La nuit et l’église Notre-Dame-de-l’Assomption à Phalsbourg

Une fois j’étais à Phalsbourg, c’était le soir, c’était l’hiver, et il caillait sévère. Phalsbourg en hiver, c’est moyennement la Riviera. C’est pas plus mal tu me diras. J’étais allé faire des photos d’un joli spectacle comme Léa Pellarin sait en concocter. C’était dans la salle de théâtre du centre ville, une fort jolie salle d’ailleurs, et en sortant du lieu, je m’attardai un peu devant l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, car j’étais garé en face. Dans l’air froid, avec ses éclairages en partie au sol, je suis resté à la regarder, et à faire ces deux trois photos, sans pied, donc pas techniquement orthodoxes. Mais c’était ce moment: sortir d’une heure de conte poétique en bonne compagnie, tout là-bas à Phalsbourg pour le Nancéien que je suis, et cette église dans l’air froid. Quelques bars étaient ouverts sur la place d’Armes, tâches de lumière, et tout ceci humait bon la jouissance d’un moment solitaire et heureux quelque part au fond de l’hiver.

Puis il a fallu rentrer, et arrivé dans le coin des étangs, un brouillard phénoménal à couper au couteau, et une route épique et dangereuse. Mais c’est une autre histoire…