Entre Vaucottes et Yport

Vaucottes, c’est un peu comme le Bois de Cise, loin, plus loin au nord, mais en pas pareil. C’est un écart, ici de Vattetot, planqué dans une valleuse forestière et parsemé de villas un peu gentilles. Celle-ci a un air du Rivendell de Tolkien, non? C’est tout comme ça. Je trouve que Vaucottes a quelque part un charme encore plus mystérieux et moins convenu que celui du Bois de Cise à Ault. Vaucottes est à la fois bucolique, champêtre, marine, avec une petite part de sentiment de claustration face à la mer, entre ces pentes forestières, dans un étroit défilé. Et j’aime ça. Je me demande si Elsa a déjà été voir ces maisons qui lui plairaient sûrement… Mais on remonte sur le plateau, allez, et Yport n’est plus très loin.

En jetant un œil au nord, on voit Fécamp qui apparaît déjà très clairement, et semble à quelques mètres. Alors que pas du tout. Yport se niche, se planque encore quelque part sur le trajet.

D’ailleurs, le chemin donne une impression marrante (avec un peu d’aide du 200mm aussi) de tomber d’un seul coup vers nulle part juste avant d’aborder Yport.

Et puis voilà Yport. J’ai toujours aussi eu beaucoup d’affection pour cette petite bourgade discrète, entre Etretat et Fécamp, en retrait de la côte, mais bel et bien née par et pour la pêche. Elle garde aujourd’hui un charme tranquille, sans être envahie, et j’vais t’dire que ce n’est pas plus mal.

Hop. Pourquoi hop? Et pourquoi pas?

(photos juillet 2011)

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3 Responses to Entre Vaucottes et Yport

  1. MamLéa says:

    Ce que je n’aime pas dans cette partie de la Normandie, c’est sa façon de tomber directement et sans transition directement du champ de blé dans la mer, ce que ta photo 2 illustre très bien, ainsi que le caractère immuablement citadin des plages.

    Je trouve cela très frustrant.

    (je me répète peut-être ?)

    Sinon, ta photo du chemin avec vue sur la falaise est super réussie, ça me réconcilie un peu avec la côte Normande.

    • Dadu Jones says:

      Mouais, enfin, citadin, ça dépend aussi où tu descends de la falaise. Entre les villes, pas mal de petites valleuses sont plus confidentielles, comme celle de Vaucottes, justement, et plus encore celle d’Antifer!

      Moi justement j’aime bien cette absence de transition: ça me donne le frisson de la fin du monde (au sens « ici s’arrête le monde »).

  2. MamLéa says:

    Vu comme ça…
    Bon, faudrait y retourner, pour casser mes préjugés résultants de rares séjours par là-bas et le tri que mon subconscient a fait dans mes souvenirs.

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