Naufrage

Voilà. L’été est terminé. C’est sûr. L’été indien, pourtant fréquent en Lorraine? Pas trop ça non plus, cette année. Alors moi, je compte sur l’hiver, qui est globalement mon meilleur copain dans l’année, même si je m’entends bien avec ses trois collègues. L’hiver en Lorraine n’est pas si froid qu’on le dit, malheureusement, et il n’y a pas tant de neige que ça, bien au contraire. Et malheureusement aussi à mon goût. Toujours est-il que notre hiver est quand même doué pour les naufrages. Ces journées, longues d’agonie, qui émergent de manière fugace, pour sombrer définitivement. Ces journées où il n’a pas vraiment fait jour. Oui, ça, l’hiver lorrain s’y connaît, c’est vrai. Et moi, j’aime bien ça aussi. C’est comme ça.

Petit reportage futile sur la route d’un hiver passé, de la campagne à Nancy, puis de Nancy à la campagne, mouvement pendulaire de ceux qui ont «quelque chose à faire à la ville», jusqu’au naufrage final, avant seize heures, et juste pour rendre hommage à ces ambiances de grisaille coriace qui ont toute ma sympathie.

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Quand je reviens de Nancy (et du Faubourg…)

Le Faubourg des III Maisons, et plus encore la rue Vayringe, c’est mon quartier, c’est comme ça, même si je n’y habite, c’est encore mon quartier, celui que je me suis choisi il y a huit ans. Quand je repars, pourtant, les jours de belles lumières, je suis aussi content de retrouver ma rue toute calme, comme j’aimais entendre les voitures rue Vayringe. Je suis un schizophrène de l’habitat.

Faisons la route ensemble, comme on dit à la radio locale.

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Le Léomont, d’accord. Mais le Pain de Sucre aussi.

Immédiatement à l’est de Nancy, il y a le Pain de Sucre. Son sommet à l’avantage d’être à dix minutes à pinces de chez moi. En 1914, on n’est pas passé loin de se battre pour m’avoir. Mais les Allemands ont été stoppés définitivement à quelques kilomètres de là. Mais enfin, on l’a quand même bombardé. Et de son sommet, la vue est un petit peu magique sur les environs.

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Côté Nancy, les cités se succèdent, bien jolies dans le couchant: Essey-lès-Nancy, plus à gauche la Californie à Jarville, construite sur le terrain des anciens hauts-fourneaux, eux-même gagnés sur la rivière, en transition la tour carré des Coop conçue par Louis Fleck, au fond Vandœuvre, avant de trouver les pentes boisées du plateau qui se prolonge jusque Ludres. Sinon l’église, au milieu sur la droite, c’est Notre-Dame-de-Bonsecours. Elle est pleine de tombes de ducs de Lorraine, et de cœurs de reines de France. Plein j’te dis, y’en a. Au moins… mille!
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Là-bas, au-delà du fameux enfer pavillonnaire de Pulnoy, et des hauts boisés de Cerville, se dresse à La Madeleine la soudière Novacarb, qu’on voyait déjà depuis le Léomont.
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Laître-sous-Amance nous fait quitter l’agglomération nancéienne, village sagement posé sous Amance, au milieu des champs et des vergers.
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En haut, Amance, côté est, avec son émetteur. De ce côté-ci se trouve l’église et sa si jolie terrasse ouverte sur la vallée.
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Amance, côté ouest.
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Je… quoi? Je… bon. Un retour offensif de la Novacarb nous prouve que j’ai très mal classé mes photos, mais bien pire, que j’ai la flemme de retirer celle-ci, ou de la reclasser. Voilà. Écrire que j’ai la flemme vient de me coûter plus d’efforts que de la ranger correctement. Ah ah, la valeur travail, le goût de l’effort, c’est quand même discutable, comme dogmes.
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Ah tiens, on revient vers Nancy. Je ne maîtrise plus rien boudiou. Bon, ici on distingue le dernier repli de la Butte Sainte-Geneviève, derrière lequel se trouve Essey dont on voit ici très bien les casernes.
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Les pentes est et nord-est du plateau de Malzéville se font raser par le soleil. AU premier plan, on devine bien par le pont de la route Agincourt-Dommartemont qui la surplombe, le passage de la « Voie de l’Amezule ».
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Au pied du pain de sucre, y’a mon bled, Dommartin-sous-Amance, dominé de l’autre côté par le petit Mont d’Amance.
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Si on zoome un peu sur le centre-ville névralgique, où bat le cœur au rythme effréné de la vie municipale de cette mégalopole, on voit certes mon toit, mais en haut de la rue, qui est une impasse, la maison forte, et puis le chœur de l’église, super classé, chœur qui était par le passé attenant à une nef à sa taille, mais qui, perdue, a été reconstruite avec une grande modestie, expliquant ces disproportions.
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Et puis sinon, sur le Pain de Sucre, on voit aussi les avions qui passent près du sommet pour aller se poser à l’aérodrome d’Essey. Sinon. Voilà.