Architecture de stockage (Béthelainville, Meuse)

Moi j’aime bien l’architecture. En petit amateur curieux. Je n’ai pas d’échelle de valeur, et je ne vénère personne (ah si, Jules Criqui à cause de ses interventions dans le quartier de mon enfance, et André Lurçat parce j’aime ses espoirs, et sa naïveté, ou ce que j’interprète comme tel). Mais sinon? Ah? Tu vois bien. Bref, j’essaye de ne pas avoir de préjugés, et je n’ai pas suffisamment de culture pour en avoir. Je ne considère pas que tel truc soit dépassé, ou que tel autre soit visionnaire. J’aime bien en général les gens qui tentent des trucs, quitte à se vautrer. Les gens qui, à l’instar de Benny B. (ah bah tu vois  niveau culture…) «Et qu’est-ce qu’on fait maintenant?». Que ce soit pour tenter un choeur gothique au XIIIème siècle à la place de l’ancien ouvrage roman, que ce soit avec un bâtiment brutaliste au XXème siècle. Enfin bref, tu as tous ces grands courants, ces grands bâtiments, ces ouvrages ambitieux et voilà.

En architecture, le truc qui découle quand même de tout ça et qui me plaît aussi, c’est le quotidien. Les tous petits trucs du quotidien. Comment on réfléchit à la forme d’une cabine de chiottes mobiles, pourquoi les cabines téléphoniques françaises ont sept fenêtres (sept?), comment on imagine un local électrique, ou, je te le donne en mille, un réservoir d’eau.

Moi, je te laisse donc y réfléchir devant le réservoir de Béthelainville dans la Meuse, qui m’a sacrément tapé dans l’oeil, le sacripant.