Ephèse -2-

Je me souviens de cette journée d’août 2003. Il était compliqué de rester trop longtemps au soleil dans ces ruines où la réflexion était coton. Y’avait de quoi tourner de l’œil. Y’avait que les touristes, pour déambuler sous une chaleur comme ça. Les Turcs, dans les villes voisines, étaient bien à couvert, pragmatiques, à l’ombre, chez eux, ventilo en marche, et nous observaient, narquois, tirer la langue… Ouais, y’avait que les cons de touristes et les Français qui continuaient d’aller bosser sous des chaleurs impossibles pour réagir comme ça. J’connais un gars qui bosse dans le caoutchouc, dans son atelier, c’était monté à 57°c. Mais bon, la productivité avant tout, comme disait Pompidou, hein. La productivité, fieu. On va pas aménager les horaires de travail pour si peu, hein.

(photos d’août 2003)

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