Des courbes à Munich (Ridlerstraße)

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Marcher à Hambourg

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Munich, fixette entre Straubinger et Elsenheimerstrasse

Comme quand je vais chez les amis du 18ème à Paris, et que depuis leur balcon je suis hypnotisé par les Orgues de Flandres, je découvre que chez les amis à Munich, depuis leur balcon, je bloque sur l’immeuble qui se trouve dans leur quartier, le Laim, entre la Elsenheimerstrasse et la Straubinger Strasse. Ne me demandez pas pourquoi, je serais incapable de vous répondre.

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Les Yvelines cossues

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Manger des galets au Tréport

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Thouars, retour au Village Noir

Je venais de passer une chouette soirée et une nuit à Thouars chez un gars très cool, après une journée dépaysante et pleine de bonnes surprises à Angers. Le Lorrain que je suis était pour ainsi dire loin de ses bases, et déjà dans la zone d’attraction de Saint-Nazaire, et je caressais l’espoir d’y faire un saut, quitte à manger des kilomètres.

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Mais nous n’étions que le matin. Il était encore tôt. Thouars, j’ai un peu connu car mon père y a habité quelques temps. En plein Village Noir. Et quoi? Le Village Noir? Une cité de cheminots, à côté d’un immense triage. Qui ne l’est plus, immense. Tout ce qui était immense semble vouloir se déliter, l’industrie comme les idées. Pour le meilleur et pour le pire, note. Toujours est-il que le Lorrain, quelle que soit son origine, et elle est souvent hétéroclite, il a toujours dans sa famille, plus ou moins directement, quelque chose à voir avec une usine, ou quelque chose dans ce genre. Alors une cité, même de cheminots, c’est jamais vraiment étrange.

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Ceci dit, le Village Noir, il est quand même bien loin de la belle Thouars ancienne, qui mérite le détour. On ne le voit pas le Village Noir. Comme les touristes à Colmar. Une petite ville très mignonne avec un vieux centre historique coquet, patrimonial, riche d’histoire et d’histoires, et un peu figé dans la cire, aussi.

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Mais tu rates, après avoir lu les pancartes, les guides, les livrets qui te racontent la ville, la moitié de son histoire. On peut détester les grandes barres, les «quartiers» de Colmar, pester (souvent en totale méconnaissance du sujet) sur le climat de ces lieux: qu’on le veuille ou non, les lieux et les gens s’inscrivent dans l’histoire de la ville. C’est comme ça, il n’y a pas à négocier.

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Si tu n’as vu que le Village Noir, tu as raté la moitié de Thouars. Et inversement.

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C’était bien la petite maison qu’habitaient mon père et ma belle-mère au Village Noir, une chouette maison un peu vieille un peu pas vieille, avec comme seul cachet des recoins défraichis. Mais ça suffisait amplement. On s’y sentait bien.

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Là, c’était donc le matin, et je me suis garé en bas du Village Noir, tout près du triage, pour raouer un peu avant de reprendre la route. Avec ce petit spleen pas très dense mais très étendu qui vient à la faveur du voile diffus d’un petit matin frais et ensoleillé de juin. Ce petit voile qui monte sans masquer, mais qui lisse tout, qui rend tout doux et gentiment triste. Ce petit spleen aussi qui ne manque pas de poindre quand tu es loin de chez toi, seul, que tu tailles la route en voiture, et que tu fais la connaissance éphémère de gens sympathiques en des lieux très chouettes, le temps d’une soirée, que tu dors en des lieux inconnus et accueillants. Ce petit spleen agréable et très tendre de la roue libre. Le petit spleen de l’abandon temporaire du quotidien, abandon grisant et pourtant très inconfortable. Ce spleen.

