Metz, derrière la gare, derrière le Pompidou

Cette drôle de relation avec Metz. Not’ bonne voisine. Moi je suis le Nancéien, alors Metz, je t’avoue que je ne sais pas vraiment de quoi je parle. Ces derniers temps, pour des raisons familiales non dénuées de franche camaraderie, je vais plus souvent à Metz. Si en un sens je reste un peu hermétique à cette ville si proche et pourtant si différente de la mienne, il n’en reste pas moins que cette incapacité que j’éprouve à m’en emparer, à la toucher, à la laisser me toucher, ça crée de la fascination. La fascination de cette inconnue exotique et pourtant si voisine, exotique et pourtant si froide. Je survole toujours un peu Metz, je ne m’y sens jamais totalement à l’aise. Je me sens chez moi au Tréport, à Caen, à Auxerre, au Havre. Pourquoi Metz se refuse à moi?

Finalement, sortis des beaux quartiers pittoresques, Metz me parle, tout de même, quand elle déploie ses blocs. Me voici en terrain mieux connu, plus familier, moins inquiétant. Malgré une diversité bien plus grande qu’on ne croit dans ces quartiers aux arrêtes tranchantes, il n’en reste pas moins que ce sont des textures, des grammaires qui ont à voir ensemble. Et comme à Nancy, comme ailleurs, comme à Metz, j’ai cette affection pour ces quartiers de béton pesant qui me sauve et me rassure. Alors allons-y, un peu de Metz, un peu de blocs.

5 Replies to “Metz, derrière la gare, derrière le Pompidou”

  1. Tout le temps long que j’ai habité Nancy, je ne suis allée à Metz (je suis toujours aussi admirative de ce que tu parviens à faire de telles vues !) que deux fois je crois, et j’avoue n’en avoir strictement aucun souvenir ; bizarre ! C’est vrai que c’est un rapport curieux que nous avons aux villes : j’aime beaucoup Lyon, que je sens distante mais profonde ; je n’aime pas du tout Bordeaux, où je me sens lointaine et presque mal à l’aise. Du Havre, j’ai le souvenir enchanteur des lumières de nuit sur les docks. Enfin, Caen, j’aime beaucoup ; je m’y sens bien, en accord.
    Et me permets de t’envoyer un lien, si tu veux jeter un oeil rapide et ponctuel sur quelques-unes des photos que j’y fis le premier jour de découverte :
    http://loeildukrop.eklablog.com/une-ville-normande-a126441340

    1. Notre rapport aux villes est un sujet inépuisable d’étonnement. Ta visite de Caen n’est pas pour me déplaire, en particulier la cinquième photo. J’ai eu l’occasion d’y aller quelques fois, Caen m’a fait penser à Nancy à pas mal de titres, dans son ampleur, sa générosité discrète car éparpillée, ses quartiers marqués.

      Je m’autorise à mon tour à te placer ce lien sur mes vadrouilles diverses: http://www.daduphoto.fr/blog/?cat=261

      Au plaisir de te (re)lire!

  2. Hé bien merci, je ne savais pas que tu avais un autre blog et c’est un plaisir que de le découvrir … vu la somme d’images passées, je vais me le mettre dans mes liens, et je regarderai par petits bouts (l’autre je passe par chez Big-Bear…).
    Et je continue à te préférer en noir et blanc, mais en étant moi-même une adepte relativement invétérée. Tu as le don de magnifier le moindre bâtiment auquel tu donnes une âme (à moins que tu ne montres celle qu’elle a déjà).

  3. (Et d’ailleurs c’est marrant parce que je n’aurais pas pensé que chez moi tu aimerais cette photo-là).

    1. Y’a une tache et c’est orange.

      C’est super!

Laisser un commentaire