Un Dimanche en Lorraine

Balades à Nancy et en Lorraine, photos subjectives et humeurs arbitraires

A la poursuite des rues de Nancy

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La rue Sigisbert Adam, pas évidente à prendre sans faire apparaître la rampe de la Voie Express Banlieue Est, sur laquelle je me tiens pourtant.

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La rue Eugène Vallin, assez typique de ces rues nancéiennes résidentielles du XIXème siècle avec un caractère assez frontal et des immeubles peu ou prou conçus sur le même modèle, mélangeant à l’origine selon les étages petite bourgeoisie et classes plus populaires.

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La rue du Maréchal Oudinot, à la limite de Vandœuvre, et ses beaux immeubles colorés des années 20 et 30, aux motifs variés.

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Une éclipse au Plateau de Malzéville

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Cette drôle de lumière sur Nancy pendant l’éclipse, laquelle provoqua le confinement des enfants dans des abris antinucléaires afin qu’ils se brulent pas la rétine et ne finissent pas en prison pour avoir provoqué une grande peine à leurs parents face à cette mutilation affreuse, causée par le simple fait d’y penser, si, si, les éclipses c’est comme la masturbation, c’est le MAL. Les pouvoirs publics ont bien fait de protéger notre belle jeunesse vaillante de ce grand péril. Pffff.

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Sinon y’avait plein de solutions alternatives, ludiques, entre sciences et travaux manuels, pour observer l’éclipse en plein air sans risquer de se faire mal aux yeux, ce truc qui arrive une fois ou deux dans ta vie, et qui est un moment assez incroyable.

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Un petit coup de déclencheur direct au jugé dans sa tronche, au soleil, avec ma lentille qui a du adorer ça, j’ai pas pu me retenir. Bon, éclipse partielle, donc on ne voit rien. Les mecs sérieux ont fait toute une installation pour de superbes résultats, mais je suis le genre de bougre qui va juste faire le guignol sans filtre à main levée en regardant ailleurs. On ne se refait pas. Remarque ça fait un joli soleil. Mais aussi, ça rend rien.

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Alors ouais quand même, on la sent baisser la lumière, c’est assez subtil, tout devient plus brumeux, laiteux, y’a comme une opacité fouineuse qui rampe dans l’air, sans jamais se laisser saisir. Et puis surtout, pendant deux ou trois minutes, il se met à faire vachement plus froid.

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Un merci donc aux gens avec qui je me trouvais, pour d’autres raisons initialement, c’était très improvisé tout ça, et c’est comme ça que c’est bien.

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Pis bon, bah voilà, c’est terminé, faut redescendre du plateau, hein, remballer le sténopé, ce superbe objet parfait, qu’on fabrique avec trois fois rien et qui ne tombe pas en panne. Parce que c’est bien beau que les planètes ça bouge, les lunes, ça swingue et le soleil ça crame, les trucs cosmiques tout ça, hein, ho. Nous on a encore une journée devant nous à tirer, et c’est super important, en tant qu’espèce la plus nombriliste du monde connu…

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Détour par Avioth

On ne s’en lasse pas, de cette région de Montmédy, de ce nord-meusien aux reliefs doux. Avioth, c’est aujourd’hui un tout petit village, et sa grosse église richement bâtie et meublée. A une autre échelle, ça rappelle la disproportion de Saint-Nicolas-de-Port avec sa basilique.

C’est qu’on raconte qu’au XIIe siècle, on découvrit à Avioth une statue en bois de la Vierge qui avait comme pouvoir la résurrection «temporaire» des enfants morts-nés. Tu me diras que le «temporaire» de l’affaire laisse perplexe. Pourtant, c’était juste assez pour leur donner le baptême, et si ça a un côté humour noir vu d’aujourd’hui, ce n’était pas rien dans le contexte. Bon, l’Église a quand même interdit ces cérémonies en 1786, vu la tonalité de la chose. Il en reste aujourd’hui un grand pèlerinage qui attire les gens des pays voisins, la Belgique et le Luxembourg. Et puis surtout, l’église. Avioth a été très tôt ville franche et vile de foires (cinq par an), et bien sûr ville de pèlerinage. C’est ainsi que l’église, bénéficiant des largesses populaires et seigneuriales, fut bâtie entre le XIIIe siècle et le XVe siècle, avec des ajouts postérieurs, et le tout sur le site d’un ancien édifice qui a été longtemps conservé au milieu de la construction nouvelle.

Dans tous les cas, qu’on se le dise, Avioth et sa région, ça vaut sacrément le détour.

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Classique Nancéien: une pause à Saint-Epvre

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Nancy, le caca dans les airs, la mélasse dans l’atmosphère

Avec un titre comme ça, je me demande quels mots-clés vont encore amener des gens ici, tiens.

