La Tête des Faux, en noir, en blanc, en couleur, à l’échelle

La Tête des Faux, nous voici dans les Vosges, sur la ligne de front montagnarde de la Première Guerre Mondiale. Et ses vestiges, comme souvent plus présents côté allemand, et comme souvent dans les Vosges, ils sont spectaculaires. Les photos sont anciennes, mais j’ai loué à l’époque un ami pour faire déco sur les photos, vous vous étonnerez pas.

Le Froidmont, la Première Guerre Mondiale et ce qu’il en reste (2005)

Peu avant Pont-à-Mousson, les arrières du front côté allemand sur le Froidmont, à Bouxières-sous-Froidmont. Ce qui se tient. Un très bel ensemble de vestiges, et des paysages un peu mélancoliques en hiver. J’aime bien, là, entre Nancy et Pont-à-Mousson. Même avec mon tout vieux compact pas cher d’à l’époque en 2005 ça passe pas trop mal.

 

Les abris d’artillerie du Plateau d’Amance

Amance, c’est une colline. On dit la colline d’Amance. Mais quand on va dans le détail, on trouve d’autres dénominations. D’abord parce que cette supposée colline se compose de deux monts. Le Grand, et le Petit. Et que sur le Grand, on trouve non pas un sommet net constitué d’un piton rocheux inexpugnable et spectaculaire, mais un plateau, car on est en Lorraine, bon dieu, et ici, les plateaux, c’est sacré! Donc, on a le Plateau d’Amance. Et sur le Plateau d’Amance, l’artillerie française, dès septembre 1914, s’est installée. Quelque peu chahutée aux alentours du 7 septembre, puis établie de manière plus pérenne par la suite, le front ayant reculé et s’étant stabilisé autour de Brin-sur-Seille. La guerre avançant, le secteur devenant «calme», elle s’est enfin raréfiée. Mais toujours est-il qu’on a beaucoup aménagé ce plateau, dont l’étude des vestiges reste encore assez peu développée.

Ce n’est pas moi qui la ferai, en tous cas pas ici. Mais j’avais bien envie de vous montrer l’un de ces abris qui servaient aux batteries d’artillerie de campagne installées aux abords, encore aujourd’hui visible, même par temps de neige. En passant, salut à mes deux compères de sortie, et grand merci à leur science éclairante du sujet!

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Forêt d’Amance: quand on cherche, on trouve

Ça fera sûrement l’objet d’un billet plus développé, ces trouvailles. Parce que la jolie forêt d’Amance et de Brin un peu aussi, on s’y frita gentiment début septembre 1914, en particulier autour du 7, avant que les Allemands ne décident que de se retrancher sur un Grand Couronné de Nancy, soit sur des collines comme à Amance, c’était vraiment pas du jeu de la part des Français. Ils refranchirent donc la Seille bredouilles, vexés, et jurant qu’on ne les y prendrait plus sauf partout ailleurs, pour s’établir sur une ligne Bioncourt-Moncel. Et pour y rester quatre ans, à se regarder en chiens de faïence avec les Français. Le secteur a toujours été «calme» par la suite. Le no man’s land faisait plusieurs kilomètres de large, on n’y lança point de grandes attaques, on s’installa durablement. Calme, c’est somme toute relatif: bien sûr, les patrouilles en profondeur, les coups de main, les bombardements épars, les affrontements de petits groupes autour de l’établissement de passerelles sur la Seille entre Brin et Bioncourt, tout ça fit des morts, des blessés, des veuves et des orphelins. Pendant quatre ans.

La forêt de Brin et d’Amance, juste à l’arrière des lignes françaises, fut donc très occupée par les Français. Et quand on s’y promène, on y trouve de tout: puits, citernes, abris bétonnés, tranchées inondées ou pas, emplacements de canons de marine (de 164mm si tu veux tout savoir), talus témoignant de la présence de «villages nègres» comme on appelait ces constructions en bois parfois fort coquettes… des traces d’une vie intense sous le couvert forestier.

Dont voici quelques rapides exemples.

(on tombe aussi en pleine forêt, dans un coin relativement perdu à proximité de la tranchée Maître Jean, sur la «tombe» d’André Giroux, victime du conflit suivant. Nous ignorions l’existence de cette croix, et nous ignorons son histoire: si par hasard un passant virtuel sait m’en dire plus, je ne suis pas contre…)

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