Un Dimanche en Lorraine

Balades à Nancy et en Lorraine, photos subjectives et humeurs arbitraires

Inventaire exhaustif des chats lorrains/ «Le taugnard de Blanzey» #19

_DSC5837

Add a comment

Maxéville, du fond du sac

J’étais (en retard) à Maxéville, pour dire salut à Daniel Jacob, un dernier salut, avec ce regret de n’avoir jamais pris le temps de répondre à son invitation de passer un après-midi chez lui à discuter sous un arbre; pourtant, qui que soit ton hôte, même si tu es en désaccord avec lui, et dieu sait si c’était le cas sur un certain nombre de choses, s’il t’invite à palabrer pour le plaisir de palabrer, sous un arbre, tu fais une erreur de ne pas être présent. On se dit toujours qu’on a le temps. Et oui, on l’a. Mais on n’a qu’une vie, aussi. Il faut trouver un équilibre entre ces deux postulats a priori contradictoires.

Et puis, Maxéville tu sais, je ne manque pas d’affection pour cette commune, et j’y connais des gens très chouettes.

Ça donne envie d’aller y traîner un peu ces prochains jours, tiens.

En attendant, quelques photos un peu mitigées de Maxéville en 2012, sorties du fond du sac.

DSC_2817 DSC_2818 DSC_2819 DSC_2827

2 comments

Le problème des gangs

Hein? Chicago-en-Woëvre, que c’est, Rouvres-en-Woëvre. Et surtout le moulin, alors là, hein. Le repaire d’une mafia de la pire espèce(s), qui met le secteur en coupe réglée. J’ai eu le courage d’aller enquêter dans ce milieu criminel qui terrorise la Meuse, d’en revenir et de vous montrer la réalité crue, celle de ces bandes, de ces familles, qui, ici, font la loi.

[ Comme ça en passant, vite fait, j'apprends la mort de Daniel Jacob, à Maxéville, qui tenait "le blog de Max Dany". C'est triste: un personnage étonnant que j'ai rencontré plusieurs fois, bavard et convaincu, il m'a parfois fallu l'interrompre lors de discussions fiévreuses, et à d'autres moments, on s'est retrouvé en désaccord, d'ailleurs, pour tout dire. Mais tu sais, y'avait un respect mutuel qui faisait du bien, et puis, c'était quand même dur de ne pas le trouver sympathique, ce garçon là. Qu'un discret hommage lui soit rendu ici par ces quelques lignes. ]

DSC_6703

Rif Raf et sa bande…

DSC_6716

Street Urchins

DSC_6705

DSC_6707

DSC_6710

DSC_6719

Lui, y’a quelques semaines, c’était qu’un chaton, un boudin ridicule qui ressemblait à une taupe atrophiée, et qui avait une furieuse envie de me bouffer de la tête aux pieds, en commençant par les doigts. Je serais toi, je ne me fierais pas à sa bonne gueule.

DSC_6730

«Pour survivre à une guerre, il faut devenir la guerre» (John James H. Rambo, philosophe de la seconde moitié du XXème siècle)


pour survivre a une guerre il faut devenir la… par littlelover03

Add a comment

Rentre dans la boutique, tu vas prendre froid.

Oh bah tiens, je mets en ligne un site professionnel, dis-donc.

Ça fait un an que je dois le faire. Mais j’étais occupé à faire des photos et à avoir pas le temps (pas l’envie? Allons donc…)

J’suis super content du machin, hein, mais comme je suis un peu réservé comme garçon, ça me fait bizarre, j’ai l’impression de me foutre à poil. En plus, je déteste vendre des trucs, mais d’un autre côté, j’aime quand même gagner de l’argent pour m’acheter de la bière et du lard, et aussi payer mes factures.

Du coup, on va pas se mentir, c’est quand même un outil dans cette idée. J’ai essayé de rester très sobre, parce que les démarches clinquantes, même dans le ton du jour, c’est pas forcément trop mon truc. Et que c’est déjà un gros effort pour moi que d’appeler une rubrique «prestations». Tu vois le niveau. Jusque là c’était chouette d’en délivrer en n’utilisant ce mot que dans le secret complice, doux et moite des devis et des factures.

