Centre Spillmann: respiration

Les photos que je peux mettre ici de Spillmann sont un peu sinistres. C’est vrai. Et plus on monte dans les étages et pire c’est. Les combles sont particulièrement inquiétants. Mais à chaque étage, il y a aussi un grand balcon, et dans les combles, l’œil de bœuf, qui a perdu son horloge depuis belle lurette. A chaque fois, en particulier les jours d’hiver en coton, on vient y respirer un peu, prendre le soleil, prendre la lumière, avant de replonger dans les couloirs dévastés. J’aime cette vue simple, distanciée, sur le Nord de Nancy, au-dessus de la mêlée comme écrivait le bon Romain Rolland. De plus, vue d’ici, la topographie est limpide, parfaitement lisible, et donne donc un véritable éclairage tant sur les installations des Celtes sur les hauteurs comme à la Fourasse, que sur l’importance stratégique de ce goulot entre Champigneulles, Bouxières-aux-Dames et Frouard -et donc l’établissement des forteresses de Frouard et de l’Avant-Garde à Pompey, puis plus tard le passage concentré en ces lieux de la grande route de Metz, de la voie ferrée et du canal, ainsi enfin que la construction du fort de Frouard et surtout de la batterie de l’Éperon, toujours à Frouard.

Bref, de Spillmann, on comprend tout le nord de Nancy. Et en plus on respire, bon rat. Ce qui fait toujours du bien.

2 Replies to “Centre Spillmann: respiration”

  1. Tu m’y amène quand, là-dedans ? A moins que ça te gave d’y retourner une nouvelle fois… je comprendrais. Nan mais quand ça ira mieux, j’veux dire.

  2. Bah ouais. Moi je m’y emmènerais bien aussi encore une fois. Voire plusieurs.

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