Paroles du mur

Nous sommes à Nancy, là-bas, rue Marcelle Dorr, à l’ancienne École normale, où l’un de mes grands-oncles usa ses pantalons avant d’entrer dans la carrière pédogogique où ses aînés étaient encore, les bougres. Les gaillards que l’on voit ici on fait le déplacement parfois de loin (merci les On/Off) pour venir, gracieusement, ajouter leur touche au travail sur les façades effectué depuis quelques années par Gilbert1. Qu’ils en soient remerciés, les gens désintéressés, modestes et enthousiastes comme eux, ça se fait rare. Même chez les punks. C’est dire.

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Nancy: rue Marcelle Dorr et quai Ligier-Richier

La rue Marcelle Dorr, c’est une rue oubliée. Portée disparue. Inexistante. Elle court le long de la voie ferrée, vers le nord, pour se terminer sous les murs du Grand Sauvoy. Elle prolonge le quai Ligier-Richier. Plus personne ne l’emprunte que les résidents du Grand Sauvoy, quelques rares joggers, deux trois tox, des promeneurs de chiens ou des collégiens d’Alfred Mézières qui coupent par le parc de l’ancienne Ecole Normale désaffectée pour rejoindre Scarpone. L’Ecole Normale, tiens. Du temps que ça tournait, les élèves instituteurs devaient animer encore le quartier, et lui donner de la vie aux moments pendulaires, comme qui dirait.

Aujourd’hui, la rue Marcelle Dorr, c’est un peu le désert, et c’est un peu triste. On porte le regard vers Ligier-Richier, pour voir passer les voitures qui débouchent de la rue Jean-Baptiste Thierry Solet ou de la rue Alix le Clerc, pour tourner invariablement à droite au bout, vers la ville qui bat son plein. Jamais vers Marcelle Dorr, ou alors pour se garer et filer au plus vite.

The Hidden Week-End: des détails

Le week-end dernier, je me suis donc retrouvé à observer le déroulement du Hidden Week-End avec le stress de ceux qui organisent un événement avec trois bouts de ficelle: comme quoi c’est possible. Il n’empêche que les installations sur les gravats du bâtiment de sciences de l’ancienne Ecole Normale de Nancy, rue Marcelle Dorr, étaient la partie qui m’échappait complètement. Elle était en effet le travail de Gilbert1, en écho aux façades, et restait une mystérieuse structure s’extirpant des blocs de béton, dont on ne pouvait, ou dont on n’osait pas trop s’approcher. Moi, les qualités esthétiques de l’ensemble m’ont beaucoup plu. Mais je dois bien avouer que dans le fond, ce qui me plaisait encore plus, c’était les « principes constructifs », pour la jouer pompeuse. C’était de voir comment tout était attaché, et comment on a fait tenir de manière efficace des planches de bois en jouant certes sur les points d’attache, mais aussi sur les rapports (et reports) de forces au sein de la structure. Et ce de manière, pour ma part, assez intuitive. Au final, j’ai maintenant envie de me précipiter en foret et de construire une cabane, mais pas une simple cabane, une cabane qui ressemblerait un peu à une installation de Gilbert1…