Sinon, y’a aussi une rubrique «actualité» qui sera un petit blog pour vous tenir au courant des choses que je fais. Ah, et puis les galeries qui montrent mon travail et servent à appâter le chaland (c’est toi, ça), mais qui me permettent aussi d’organiser les clichés. Et puis des tas d’autres bidules, comme une bio, un genre de de CV en expo et publications etc… bref, un outil qui me va bien. J’ai fait le truc tout seul, hein, et concevoir des sites, c’est extrêmement pas du tout mon métier. Y’a encore quelques trucs bancales, y’a encore beaucoup de matériau à apporter, quelques mentions légales manquantes (ah, le SIRET, mon ami le SIRET) et une ou deux rubriques supplémentaires feront sûrement leur apparition, comme une boutique et des liens chiadés vers chez les copains parce que sans les copains, hein, rien ne vaut la peine d’être vécu.

Autant à terme ce site risque de modifier ma pratique vis-à-vis de Chouette c’est le week-end et Tribute To the Old School, et de faire disparaître En Attendant Mieux, autant Un Dimanche en Lorraine, c’est ma cour de récré, ma cabane au fond des bois, ma grotte de sûreté, mon édredon, mon doudou, mon petit truc à moi, et je n’y toucherai pas.

Je ne saurai pas quoi vous dire de plus, à part «rentre dans la boutique, tu vas prendre froid».

LE LIEN DU SITE PROFESSIONNEL QUI RUTILE AU FIRMAMENT:

www.daduphoto.fr

 

Et maintenant, un peu de musique pour se remettre. Voulez-vous?

 

 

3 comments

Le pestacle à Rouvres-en-Woëvre

La Meuse. Près d’Étain. Rouvres-en-Woëvre. Le 24 août 1914, ça se passe très mal, comme à d’autres endroits dans ces mêmes journées, à Nomeny ou à Gerbévillers, par exemple.

Que s’est-il passé vraiment? Fatigue extrême, chaleur accablante, inexpérience, terreur irraisonnée des francs-tireurs, mouvement de panique, effet de groupe? Acte inconsidéré d’un habitant irresponsable? Tout ceci reste flou.

Toujours est-il que ce jour, environ soixante habitants du village sont massacrés par les troupes allemandes qui croient, à tort ou à raison, avoir été visées depuis une lucarne. Le village est pillé, incendié. Les témoignages sont accablants. Même si ils éludent totalement les viols très probables. Les témoignages sont accablants, accablants et pudiques.

C’est la longue litanie, partout dans le monde, des massacres en marge des combats, c’est Dinant, c’est Mỹ Lai, c’est Berlin, c’est Philippeville, c’est Srebrenica… ce sont des dizaines de milliers de civils torturés, blessés, tués, traumatisés, violés, pillés à travers l’histoire humaine. Et on ne peut pas dire que ça s’arrange ces jours-ci.

J’ai lu très dernièrement «Une femme à Berlin – Journal 20 avril – 22 juin 1945», tiens. Une sacrée lecture.

C’est avec tout ça en tête que j’étais à Rouvres-en-Woëvre devant cette impressionnante évocation de la journée du 24 août 1914.

Y’a toujours deux trois trucs qui me font grincer des dents dans ces spectacles, tant dans la symbolique nationaliste que dans les bons sentiments-caution-morale sur la paix dans le monde. Mais ça c’est juste moi. Tout seul. Ça ne change rien à la qualité du spectacle. Ceci dit, l’écriture était tout de même très équilibrée, juste, et historiquement rigoureuse. Tu rigoles, mais c’est pas si fréquent. Et puis artistiquement, de même, une mise en place efficace, profusion de figurants et de costumes, relativement modestes donc plutôt crédibles. Une évocation qui était même parfaitement émouvante à certains moments (ce faisant, on sort donc de l’objectivité, mais c’est un spectacle, pas un colloque, hein, ça s’tient plutôt). Et le récit raconté par Benoît Allemane, avec sa jolie voix dense. Mais si, tu sais qui c’est. Il double Morgan Freeman, par exemple.

