Autour de l’église de Laître-sous-Amance

Je vais encore te tartiner du noir et blanc, dès fois qu’il n’y en ait pas assez dehors. Tu es d’accord? Remarque, même si t’es pas d’accord…

Pour causer vite fait de l’église de Laître-sous-Amance, toute tassée comme ça, à l’ancienne, un peu renfrognée, même. Cette église, dont on avait découvert le clocher peu après la légère brise de décembre 1999, de peur qu’il ne tombe sur la voie publique ou sur l’école voisine, ce qui eut été rien qu’un peu fâcheux… toujours est-il que quand tu arrives à Laître par le chemin de Dommartin, j’aime bien comme l’église se tient au milieu du village (remise en place grâce à la mirabelle?), comme elle chapeaute le chemin, et comme on débouche devant sa façade, inévitablement. L’est bien jolie cette église, tiens. J’aime bien son style, et son coin de village. J’aime vraiment beaucoup. Bien plus que les traîne-savate qui sortent de leurs églises ou de leurs mosquées pour aller salir le pavé parisien aujourd’hui. Je pouvais pas ne pas en parler, tant ça me heurte violemment et me donne des envies de sortir un rouleau à pâtisserie (j’dis ça parce que j’en ai un quelque peu massif) pour remettre deux trois idées en place avec des méthodes percutantes traditionnelles dont le conservatisme leur siérait pas mal, aux uns comme aux autres.

Bref. En passant, à Laître, le monument aux morts; motif toujours très intéressant et très bavard sur la France des années 20 (voir le très bon ouvrage d’Annette Becker sur le thème), ainsi que les noms, qui me fascinent toujours, et qui, pourquoi pas, peuvent servir au généalogiste de passage. Sur celui-ci, y’a un Célestin. J’ai de l’affection pour les vieux messieurs (ce que celui-ci n’a pas eu le temps de devenir) qui s’appellent Célestin.

 

Amance, le village qui se prenait pour une côte de Meuse

A un moment, les gens ils vont croire que je sais plus quoi mettre comme titre. Ils n’auront pas totalement tort.

C’est pas ça, mais y’a pas longtemps, j’ai eu l’occasion de me retrouver à Hattonchâtel. Alors bien sûr, faut pas tout confondre. Hattonchâtel se trouve sur un éperon des hauts de Meuse tandis qu’Amance est sur une butte témoin bon teint au voisinage de Nancy. Avec du recul, rien à voir. Mais quand t’as le nez collé au village, t’as quand même des sentiments un peu similaires, tant dans les vues que dans la disposition du village. Bien qu’Amance soit moins plat. Enfin bon.

En fait, si à Amance tu veux de l’exotisme, t’as qu’à te croire à Hattonchâtel. Ça c’est l’hypothèse basse, l’exotisme meusien. Sinon tu peux te croire perché sur un bled italien de dans les films dans la montagne. Mais là faut quand même faire un effort. Sinon tu peux aussi te contenter d’Amance. Vu qu’Amance se suffit amplement comme chouette coin.

En dessous d’Amance, il y a Laître-sous-Amance, ce qui est bien trouvé et prouve l’intense perspicacité du caractère éternel du Lorrain-à-qui-on-la-fait-pas. Son clocher en contrebas fait des œillades au promeneur, ce qui n’est pas totalement orthodoxe.

Dans le fond, mais quand même au premier plan, le Pain de Sucre fait son malin, se découpant sur le plateau de Malzéville à droite, et tout au fond sur celui de Ludres, dont on aperçoit l’émetteur.

Conclusion? Bah faut vraiment se promener à Amance et sur ses chemins. Parce que c’est diablement chouette.
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Now playing: Jimi Hendrix – Hey Joe

Laître-sous-Amance: le vol du clocher

Dis-voir, c’était quelques jours après le 26 Décembre 1999. Je passe à Laître-sous-Amance, et là, au bord de la route, qu’est-ce que je trouve?

Oui, c’est ça. Le clocher. Qui avait tenté de rejoindre les cieux à la faveur du coup de vent. Sans succès.

Quelle avanie! Bon, en réalité, menaçant suite aux vents violents de s’effondrer, qui plus est sur l’école voisine le clocher a été déposé volontairement, pour ne retrouver sa place qu’en 2004. On notera qu’à Dieuze, le clocher du Temple avait été cassé net par la même tempête.