Quand je grimpe sul’ Pain de Sucre

Quand je grimpe cette petite hauteur à l’Est de Nancy, qui me cache Nancy, c’est surtout pour m’assurer que la ville est toujours bien là. Et une fois encore, je ne trouvai point de cratère fumant, mais bien Nancy, posée délicatement entre le soleil couchant et mon téléobjectif.

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Au fond, là-bas, plus au sud, la soudière de La Madeleine, un peu évoquée ces derniers temps, est elle aussi toujours bien là.
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Tu vois au fond, cette hauteur qui fait rien qu’à proéminer? Eh bien, c’est la colline de Sion, dis-donc. Magie fallacieuse de l’optique, et toutes ces sortes de choses.

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On ze road en Lorraine: Sortie de ville

Tu vas vers le sud. Ne nie pas. Tu es comme tout le monde, parfois tu vas vers le sud. Si tu es Nancéien, il y a de fortes chances que tu passes par ici. En particulier si tu vas à Épinal. Tu frôles Vandœuvre et sa cité, et tu files au sud, va, foutu loustic. Et par la fenêtre, ça ressemble à ci-dessous. Je le sais. Tu es fait.

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Ah bah tiens. En parlant d’être fait, ce truc, là, cette voiture qui fait n’importe quoi, je la vois depuis que je suis gamin, avec toujours le même œil étonné. Il n’y a que moi que l’âge adulte n’a pas délivré de la perplexité?

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On ze road en Lorraine: les mauvais jours finiront

Ça mérite bien une petite chanson. Surtout quand on la cite pas très implicitement dans le titre…

 

Nancy depuis la butte Sainte-Geneviève

 

Et ce type, dans les années 90, dans une émission à grande audience sur le thème de la vulgarité, quand animateurs et invités commençaient à avoir épuisé tout l’outrancier bite couille nichon et tournaient sévèrement en rond, qui d’un coup, dit, comme ça: « pour moi la vulgarité, ce n’est pas le sexe. La vulgarité, c’est la sortie des villes ». J’en ai déjà causé. Mais ça m’avait marqué.

Ici, la sortie Est de Nancy, que je n’aime pas. Le bout d’Essey, et Seichamps, Pulnoy, jolis villages noyés dans un océan de pavillons et de zones commerciales, qui déstructurent l’espace et rendent obsolète toute notion d’orientation et de structuration du temps…

Vues sur Nancy

Je te parlais du Parc de la Cure d’Air y’a deux jours. Alors voici quelques vues plus contemporaines de ce même point de vue, sur les hauteurs nombreuses de Nancy.

Dans le creux, la cité scolaire du Vélodrome, le lycée Callot, puis la fac de sciences. Derrière, Vandœuvre, son plateau et son très beau parc ouvrant une autre vue magnifique sur Nancy.

L’église Sainte-Thérèse émerge du quartier de mon enfance, boulevard de Baudricourt, œuvre des années 30 de mon copain Jules Criqui. Juste à gauche, sous la grue, le cube de Raymond Malot, qui a été Prisunic puis Match. Avant, il était un carré d’herbe entre Nancy et Villers-lès-Nancy, entre le boulevard de Baudricourt et celui d’Haussonville, où pendant la guerre on cultivait gaiement -enfin, pas tant que ça- son jardin.

Un immeuble que j’aime et d’où, adolescent, à une fenêtre altière, je faisais un concours avec un copain qui consistait à faire tourner la grand’roue de la foire par la force de la pensée. Succès relatif.

L’hyper centre de Nancy, avec derrière les tours de l’église Saint-Léon, le centre de tri postal alors en cours de démontage.

Enfin, la tour Franthiers, ou quelque chose comme ça. Toujours aussi polémique, mais elle est bien là, et y restera je pense longtemps, malgré les rodomontades pro-destruction/déconstruction, et si l’on évacue la trop infime possibilité d’un lézard géant attaquant la ville et qui ne manquerait pas d’en faire son hochet, ou la désintégration de ses matériaux suite à un rayon perdu d’un combat de pochtrons avec des extraterrestres bourrés et manipulant à tout va des fusils à antimatière.