Nancy de haut en bas

Les photos datent déjà, et le Haut du Lièvre a pas mal changé depuis. Un jour de marché, j’étais sur ce quartier de «grands ensembles», j’habitais aux Trois Maisons, j’étais monté à pinces. Et donc je suis redescendu à pinces. Et c’était bien, parce que ce quartier, le Haut du Lièvre, qui m’a toujours accueilli pour diverses activités, malgré ses tas de problèmes, je l’aime bien, parce qu’il y a aussi plein de choses qui y vont bien, et plein de très chouettes personnes que je ne regrette pas d’avoir rencontré au cours des années. Aujourd’hui j’y suis toujours régulièrement, et il a toujours des problèmes, et il est toujours aussi beau et je l’aime toujours autant. Mais sachons raison gardons, ces photos montrent aussi beaucoup «la redescente en bas» (comme ça on est bien sûr qu’on est en Lorraine).

Nancy: rue Marcelle Dorr et quai Ligier-Richier

La rue Marcelle Dorr, c’est une rue oubliée. Portée disparue. Inexistante. Elle court le long de la voie ferrée, vers le nord, pour se terminer sous les murs du Grand Sauvoy. Elle prolonge le quai Ligier-Richier. Plus personne ne l’emprunte que les résidents du Grand Sauvoy, quelques rares joggers, deux trois tox, des promeneurs de chiens ou des collégiens d’Alfred Mézières qui coupent par le parc de l’ancienne Ecole Normale désaffectée pour rejoindre Scarpone. L’Ecole Normale, tiens. Du temps que ça tournait, les élèves instituteurs devaient animer encore le quartier, et lui donner de la vie aux moments pendulaires, comme qui dirait.

Aujourd’hui, la rue Marcelle Dorr, c’est un peu le désert, et c’est un peu triste. On porte le regard vers Ligier-Richier, pour voir passer les voitures qui débouchent de la rue Jean-Baptiste Thierry Solet ou de la rue Alix le Clerc, pour tourner invariablement à droite au bout, vers la ville qui bat son plein. Jamais vers Marcelle Dorr, ou alors pour se garer et filer au plus vite.