Le Centre Pompidou de Metz (CPM)

Bon, on va pas en faire toute un histoire. Est-ce que j’aime le CPM? Non. Est-ce que j’y ai vu des choses intéressantes/inspirantes? Oui, c’est arrivé, mais pas toujours.

C’est toujours cette histoire que les grosses machines dont je me méfie par réflexe, et que je les soupçonne toujours de drainer un public et des fonds qui ne vont plus à des productions plus modestes et moins institutionnelles, voire de créer autour du « phare de culture » qu’elles sont, un désert culturel. Je ne sais pas si c’est le cas à Metz, et si le CPM contribue à écraser autour de lui avec sa grosse panse boursouflée les foyers de création plus modestes, à taille plus humaine, et sans maîtres, qui se trouvent à Metz, ou si un équilibre et un minimum de liens ont été tissés. Je serais aussi curieux, quoiqu’il y a déjà eu quelques échos à ce sujet, d’en savoir plus sur les conditions de travail faites aux salariés, en particulier les personnels de service. J’aurai peut-être des avis dans les commentaires?

A sa décharge, l’exposition « 1917 » m’avait vraiment beaucoup plu (j’y découvris avec un ravissement morbide l’œuvre sombre de Otto Dix et de quelques autres), et celle des « Vues d’en haut » n’était pas désagréable. Les collections permanentes -ou qui bougent un peu, car au milieu du grand vide froid et épuré qui n’est pas ma tasse de thé de certaines galeries, j’ai parfois du mal de comprendre comment ça marche-, les collections permanentes, écrivais-je, me laissent globalement assez indifférent. La vue sur Metz est magnifique, la structure du bâtiment est marrante. Marrante, hein, ça m’a pas retourné un ongle pour autant. La structure du mât est particulièrement vilaine, les courbes se laissent admirer. L’ensemble reste pour moi très froid et sans générosité, à l’image de ce que l’on voit à l’heure actuelle du nouveau quartier. M’enfin, c’t’à voir un coup, ou pour une expo temporaire qui titille.

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Un Coréen au Centre Pompidou de Metz

Ah? Le motif récurent de ce billet sera l’ami Kim, qui a été le bienvenu, qui est le bienvenu, qui sera le bienvenu. En attendant que j’aie l’occasion de m’encanailler à aller être le bienvenu chez lui!

L’ami Kim. On avait fait connaissance au chantier international en 2010, aux terrasses du Crany à Eulmont. Un mois de murs en pierre sèche à relever sous un cagnard de la muerte et à vivre ensemble comme des gros collectivistes autogérés crasseux, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, comme qui dirait, ça tisse des liens.

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