La Bresse grande banlieue

La Bresse ça reste une ville. Petite, certes, contrainte, c’est sûr, mais c’est une ville. C’est comme Gérardmer, d’ailleurs, de l’autre côté. Ces villes plutôt touristiques, quand tu en as vu les lieux à voir, ça devient aussi redondant que cette phrase. Et si tu y retournes encore et encore, ça vaut le coup d’aller voir plus loin, là où ton regard n’est pas poussé à se poser par les Offices de tourisme et les clips promotionnels du département qui s’est pris pour Michael Bay. Sur les marges, du côté un peu industriel, du côté pas beau si l’on s’en tient aux standards, du côté de la ZAC, de la ZI et autres acronymes que l’on n’aimait pas mais qui finalement n’étaient pas pires que les éléments de langage actuels (qui ouvrent le champ des possibles dans une synergie de territoire mobilisant les partenaires sur le coaching d’un pool d’éco-startups innovantes). Bon y’a aussi plein de belles choses qui sont chouettes sur les rebords de La Bresse. Quand je dis belles, c’est selon la norme ISO 9025 qui fixe la beauté réglementaire et républicaine en lien avec le roman national et autres machins morts et inertes.

C’est se dire que les villes mignonnes, ça reste des villes. Avec des gens qui y vivent, qui y travaillent, et que ça génère des choses sur un tissu urbain. C’est se dire que les gens qui ont visité dix fois le centre historique de Colmar et le connaissent comme leur poche ne connaissent pas Colmar, en fait, mais juste un petit quartier de cette ville.

Bref, La Bresse, cette ville que j’adore, et sa grande banlieue à l’infini. Le 9.3 de la vallée de la Moselotte. Le New Jersey vosgien, qui s’étend au-delà du Ruisseau du Chajoux et au bas mot jusqu’à la goutte de l’étang de la Cuve. C’est déjà autre chose que l’East River. La Bresse rpz. Bitch.

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