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Alors à marcher là dans le village qui a l’apparence d’une ville, d’une cité, plus que Thouars au demeurant, mais qui est aussi un village, par ses unités cohérentes, tout allait bien. Un de ces moments où tu as le sentiment d’être pile poil au bon endroit, au bon moment. Je passe dans la rue Flaubert, et je revois la petite maison. Quelques bribes de souvenirs viennent s’accrocher à ma conscience puis s’étiolent et s’envolent. Bien sûr, une maison, habitée peu de temps, ce ne sont pas que les souvenirs passés dedans, surtout quand on n’y vient qu’en vacances. Ce sont aussi les souvenirs de la période. Une maison, c’est un puits sans fond, ça contient tout, et plus encore. J’avais déjà causé du Village Noir. En noir et blanc. Là, j’avais plus envie de montrer qu’il a aussi des couleurs, et des bonnes couleurs, même. Mon discours aussi a évolué. Enfin, pas tant que ça.

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Il est 8H30. Bon dieu que le quartier est calme. A-t-il toujours été ainsi? Les souvenirs des paroles des anciens industrieux de chez moi avec qui j’aime parler, que j’enregistre compulsivement, me revient. Bien sûr que non. Ici aussi, les centaines de cheminots du triage aujourd’hui moribond devaient descendre au chemin de fer en masse à des heures bien précises, se croiser, s’interpeller, des groupes devaient se former, et les cafés devaient sentir le café, et pas la poussière.

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J’approche du triage. Lui aussi est désert. Quelques voitures, deux trois silhouettes au loin, une caravane, tiens. Où sont les trains? Je vois bien des wagons à l’arrêt. Il y a un tel décalage entre la superficie des lieux, les kilomètres de voies enlacées, figées dans une étreinte froide, tous ces signaux, ces bâtiments dont beaucoup ont déjà disparu pourtant, ces équipements à n’en plus finir et le vide dramatique des lieux, le silence qui envahit l’air.

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Que s’est-il passé ici? Que s’est-il passé? Qu’a-t-on fait?

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J’ai des retours de Lorraine, de Longwy entre autres, je pense à No Class. Ces quartiers entiers entrés en sommeil. Oh, pas désertés, mais en sommeil. Les gens ont vieilli, ils ne partent plus ensemble au travail le matin, les enfants ne sont plus là. Eux aussi vont pourtant au travail, loin, là où ils vivent, là où y’en a, du travail, mais ce n’est plus le même travail. Dérégulé, flexible, individuel, en voiture ils y vont. Le travail qui permet tout sauf de vivre ensemble. Ah, ça, les paternalistes, les patrons concentrationnaires industriels, l’Etat-providence et sa mainmise sur ses fonctionnaires sous serment, le doigt sur la couture, on les a détestés, et m’est avis qu’on a eu souvent raison. Mais ils pourvoyaient parfois malgré eux des manières de vivre ensemble, de rire ensemble, de travailler ensemble, et de se mettre en colère ensemble, aussi.

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J’me mets quelques torgnoles mentales. Voilà que je trouve que c’était mieux avant. Quand le travail était une aliénation, même si on avait des choses en retour. Plein de choses. Mais une aliénation quand même. Ma grand-mère me dit souvent: «J’aime pas les vieux. Ils sont tout le temps à râler que c’était mieux avant. Ils n’ont pas de mémoire ou quoi? Pour moi avant, c’était quand il fallait vivre sous la table de la cuisine avec des bougies pour pas faire de lumière à cause des bombardements et me lever très tôt pour moudre le café de mon père. Aujourd’hui, on est amis avec l’Allemagne et y’a du café moulu en sachet. C’est quand même mieux!».

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Pourquoi elle devait se lever très tôt pour moudre le café de son père avant qu’il ne se lève à son tour pour le petit déjeuner, ma grand-mère? Parce que son père, certes un tyran, était aussi cheminot et partait tôt le matin. Des vertus de l’écho.

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Pfiou, je me fatigue, je cherche du sens. Alors que tout ceci n’a objectivement ni queue ni tête. On parle de fret, de quelque chose de relié à toutes les variables du monde. Le Monde, celui-là avec une majuscule. Si tu te mets à chercher du sens à la situation du triage de Thouars et que tu tires sur les fils qui partent, tu vas te retrouver très vite avec une sale pelote inextricable, et puis une seconde et une troisième, et tu étoufferas sous les pelotes que les grands de ce monde déroulent jalousement, sûr de leur fait et pourtant cent fois plus irresponsables que ce vieux retraité du chemin de fer qui est déjà dans son jardin, à la fraîche.

