Aujourd’hui, c’est Nancy banale, touristique, et belle quand même

Et puis tu ne peux pas toujours cracher dans la soupe. Je chouine souvent, je fais mon malin, en disant ouais, moi, je suis pas l’Office de Tourisme, moi je vais te montrer Nancy comme tu ne l’as jamais vue, avec des bons plans inconnus. Mais hé, c’est un coup à finir par monter une saleté de startup mignonne avec des visuels tendance axés sur un cœur de cible beaucoup trop branché et aisé pour moi. Bref, rien d’intéressant. Alors je fais tout le temps la navette entre la ville évidente, et la ville farouche. Je ne sais pas où me poser tant j’aime les deux, alors je me pose partout. Je ne peux ignorer le plaisir que j’ai à passer place Stanislas ou en Vieille Ville, mais on connaîtra cependant largement l’affection intense que j’ai pour les ruelles du quartier Oberlin, pour deux trois petits parcs perdus, pour les bas-fonds de Maxéville ou de Vandœuvre.

Aujourd’hui, c’est la Vieille Ville qui tient le haut de ses pavés, et c’est quand même bien. Quand même.

 

Dans Nancy avec le noir et blanc

Y’a des journées faites pour le noir et blanc. C’est comme ça. Tu sors de chez toi, tu renifles l’air, ton regard t’informe. C’est un bon jour pour ça. Et Nancy est aussi bien adaptée à la situation. Parce que Nancy est très minérale, et le noir et blanc aime bien ça. Et encore, c’est assez faux, Nancy a beaucoup de petits parcs et finalement bien plus de verdure qu’il n’y paraît, mais répartie dans toute la ville sauf au centre. De fait, le centre est très minéral, c’est vrai, ville vieille et ville neuve sont le royaume de la pierre, du béton et du macadam. Ce qui n’est pas pour me déplaire mais rebute parfois les visiteurs. En tous cas, ce jour-là, ça n’a rebuté ni mon appareil ni moi.