Sur les hauts de Villers-lès-Nancy

Quand j’étais môme, j’habitais en bas. Les quartiers récents dans le marigot. Si tu crois que j’en rajoute, je te dirai que l’un de mes grands-oncles n’a pas failli se noyer pendant la guerre pour rien, au carrefour entre l’avenue de la Libération et le boulevard Cattenoz. Car oui, on pouvait se noyer à cet endroit à l’époque, même si aujourd’hui, ce serait un sacré défi. Quoique, quand il pleut très fort, comme lors de cette nuit hallucinante du 22 mai 2012, le carrefour se retrouve immergé et devient une gigantesque flaque. Y’a pas de hasard. Mais alors. Moi, en bas, dans le marigot, j’allais à l’école d’en bas, et plus tard au collège d’en bas. C’est comme ça que pendant très longtemps, pour moi, Villers, c’était un tout petit quadrilatère compris entre l’avenue de la Libération, le boulevard Cattenoz, l’avenue de Brabois et le boulevard d’Haussonville (ce dernier étant déjà à Nancy). Voilà, ça se limitait à ça. On ne montait pas souvent sur les hauts. On n’avait pas la moindre raison de le faire. J’avais bien un copain qui vivait sentier de Hardeval, mais pour moi, c’était ailleurs. Un autre rue des Coteaux. Bon, à la limite. C’est rigolo les représentations qu’on a quand on est môme. Maintenant, je sais que le haut, c’est la même commune que le bas. Oui. Même si ce n’est pas du tout le même endroit au demeurant… Nancy et ses histoires de côtes et de plateaux…

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7 Replies to “Sur les hauts de Villers-lès-Nancy”

  1. Aaaaaahhh, bienvenue à vous, Villarois d’en bas. Vous vous hasardez sur des terres escarpées, c’est courageux de votre part. Pour prendre le quatrième de ces clichés qui me causent bougrement, vous vous êtes arrêté à quelques mètres de l’antre de Pop9, où une tartine de houblon est volontiers servie aux Villarois d’en bas en maraude photographique (on a pitié de leurs petits mollets).

  2. Je ne fais que passer, mais très souvent !

  3. Aaaaaahhh, mais vous êtes vous aussi éligible aussi à une tartine de houblon, le Villarois étant tout sauf xénophobe ou villarocentré.

  4. Aussi aussi, qwâââ…

  5. Mes mollets font ma fierté. Ils ne sont pas petits, mais puissants, vigoureux et fort développés. D’aucuns diraient athlétiques. Ah mais!

    Nonobstant mon accord à la tartine houblonnée, quoique ce jour là fut de semaine aux horaires de travail des gens honnêtes, j’ai donc supposé qu’il était vain de faire signe.

    Soit dit en passant, toutes mes excuses pour la phrase précédente, dans laquelle je vous traite sans la moindre vergogne de gens honnête, insulte ô combien délétère.

  6. Que ça doit être bon d’avoir les moyens d’habiter ce coin ! Pendant mon époque des Bouvreuils-lès-Vandoeuvre, Villers me paraissait agréable et socialement inacessible.
    Maintenant, ça doit rester financièrement inaccessible.

  7. Excellente analyse!

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