Tourisme et volaille

J’aime bien Nancy l’été, même si j’aime mieux d’autres saisons. J’aime bien Nancy le reste de l’année, avec sa patate, ses bars, sa vie nocturne, ses animations de partout, de tous genres, institutionnelles, indépendantes, voire autogérées, et ses gens cools. Mais l’été c’est calme. Indolent. Ça a son charme. Les touristes sont massés place Stanislas puis se dispersent en ville tant les sites à voir à Nancy sont isolés et répartis sur toute l’agglomération. Déjà place Carnot, c’est calme. Comme si on avait eu la riche idée de brûler les voitures qui avaient tenté de rentrer en ville. Cette dispersion des sites touristiques dans Nancy, c’est sympa, ça oblige le visiteur à traverser des vrais quartiers parfois, là où c’est pas nécessairement beau. Nancy, calme l’été. Avec ses spectacles parfois bons, mais toujours grosse dondon consensuelle bien huilée, place Stan ou ailleurs. Car il ne faut pas effaroucher le touriste, tant on sait que le touriste des statistiques économiques est souvent une volaille grégaire qu’effraye la vue de la fourrure du renard au coin du bois, et qui s’envole aisément en essaim vers des cieux plus formatés. Et j’vais t’dire, j’en sais quelque chose, j’en suis un, moi, de touriste, quand je ne suis pas à Nancy. Et buvant le calice jusqu’à la levure, car je goûte la bière bien plus que le vin, même de Toul, j’aime ça, moi, être un touriste. Faut-y êt’ con, quand même.

Du coup, quelques photos de ce que viennent voir les touristes à Nancy, point de vue réducteur et très partial, vu qu’il est lié à « je passais par là à pied » et il faisait chaud et je voulais rentrer, mais pas sans essayer mon nouveau 50mm. Point de vue afférent sur de bien jolies choses néanmoins.

Là j’ai utilisé un effet filtre machin. A la fois ça fait bien, mais à la fois ça fait con.

Là, parfois, même si ça se fait trop rare, j’entends des gens s’extasier sur le génie gothique du Moyen-Âge.

Ah. La chapelle des Cordeliers. Que j’aime vachement bien.