A cheval sur les crêtes, encore

Toujours à moitié en Alsace et en Lorraine, sur les crêtes. C’est un endroit banal en un sens, pour beaucoup d’entre nous. On y va presque comme on irait à l’épicerie acheter des patates, on y emmène la belle-mère du Sud ou le copain de Paris voir le Hohneck, on en est fiers sans bien regarder ce qui se passe. Mais les crêtes, c’est comme ta rue: si tu regardes bien, y’a toujours un truc que t’avais pas vu, ou pas sous telle lumière, ou pas sous la neige, ou peut-être que ce jour précis la couleur de la pluie révèle une aspérité qui s’était noyée dans la routine pendant des années.

Les Crêtes vosgiennes, c’est un endroit magique à moitié en Lorraine et à moitié en Alsace, avec ses fermes parfois complètement perdues. On s’éloignera d’ailleurs avec raison du Hohneck pour y manger, les alentours étant pourris de cars de touristes et d’établissements aux pratiques douteuses, tant avec leurs clients qu’avec leurs salariés. Pour manger, d’autres endroits ne manquent pas, en particulier au Huss, où l’on travaille en famille et où l’accueil est humble et jovial.

Si un jour la Grande Région doit se faire (oui, pour le moment, je suis dans le déni) elle n’aura peut-être de vraie valeur qu’autour de ces sommets que nous chérissons en commun avec les Alsaciens.

Pour de très belles photos de ces coins, on ira chez Julien Félix ou chez Julie Perrin. On peut et doit aussi aller chez Vincent Munier, qu’on ne présente plus.

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