Nancy, la Renaissance, la fête, la messe et moi

Il a fait beau. J’aime la pluie, mais j’aime le soleil juste après la pluie. Donc, si je me félicite de ce samedi lumineux, je me félicite également de la pluie déjà revenue, qui nous offrira un nouveau samedi lumineux (certes d’ici quelques décennies si j’en crois le vent et la pluie qui frappent en ce moment même à ma fenêtre)(mais tu noteras que c’est chouette aussi pour plein de raisons)(et que si c’est pas de la météorologie de pointe, je m’y connais pas).

Ce week-end, à Nancy, c’était la fête officielle à la Renaissance. Avec des gens en tas de costumes et tout. Moi j’étais très occupé place Saint-Epvre à boire une bière en terrasse avec un mec apparemment vachement sympa qui me montrait des vieilles cartes postales très chouettes, dont des roses. Y’avait tellement de monde dehors, entre les gars en costume Renaissance, les filles et la sortie de la messe à Saint-Epvre, à la fois anachronique et m’as-tu-vu, qui remplace avantageusement une sortie au zoo d’Amnéville, j’avais un peu les yeux qui trimballaient dans tous les sens. C’est pas toujours simple de se concentrer. Je ne suis pas un ninja non plus. Et je n’y tiens d’ailleurs pas, j’ai toujours détesté les cagoules. Ça gratte.

Voilà, des photos d’un Nancy de carte postale, mais très joli sous son soleil, avec ses pavés encore humides et ses figurants qui ne se laissent pas abattre et qui ont sacrément bien raison. Vu qu’il fait pas mauvais vivre par ici.

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Nancy sous la neige, 1997

J’en ai peut-être déjà parlé, je ne sais plus, et je ne retrouve pas de billet à ce sujet. Mais c’était un matin de 1997, un dimanche, et il avait bien neigé la nuit. Et comme je partage avec mon père un goût certain pour le phénomène météorologique dans son ensemble, nous voici partis, appareils en main, en Vieille Ville.

Je suis l'Hôtel des Loups, mecton. Et laisse-moi te dire que j'ai eu la faveur de l'auteur de ce blog
Je suis l’Hôtel des Loups, mecton. Et laisse-moi te dire que j’ai toujours eu la faveur de l’auteur de ce blog
Hello, je suis la basilique Saint-Epvre, sur la place du même nom
Hello, je suis la basilique Saint-Epvre, sur la place du même nom
Salut, je suis la porte de la Craffe
Salut, je suis la porte de la Craffe
Bonjour, je suis la Grand' Rue, et le clocher de la basilique Saint-Epvre
Bonjour, je suis la Grand’ Rue, et le clocher de la basilique Saint-Epvre

Porte de la Craffe

C’était un matin de 1997. En relisant mes milliers de pages de notes, je retrouverais la date. Mais tu crois pas quand même que j’ai cette patience? Oh, c’est pas marqué Fernand Braudel, là. Bon. Il avait neigé. Et je me souviens que le matin on avait été raouer la Vieille Ville avec mon père. Et avec nos appareils photographiques. Et tu sais quoi? C’est un bon souvenir. Alors un morceau de Porte de la Craffe pour la peine.

 

Tourisme et volaille

J’aime bien Nancy l’été, même si j’aime mieux d’autres saisons. J’aime bien Nancy le reste de l’année, avec sa patate, ses bars, sa vie nocturne, ses animations de partout, de tous genres, institutionnelles, indépendantes, voire autogérées, et ses gens cools. Mais l’été c’est calme. Indolent. Ça a son charme. Les touristes sont massés place Stanislas puis se dispersent en ville tant les sites à voir à Nancy sont isolés et répartis sur toute l’agglomération. Déjà place Carnot, c’est calme. Comme si on avait eu la riche idée de brûler les voitures qui avaient tenté de rentrer en ville. Cette dispersion des sites touristiques dans Nancy, c’est sympa, ça oblige le visiteur à traverser des vrais quartiers parfois, là où c’est pas nécessairement beau. Nancy, calme l’été. Avec ses spectacles parfois bons, mais toujours grosse dondon consensuelle bien huilée, place Stan ou ailleurs. Car il ne faut pas effaroucher le touriste, tant on sait que le touriste des statistiques économiques est souvent une volaille grégaire qu’effraye la vue de la fourrure du renard au coin du bois, et qui s’envole aisément en essaim vers des cieux plus formatés. Et j’vais t’dire, j’en sais quelque chose, j’en suis un, moi, de touriste, quand je ne suis pas à Nancy. Et buvant le calice jusqu’à la levure, car je goûte la bière bien plus que le vin, même de Toul, j’aime ça, moi, être un touriste. Faut-y êt’ con, quand même.

Du coup, quelques photos de ce que viennent voir les touristes à Nancy, point de vue réducteur et très partial, vu qu’il est lié à « je passais par là à pied » et il faisait chaud et je voulais rentrer, mais pas sans essayer mon nouveau 50mm. Point de vue afférent sur de bien jolies choses néanmoins.

Là j’ai utilisé un effet filtre machin. A la fois ça fait bien, mais à la fois ça fait con.

Là, parfois, même si ça se fait trop rare, j’entends des gens s’extasier sur le génie gothique du Moyen-Âge.

Ah. La chapelle des Cordeliers. Que j’aime vachement bien.