Bref, une bonne soirée, avec les copains du Moulin de Rouvres en prime et avant tout, parce que, avec les copains, même un concert de Sylvie Vartan ou de Pharrell Williams, pour aller au fond du panier, ça serait un bon moment.

Sinon, oui. Bien sûr, j’ai pris des photos. Pas folichonnes du tout. A ma décharge, c’était vachement la nuit, j’étais vachement pas venu pour ça, j’étais vachement serré contre des gens dans les gradins et zut. Tu verras celles en noir et blanc et une en couleur, c’est sûrement les pires. Et de loin. C’est des floues à mort, et c’est pas vraiment fait exprès. Je peux même pas te blouser en te racontant que c’est une démarche artistique. Elles sont techniquement ratées, et c’est tout. Alors quoi? Alors je les aime bien. Elles ont un côté volé, et un peu surréaliste. Et comme ici c’est moi l’chef et que je fais un peu ce que je veux, je les fous et voilà. Si demain je me lance dans l’art capitaliste et que je photographie des séries de bouchons de bouteilles en plastique en hurlant à tue-tête aux riches branchés que c’est de l’art (très cher), tu obéis et tu t’esbaudis sur mes jolies photos de bouchons de bouteilles en plastique que je publierai sans vergogne ici sous le titre «réflexion[s] [n]hâtives sur le post-modernisme en polymères  systématiques @ réflexion #56 opus de lit».

Bordel.

Bon, pour le moment, on va s’en tenir à la longue série des photos-ratées-que-j’aime-bien du spectacle de Rouvres-en-Woëvre hier soir, hein.

Si tu savais pas, c’est encore ce soir. Mais c’est déjà complet. C’est moche pour toi, hein?

DSC_6734

DSC_6742

DSC_6743

DSC_6745

DSC_6746

DSC_6747

DSC_6749

DSC_6750

DSC_6751

DSC_6752

DSC_6757

DSC_6758

DSC_6748

DSC_6756

DSC_6761

DSC_6765

DSC_6766

DSC_6774

DSC_6778

DSC_6782

DSC_6783

DSC_6786

DSC_6790

DSC_6791

1 comment

Un tissage lorrain

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

3 comments

Nancy – gare Saint-Léon

Vous noterez, bonnes gens, que les «interventions» sont interdites dans le parking souterrain, pour reprendre les termes de l’agent de sécurité, fort sympathique au demeurant, qui nous le signifia. Parce que ça appartient au Grand Nancy, et que le Grand Nancy il aime pas trop ça qu’on fasse des photos des interventions dans ses parkings. Pourquoi?

Pourquoi… euh… ils cachent un accès à une base secrète des reptiliens de la terre creuse qui dirigent le monde pour le compte des franc-maçons?

J’ai bon? Non?

Bon, alors je vois pas.

DSC_6633

DSC_6634

DSC_6635

DSC_6636

6 comments

Le coucou du canal (Nancy)

Nancy la Bergamote

Add a comment

Nancy, les drôles de coins autour de la gare

Ce sont des coins assez sales, assez louches, un peu inquiétants, qu’on découvre ado en revenant un peu joyeux de chez des copains avec d’autres copains, et qu’on se dit, la ville étant avant tout destinée à être un terrain de jeu géant, tiens, allons voir de quoi il retourne et d’abord c’est quoi cet escalier bizarre qu’on n’emprunte jamais? Et cette arrière-cour, elle donne où? Pourquoi on n’y va pas? Et cette porte fermée, elle s’escalade, non? C’est comme ce mur?

Voilà. La même chose en plein jour des paquets d’années plus tard, dans les mêmes coins. Sans escalade, rassurez-vous. Mais avec un des copains de l’époque quand même.

DSC_6648

DSC_6647

DSC_6645

DSC_6644

DSC_6642

DSC_6641

DSC_6639

DSC_6638

DSC_6587

2 comments

Nancy gare, le chantier virulent

DSC_6637 DSC_6649 DSC_6650

5 comments