Les vitraux de Rouvrois

Tiens, ça te dit de jeter un œil aux vitraux de l’église de Rouvrois-sur-Meuse? Ah bah c’est très lorrain post 1918: une p’tite Jeanne d’Arc, un p’tit saint-Nicolas, des p’tits morts à la guerre… la Lorraine, quoi!

On notera des dons de la famille Pernet, de cette famille dont était issu le Laurent, organiste enflammé, mais devenu dur de la feuille, dont on m’a raconté que l’abbé Lesage devait l’interpeller avec véhémence en pleine messe pour qu’il lâche son clavier et cesse de fredonner, afin de laisser place au prêche. Mazette, ça devait être fendard.

3 Replies to “Les vitraux de Rouvrois”

  1. Bonjour. Il se trouve que j’ai connu Laurent Pernet. Né en 1898 (un an avant la Tour Eiffel, un an après le Général De Gaulle). Coiffeur et agriculteur, réformé pour cause de mauvaise constitution pour la guerre de 14 (mort à 97 ans donc les médecins, hein…). Sourd comme un pot et marié à Marie Morel (un amour de femme, devenue bossue après une chute à 16 ans d’un chariot de foin…). Un garçon qui était doté d’une culture générale immense. Trois passions: sa femme adorable (quoique elle l’empêchait de boire sa p’tite mirabelle…), l’histoire et ses abeilles.. oui, l’abbé Lesage. Un curé de choc (j’ai encore le souvenir de ses claques dans le museau…) et ancien combattant de la Grande Guerre..1 rue Gaufière à Rouvrois…Toute une époque

    1. Bonjour,

      Je suis bienheureux de lire votre commentaire. J’ai une infinie tendresse pour tous ces gens, figures passées et présentes des villes, des quartiers et des villages. Merci!

  2. Ben oui. Je suis arrivé à Rouvrois le 6/6/66. Ça ne s’invente pas…j’ai connu les pierres angulaires du village: Laurent Pernet, Robert Boutillot (ancien maire), le Wilhelm, prisonnier de guerre resté au village, mais qui avait mis un point d’honneur à ne jamais prononcer un mot de français. Les familles Pancher, Morel . Raymond Mangin et son épouse Suzanne née Morel (un pote de régiment de mon regretté père). Beaucoup de braves gens, simples et honnêtes, travailleurs et taiseux.Une pensée pour notre institutrice, Marie Raulet (les claques dans le groin, presque comme le Curé Léon Lesage…)Toute une jeunesse,quoi.

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