L’ESSTIN (Vandœuvre)

C’est pas nouveau, hein, je suis un mauvais coucheur qui aime râler arbitrairement et reprocher aux autres de le faire. Et j’aime bien ça, d’ailleurs. Du coup, je ne le cache pas, j’aime pas les grandes écoles, je me méfie des cursus réputés et bien nantis, et j’ai une défiance hargneuse envers les écoles d’ingénieurs. Pas les ingénieurs, non, les ingénieurs, ils m’ont rien fait. Les écoles d’ingénieurs non plus remarque. Mais je sais pas, c’est un truc viscéral très ancien, qui vient des tripes, que je ne maîtrise pas. Cette méfiance. Et ça date, hein, déjà collégien, c’était dans ma tête l’horizon à éviter, ce genre d’école. En terminale, j’ai refusé d’aller en prépa littéraire l’année suivante, comme on me le recommandait fortement, par exemple. Plutôt crever que d’aller là-d’dans. « Quand on voit vot’ réussite, on a envie d’échouer » comme disait l’autre. Je pense que je suis assez fâché avec la compétition. Si ce n’est avec la réussite.

Mais bon, comme je le disais, paradoxalement, j’ai pas le moindre problème a priori avec les gens. Tiens, j’te présente machin, ingénieur, bon bah salut machin, viens boire une bière avec moi et raconte-moi les trucs cools que tu fais. Tu vois? Les gens, individuellement, j’ai pas de problème avec. Même les pires hein. Tiens j’te présente machine, flic, bah salut machine viens boire une bière. Tout pareil.C’est avec le groupe, l’esprit de groupe, de corporation, le poids du clan, l’entraînement lourdingue de la bande, d’autant plus si elle se sent virile que j’ai un gros problème.

Alors que j’aime les équipes et les fonctionnements collectifs et communautaires.

Je comprends rien.

Bon, je te file 50 euros et je reviens la semaine prochaine, docteur?

Et sinon j’ai fait quelques photos de l’ESSTIN à Vandœuvre (me demande même pas pourquoi). C’est l’École Supérieure des Sciences et Technologies de l’Ingénieur. C’est pas beau, c’est pas moche, c’est comme c’est. Disons que ça a l’avantage d’être très cohérent, y compris -et surtout- dans les extensions récentes, qui respectent vachement et étonnamment bien les bâtiments initiaux. Enfin, au grand crédit de l’ESSTIN, la (sur)vie des Joutes du Téméraire, et c’est quand même pas rien.

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On ze road en Lorraine: les mauvais jours finiront

Ça mérite bien une petite chanson. Surtout quand on la cite pas très implicitement dans le titre…