parce que dans le symbole, elles jouent un rôle. Parce Décembre que je l’imagine doux, feutré, vivifiant, il est comme une année, comme une vie, il commence dans l’impatience, celle du froid, de la neige, il pique un peu quand on sort dehors tôt le matin, et il vieillit, la Saint-Nicolas passe avec l’enfance, il va vers Noël, bien plus tristement adulte et individualiste qu’on le dit, lentement, lentement, et cette petite rémission des jours après la fête, et puis c’est une petite mort que ces ultimes jours de l’année, et puis ça renaît en janvier, dans l’adversité, le froid sale et dur, mais petit à petit, petit à petit… mais ce n’est plus Décembre; ensuite, c’est une autre histoire, qui recommence.

En même temps je vois pas pourquoi je vous emmerde avec ça, parce mes photos datent de novembre, il y a une bonne dizaine de jours.

Alors hein, tais-toi, moi(s).

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Un matin au bord d’Amance

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