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Tu regardes Thouars et le Village Noir, et tu te dis que les pelotes, plutôt que de vouloir les démêler, il vaut mieux couper les fils, et fabriquer du bel ouvrage cohérent à ton échelle, avec ceux qui sont là. Les laisser, les chefs, dans leur fange d’incompétents au bonheur et leur frénésie à dérouler des pelotes qui écrasent tout et dont ils ne savent rien et qu’ils comprennent à peine. Tu voudrais bien qu’ils arrêtent, en attendant. Mais si plus personne ne tire sur les fils à l’autre bout et qu’on se met tous à mettre des grands coups de ciseaux là-dedans, à un moment, ils ne dérouleront plus grand chose.

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Et allez, ça divague, ça divague. C’est un peu n’importe quoi, et puis c’est pas désagréable, c’est tirer un peu la chasse, de temps en temps, comme chante TitineBoy. C’est pas au centre historique que j’aurais pu divaguer comme ça, et me barrer tailler dans les hautes herbes de mes terrains vagues intimes. Au fond de mon cerveau, là, derrière le mur en béton préfabriqué, tu passes en-dessous, là où manque un élément au niveau du sol, faut ramper un peu, et au-delà, le terrain vague jusqu’à l’infini.

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C’est pour ça que j’aime le Village Noir, et tous les Villages de toutes les couleurs des grandes épopées ouvrières, aujourd’hui reliques à ciel ouvert: ils te lâchent la grappe, ils t’autorisent à penser sans réfléchir, à lacher la bride, à ne pas avoir d’objectif, de but, à laisser un peu l’efficacité de côté. Parce qu’ils sont exsangues et te montrent le mensonge qu’on a vendu aux gens pendant trente fameuses années, ils te racontent à quel point il y des chances que les marchands de tapis, eux, soient toujours là et les dents toujours aussi longues, et continuent à te vendre des fadaises. Leur lente agonie te permet de ne pas oublier ça.

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Dis-donc, je me serais pas éloigné du Village Noir? Il est où encore ce mur en béton préfabriqué? Ah oui. Quitter le triage de mes pensées comme de celui des trains, retrouver le mur, ramper, sortir des friches de mon cerveau et revenir ici et maintenant. Traverser le Village dans l’autre sens et revenir vers ma voiture. Revenir vers les souvenirs de la veille dans ce bistro fameux, et vers ces rencontres fugaces et enrichissantes. Revenir vers Thouars, ne pas oublier Angers, et avoir l’espoir que cette belle journée se termine à Saint-Nazaire.

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Et aussi, ne pas oublier, malgré toute l’affection et la tendresse que j’ai pour les Villages Noirs, que le reste aussi n’est pas moins intéressant. Revenir au centre qui mérite le détour, mais méfiant, curieux et riche de l’errance dans les friches.

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Salut le Village Noir de Thouars. Je te dis à une prochaine, ô mon psychothérapeute ouvrier!

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Le petit matin au Tréport (en deux fois)

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La Ferté-Alais très vite fait

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Le Tréport (relativement) mal aimé

Alors bon, on va tout de suite être clair: Grand prix de Rome pour la barre du Tréport en front de mer, c’est vraiment complètement con. Mais le mépris intégral et sans nuances souvent rencontré pour la barre du front de mer du Tréport, c’est complètement con aussi.

Y’a deux choses.

La première c’est que la rotonde au bout de la barre est très jolie et brise un rythme pour le moins monotone, y compris dans les matériaux. C’est très chouette.

La seconde, c’est que si la barre n’a pas grand intérêt en soi, c’est le moins qu’on puisse dire, c’est son environnement qui fait tout. Je trouve que l’effet de son voisinage de mur implacable avec la falaise, située sur un autre axe, légèrement différent, est très chouette. Vraiment très chouette, et suffit à la justifier.

Bien entendu, ça n’engage que moi!

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En vrac – pour en finir avec Angers

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