East Side Story #4 / Sandrine

En fait en ce moment je suis en train de parler de Nancy à des potes qui habitent à l’autre bout de la France et qui ne sont jamais venus, et je me rends compte que je pourrais très bien vendre Nancy tellement j’aime ça. Nancy je pense que c’est une des rares villes où tu peux ne jamais t’ennuyer sans un centime. Je trouve que c’est quand même déjà pas mal.

Nous rencontrons aujourd’hui Sandrine, la Haute-Saônoise qui nous raconte son amour pour Nancy, ses études à Nancy, Nancy qu’elle a quittée, Nancy où elle est revenue, Nancy qu’elle quittera à nouveau. Appartement dans une petite tour, dans le quartier de la banlieue ouest de Nancy connu sous le nom de Champ-le-Boeuf. Huitième étage, la vue porte loin de tous les côtés, en particulier vers le massif de la forêt de Haye. Tarte à l’abricot, lavandes en détresse dans la loggia, tout un bric-à-brac de choses et d’autres, des disques, des livres. Plein de choses à donner, à échanger, à commenter. Il est temps de se lancer dans l’entretien, un peu plus de vingt minutes de causeries locales, de parcours personnels, de souvenirs du boulevard Albert Ier des années 80. La Moselle et la Meuse en prennent pour leur grade, La Meurthe-et-Moselle et les Vosges boivent du petit lait.

Pardonnez-moi pour:

Le volume de ma voix souvent plus fort que celui de Sandrine. Placement de micro fâcheux.

Les petits craquements qui apparaissent à un moment: je ne suis pas foutu de rester en place, et je crains d’avoir joué sans y prêter attention avec mon stylo…

Bonne écoute!

2 Replies to “East Side Story #4 / Sandrine”

  1. Mouais….c’est fou cette lubie pour Nancy alors que j’ai le sentiment inverse….Nancy…ponctuellement beau…globalement moche…une vie de quartier quasi nulle…un tropisme centrisme…une vie culturelle sans aucune diversité….

    1. Je ne sais pas si c’est fou. Je ne pense pas. Ni qu’il s’agisse d’une lubie. Je crois que c’est souvent une question d’habitude, de milieu, d’attentes, et en partie de coups de bol. Pas mal d’histoire personnelle en fait. Dans la mesure où personne n’est objectif. Le beau, le moche, plus subjectif que ça, tu meurs. La vie de quartier, je l’ai vécu nulle dans certains quartiers, je l’ai adorée dans d’autres, pour la diversité de la vie culturelle, je n’ai jamais été déçu non plus, du moins en ne me tenant pas qu’à l’institutionnel. Mais avoir le sentiment inverse du mien (et de celui de mon interlocutrice) se tient carrément et est parfaitement légitime. Tant qu’on s’en tient à des sentiments et des impressions. En fait, je réponds ceci pour moi, hein, pas pour elle. Mes interlocuteurs me disent ce qu’ils veulent, et je fais de mon mieux pour ne pas avoir d’avis; en tous cas pour ne pas l’exprimer. Sinon, je devrais arrêter cette série immédiatement.

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