Où l’on apprend que la Lorraine, ça n’a pas toujours été la fête.

C’est que nous sommes en bas d’Amance, sur la route de la Fourasse, où ça a bardé méchamment en septembre 1914, et qu’on vit quand même dans une région où il y a des forts partout, où les forêts sont pleines de tranchées, d’obus, de morts, que c’en est une banalité, une région où en primaire on t’emmène à Verdun voir des amas de crânes et d’os de gens morts à la guerre à l’ossuaire de Verdun. On fait ce qu’on peut, mais c’est indéniable, ça pénètre. A tel point que c’est normal. Pourtant, ailleurs en France, on ne croise pas des cratères et des tranchées et des abris souterrains, et des cimetières militaires, ou de simples tombes ou monuments isolés à chaque ballade dominicale. Nous, ici, on a tendance à l’oublier tellement ça fait partie du décor.

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