Je fais partie des gens qui quittent souvent Nancy par Malzéville et Pixerécourt. Et tu sais, y’a une belle vue de là-bas. J’y passais en fin d’après-midi pour rentrer dans ma cambrousse et cette lumière très glauque de jour de pollution atmosphérique toute pleine de méchantes particules, ça m’a interpellé. Ça m’emmerde sur le fond, mais je ne vais pas te mentir, ça fait aussi des images que j’aime bien. Alors au rond-point, hop, direction déchetterie, où la vue porte bien, et c’est raccord avec le thème. Et puis en repartant, pourquoi pas passer par la route de Lay-Saint-Christophe, pour prendre quelques photos depuis le pont au-dessus de la voie de l’Amezule, là où les regards portent vers Champigneulles, la cheminée des brasseries, qui sombrent dans le fond? Pourquoi pas? (je ne te le demande pas vraiment, hein, c’est plus un effet de style, si tu veux).

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Nancy, un tour dans les rues en fin de journée

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Rue Saint-Michel

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Rue René d’Anjou

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Rue Baron Louis

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Rue Baron Louis (Conservatoire et théâtre de la Manufacture, derrière, la médiathèque)

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Rue Desilles

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Rue Jean Lamour

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Rue Charles Keller

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Pont donnant Rue Charles Dusaulx

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Et le canal, une rue liquide…

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Les brasseries de Champigneulles (en 2011)

Eh bien! Si le mouvement des micro-brasseries a fait des tas de rejetons de qualité, faisant en tous cas notre plaisir par sa diversité, n’oublions pas qu’il reste une grande brasserie industrielle en Lorraine, survivante d’une époque maintenant lointaine où elle étaient nombreuses. Champigneulles tourne toujours, se reflète toujours dans les eaux de la Meurthe, et pas de la Moselle, comme l’expliquait pourtant de manière ostensible et pathétique à ses camarades un vieux bourgeois parisien dans le train ces derniers jours.

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Encore marcher dans Nancy

Deux ans de cambrousse, ça me fait aussi redécouvrir Nancy. J’y viens souvent, mais je ne fais toujours que passer. Mais quand j’ai le temps, je reprends le goût, maintenant qu’elle n’est plus la quotidienne, à parcourir ses lieux. Des lieux connus depuis mon enfance, chargés d’histoires. De tas d’histoires. Les rues ont des visages, les leurs, ce qu’elles inspirent, et puis les visages des gens, tous les gens qui ont traversé ma vie, à Nancy. Les quartiers ont leurs couleurs, aussi. De l’enfance, de l’adolescence, de l’Université, des boulots, des amis, les nouveaux, les anciens. Chaque banlieue a ses liens avec moi. Plus ou moins. Maxéville, Malzéville, Vandœuvre ont mon affection. Essey et Saint-Max sont mon lot, en tant qu’habitant à l’Est de Nancy. Villers a mon enfance.

L’attachement, quoi. La relation intime avec une ville comme celle qu’on aurait avec une belle personne, débarrassée des considérations politiques, des fiertés absurdes, des rodomontades idiotes, des intérêts collectifs et particuliers, des diktats patrimoniaux et des meurtres urbanistiques. C’est juste la simple relation profonde, exclusive, tendre qu’on entretient avec la ville, dans une bulle, sans les autres. Comme dans la chanson que les gens de mon âge ont tous vécue à l’époque dans leur chair si ils sont tombés amoureux d’un gars ou d’une fille au même moment que de leur ville, au petit matin, quand le jour est timide et que le macadam commence déjà pourtant à vriller sous la chaleur. Et quand on est amoureux, on prend tout, le bon et le mauvais, le beau et le moche. On ne négocie pas.

Tout ceci n’a rien à voir avec la beauté, avec le patrimoine. C’est de l’histoire-géographie intime. Une chose qu’on peut raconter, sans jamais parvenir à la faire complètement comprendre. C’est pour ça que, non, aujourd’hui, pas de photos de la Vieille Ville, de la Place Stanislas, qui sont des endroits que j’admire, mais qui véhiculent bien moins de choses pour moi que la cradingue rue du Lavoir Saint-Jean contemporaine, ou le collège-lycée Chopin, auquel je dois beaucoup, là où j’ai rencontré la «vieille garde» d’amis inoxydables que je me trimballe depuis des années, nonobstant l’éloignement, parfois même avec un océan comme obstacle…

Je reprends ainsi, alors que je ne l’habite plus, ce plaisir à la parcourir des heures, Nancy, donc à parcourir ma vie, sourire aux lèvres, en dilettante, sans but. Comme quand j’avais quinze piges et que ma curiosité engloutissait rues et quartiers les uns après les autres. Et les gens, et les amis, et moi, nous continuons d’enrichir nos histoires de nouveaux lieux, et c’est chouette, parce que ça n’aura de fin qu’avec la nôtre. Ou celle de Nancy.

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Des avantages de rentrer chez soi au matin…

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En tournant autour de Dommartin-sous-Amance

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