Du côté de Sainte-Sophie

Istanbul, bien sûr, la grosse destination touristique. Mais on ne peut pas limiter cette ville à ça. Istanbul, et son Bosphore, c’est aussi, si on s’y pose quelques heures à réfléchir, un pont entre deux mondes. Et bien que ce soit un pont, et non une frontière, il n’en reste pas moins que c’est un franchissement. Une petite impression de bout des choses, là où l’on va prendre une décision. Traverser, ou non. L’église Sainte-Sophie, devenue mosquée Ayasofya, représente ça très bien: l’histoire n’est pas une chose terminée, le déterminisme historique est une foutaise, les mondes se rencontrent: ils s’affrontent, ils s’enrichissent mutuellement. Ils ne font jamais l’un ou l’autre, mais toujours un peu des deux. Quand tu as vu l’église mosquée Sainte-Sophie, finalement, -et même si tu en as pris des photos un peu moches- tu sais que les Guéant & co. sont nécessairement de sales menteurs, ou de sales incultes, qui ne comprennent rien à rien. Des idiots qui voient des frontières là où il n’y a que des ponts. L’histoire humaine est juste un peu plus compliquée que ce qu’ils en disent…

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