Aux alentours du dessous d’pont d’chemin d’fer à Champigneulles

Il est épique ce titre de billet. Au moins aussi épique que cette façade aveuglée de volets inamovibles qui te cueille au sortir de l’obscurité du dessous d’pont (formulation qui rappelle la théorie du con d’plot). C’est que ce côté de Champigneulles est glamour pour des gens comme moi qui s’arrêtent pour apprécier les nuances de gris d’un crépi à auréoles. Je suis toujours impressionné par l’effet que ça donne. Il était temps que j’en fasse une série, en déclinant tranquillement et sans me presser une poignée d’angles d’attaque possible pour cette façade et ses alentours.

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Champigneulles All Stars

En bas de Champigneulles, y’a les alentours du port et de la gare. Même si en haut de cette petite ville juste au nord de Nancy, y’a des gens chouettes dont il faut séance tenante aller voir le travail ici et , il n’empêche que le bas me fascine. Le bas de Champigneulles, il a le même problème assez chouette à l’oeil que Maxéville: c’est tout étriqué. La vallée de la Meurthe fait comme un goulot, de bouteille de bière, on peut le supposer, étant donnée la présence historique de brasseries dans les deux communes. Mais ce rétrécissement, vu de l’ère glorieuse de la technologie qui va plus vite qu’un cheval (qu’au final on se demande aujourd’hui si c’était une si bonne nouvelle d’ailleurs), ce rétrécissement, il a obligé les ingénieurs à tout tasser la route, le canal, la voie ferrée et même l’autoroute dans ce petit espace, que la Meurthe occupait déjà. Moi, opportuniste, je m’en contente bien, ça donne une densité de motifs qui me plaît vachement.

Alors, visite en pleine canicule du goulot de Champigneulles (où mon arrière-grand-père fit son apprentissage de serrurier dans les années 20), pas toujours glamour, mais à la fois, le glamour, c’est pas vraiment mon affaire.

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Nancy, le caca dans les airs, la mélasse dans l’atmosphère

Avec un titre comme ça, je me demande quels mots-clés vont encore amener des gens ici, tiens.

Je fais partie des gens qui quittent souvent Nancy par Malzéville et Pixerécourt. Et tu sais, y’a une belle vue de là-bas. J’y passais en fin d’après-midi pour rentrer dans ma cambrousse et cette lumière très glauque de jour de pollution atmosphérique toute pleine de méchantes particules, ça m’a interpellé. Ça m’emmerde sur le fond, mais je ne vais pas te mentir, ça fait aussi des images que j’aime bien. Alors au rond-point, hop, direction déchetterie, où la vue porte bien, et c’est raccord avec le thème. Et puis en repartant, pourquoi pas passer par la route de Lay-Saint-Christophe, pour prendre quelques photos depuis le pont au-dessus de la voie de l’Amezule, là où les regards portent vers Champigneulles, la cheminée des brasseries, qui sombrent dans le fond? Pourquoi pas? (je ne te le demande pas vraiment, hein, c’est plus un effet de style, si tu veux).

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Les brasseries de Champigneulles (en 2011)

Eh bien! Si le mouvement des micro-brasseries a fait des tas de rejetons de qualité, faisant en tous cas notre plaisir par sa diversité, n’oublions pas qu’il reste une grande brasserie industrielle en Lorraine, survivante d’une époque maintenant lointaine où elle étaient nombreuses. Champigneulles tourne toujours, se reflète toujours dans les eaux de la Meurthe, et pas de la Moselle, comme l’expliquait pourtant de manière ostensible et pathétique à ses camarades un vieux bourgeois parisien dans le train ces derniers jours.

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Quand je reviens de Nancy (et du Faubourg…)

Le Faubourg des III Maisons, et plus encore la rue Vayringe, c’est mon quartier, c’est comme ça, même si je n’y habite, c’est encore mon quartier, celui que je me suis choisi il y a huit ans. Quand je repars, pourtant, les jours de belles lumières, je suis aussi content de retrouver ma rue toute calme, comme j’aimais entendre les voitures rue Vayringe. Je suis un schizophrène de l’habitat.

Faisons la route ensemble, comme on dit à la radio locale.

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