Un Dimanche en Lorraine

Balades à Nancy et en Lorraine, photos subjectives et humeurs arbitraires

Nancy, la guerre des tranchées immobilières

Ah! La guerre! Meurthe-Canal est en guerre! C’est le branle-bas de combat! On creuse de tous côtés, on enterre, des quartiers entiers disparaissent, les combats font rage, les ordures s’accumulent, les hommes sont épuisés. Anciennes, moches, ratées,énormes, modestes, neuves, en cours, jolies, les constructions se guettent depuis les parapets en terre. La tension est immense. La saignée insupportable. La terre est ravagée.  Des rues tombent intégralement au combat, des cadavres de meubles, d’outils jonchent le champ de bataille. Mais de nouvelles rues parallèles apparaissent à chaque instant, à l’assaut du no man’s land. Qui mettra fin à cette folie? A quand un traité de paix entre passé, présent et futur?

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Meurthe-Canal version 2002 (Nancy)

Tiens? Encore un vieux quartier de Nancy qui agonisait avant d’être remplacé par du normalisé. Le quartier Meurthe-Canal, en 2002, au moment du chant du cygne (bien avancé), ou de la fameuse curée. Bon, dans le fond, je ne critique pas le fait de recycler, refaire, parfois détruire pour du mieux. Mais vu la gueule des quartiers efficaces et sans génie qui sont sortis de terre depuis, des Rives de Meurthe à l’horrible nouvelle version du Port-aux-Planches… bon, voilà quoi. Le projet de l’Île-de-Corse m’interpelle un peu plus. J’attends de voir ce que ça donnera.

L'ancienne gare Saint-Georges, incendiée, puis ici en cours de démolition

L’ancienne gare Saint-Georges, incendiée, puis ici en cours de démolition

La Méchelle, en passant vite fait sur l'autre rive de la Meurthe, lors des travaux qui lui ont donné son visage actuel respectable et bien-pensant, et qui au détriment des jardins qui y survivent devrait carrément devenir rentable et performante, en plus. Et morte, aussi.

La Méchelle, en passant vite fait sur l’autre rive de la Meurthe, lors des travaux qui lui ont donné son visage actuel respectable et bien-pensant, et qui au détriment des jardins qui y survivent devrait carrément devenir rentable et performante, en plus. Et morte, aussi.

Du côté du Chemin des Cinq Piquets et de "Nancy-Bâches", il ne reste déjà plus grand-chose

Du côté du Chemin des Cinq Piquets et de « Nancy-Bâches », il ne reste déjà plus grand-chose

Du côté du Chemin des Cinq Piquets et de "Nancy-Bâches", il ne reste déjà plus grand-chose

On vient buter sur le canal du côté de la rue du Progrès.

Le quartier du Port-aux-Planches

Le quartier du Port-aux-Planches

Le quartier du Port-aux-Planches

Le quartier du Port-aux-Planches

L'ancien club d'aviron, qui, lui, est toujours là aujourd'hui. De plus en plus irrécupérable, avec un avenir de moins en moins probable.

L’ancien club d’aviron, qui, lui, est toujours là aujourd’hui. De plus en plus irrécupérable, avec un avenir de moins en moins probable*.

L'ancienne gare Saint-Georges, incendiée, puis ici en cours de démolition

L’ancienne gare Saint-Georges, incendiée, puis ici en cours de démolition

La voie ferrée Saint-Georges

La voie ferrée Saint-Georges

*NOTE: Entretemps, une personne qui suite la page Facebook (eh ouais, groovy baby) me contredit et me fait savoir que la mairie serait bien décidée à y développer un projet de guinguette. On notera que je suis bien content qu’on me contredise pour m’annoncer des trucs comme ça.

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Le Chemin des Cinq Piquets et le quartier dit « Meurthe-Canal » en 2003

Nancy, 2003. Ça sent déjà plus que le sapin dans ce coin-là. La rue du Progrès est encerclée par les pelleteuses, la rue Victor se désertifie et ses bars sont fermés, le Chemin des Cinq Piquets est à l’abandon. Le nouveau quartier Meurthe-Canal sortira de terre sous peu. Et quand on voit sa gueule, on se dit qu’il aurait pu s’abstenir.

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Le joli quartier

Y’a un quartier à Nancy qui est vraiment beau, inventif, vivant et plein de bonheur. Le quartier Meurthe-Canal. Oh la belle réussite. Tous les soirs en m’endormant j’en rêve non sans érotisme tant ce quartier est une vraie réussite à Nancy. Si tout Nancy était comme ça, oh, quel bonheur. Le bonheur absolu. Oh le beau quartier. Quel beau tracé. Quelle belle vie.

Alors voilà, l’école des cadres de la fonction territoriale. Avec un feu rouge.

Et la façade du parking aérien qui jouxte le magasin des collabos hypocrites aux pubs à vomir le Leclerc des « Deux Rives ». Leclerc dont la beauté est tellement insoutenable que je ne l’ai pas photographié de peur de traumatiser ton sens esthétique jusqu’à la fin des temps. Voilà, j’espère qu’à présent toi aussi tu as envie d’acheter un bulldozer histoire que l’centre d’achats il passe un mauvais quart d’heure, comme chantaient les Colocs de venir couler des jours paisibles dans le plus beau quartier de Nancy.

 

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