Nancy, la Saint-Nicolas jusqu’au bout de la nuit

Jusuq’au bout de la nuit, bon. Il devait être 21H30 quand je suis rentré en faisant ces photos. Ouais bah on s’fait vieux, hein, c’est bon.

Comme j’étais énervé de l’annulation du défilé, à cause, nous a-t-on dit, de la menace terroriste! Mais vener à mort, j’étais! J’aime pas trop les abdications en rase campagne (ou les économies déguisées, va savoir). Nancy, ville historiquement bourgeoisement modérée, vire dans l’hystérie feutrée de la pondération radicalisée, faut croire. Enfin, c’est aussi à ça qu’on se rend compte que les fêtes populaires n’ont plus grand chose à voir avec le peuple depuis longtemps, hormis leur consommation par ce dernier le jour J.

Mais bon, je râle, je râle, mais en vrai, c’était chouette, en particulier la Soupe à la Marmaille place de la Carrière, et toute la fête qui allait avec. Parce que ça, c’est de la fête, hein. Et la fête c’est quand les gens doivent mettre les mains dans le cambouis et faire des choses ensemble. La fête c’est voir les gamins ravis de faire du manège AVEC leurs parents, d’être poussés par eux sur des bordels créatifs et bidouillés mais requérant la participation de tous pour fonctionner. C’est de les voir en fait se bidonner ensemble, au lieu de rester passifs à regarder bêtement tourner leur gamin au regard vide sur des grands manèges électriques à 800 000 000 $ (et je n’exagère pas, c’est vraiment pas mon genre), en faisant coucou ou en essayant de faire une photo pourrie avec leur smartphone, sans finalement rien partager avec le mioche.

Et même si je regrette, un peu par principe, le vrai grand défilé, faut dire que les zouaves qui faisaient de l’ours polaire («des Indiens qui font de la fumée qui pue mais qui ont un PUTAIN d’ours polaire», c’est ainsi qu’un camarade me les a vendus) étaient assez magiques, et un peu punks sur certains bords. Dans le contexte, au final, le défilé me manque, c’est quand même le moment important de ce bon vieux copain Nico, avec sa barbe, ses bonbons et son Père Fouettard (qui d’ailleurs a disparu des écrans radars à Nancy, pour ce que j’en ai vu… ah, bah il devait pas faire bien dans la vitrine… la communication et l’image de marque, quelles plaies!). Même, le défilé aurait été plus logique que les «Indiens» qui puent avec un ours: c’est mon côté conservateur. Après, objectivement, ça fait du bien aussi de voir des trucs super créatifs, merveilleux au sens cool à mort, qui changent de la routine plan plan. Y’en aura des photos de la fête dans un autre billet.

Enfin bon, allez, j’vous laisse, je vais prendre mes cachets contre la schizophrénie, hein.

DSC_4940

DSC_4941

DSC_4942

DSC_5008

DSC_5051

DSC_5054

DSC_5056

DSC_5071

DSC_5073

DSC_5074

 

6 Replies to “Nancy, la Saint-Nicolas jusqu’au bout de la nuit”

  1. Michto la porte de la Craffe !

  2. Aaahh vingt dieux d’vingt dieux, la quaaatre !

    1. L’avantage c’est qu’il y avait du monde, mais pas la foule étouffante du défilé!

      Sinon, ouais, la porte elle est michto, elle l’a toujours été et pourvu qu’ça dure.

      Et la quatre, M’sieur Pop, bah je dois avouer qu’elle me botte aussi. Allez. J’avoue. Je suis content.

  3. Je n’ai jamais apprécié les défilés de chars ! Mais là, n’ayant pas d’enfants à accompagner, j’ai fui la foule. Pourtant, ça avait l’air sympa du côté de la Carrière !
    Les chouettes taques, elles sont où ? Sur le musée Lorrain/art et traditions populaires ? On dirait un chardon défraichi, à droite, sur la 1ère.

  4. Bof, une St Nic sans neige, sans glace pour glisser sur la grand rue, c’est autant la tv du perniflard com’tedit, les vieux radotent, gentiment dans leur coin, on leur dit pas de fermer leur G…. mais c’est parce qu’on est poli, demain on ira boire une vodka, se peter un joint et on dira qu’elle teuf on a fait à la st Nicolas; ben moi je veux bien mais dans xxx années la st nic se passera a l’hyper marché DUCON entre le rayon des farces et attrapes … et celui des blagues à gogo_ danseuses ou à l’autre bout du monde parce que cela fait fun, l’important c’est que ce tas de con auras dépensé un max de fric, et que le 7 il réclame pas autre chose, et les autres tu me dira, ceux qui y crois encore aux lendemain qui chantent, aux trucs qu’on faisaient gratis avec deux bout de ficelle et de l’imagination, et ben tu pourra toujours te la mettre sous le bras, parce que là il faudra circuler il n’y aura plus rien a voir !!!!!!!

    1. Ouais, ça se tient et à la fois non. Marchandisation du bordel assez triste, spectacle super chouette, explosion de l’organisation géante, gamins ravis avec trois tonnes d’activités gratos avec que de la récup comme c’est le cas depuis plusieurs années, la ville pleine de vie, la ville pleine de cons, et les Saint-Nicolas dans les villages qui restent des trucs tranquilles avec marrons et vin chauds, trois stands de pâté et deux guirlandes et moi j’adore ça aussi, ouais. Je pense que c’est un peu plus contrasté que le message marketing bien lisse de la ville de Nancy, et un peu plus contrasté que le message aigri et rugueux des vieux qui radotent. Je sais pas où on est entre les deux, mais on est entre les deux. Bon, pas de neige, certes. Après si on s’en tient aux bulletins météo des cinquantes dernières années, globalement, la neige a été rare début décembre.

Laisser un commentaire