Petit matin d’été dans le Grand Couronné

Tu entends comme on n’entend rien? Si, les insectes. Oui, au loin une voiture. Mais une seule. C’est un dimanche matin. La nuit se cache pour mourir. Mais quand même, ce silence du décor. Seuls, très présents par contraste, les bruits immédiats. Tes pas sur le chemin, comme si tes oreilles étaient greffées à tes pieds. Tes pas dans ton tympan, juste juste à côté. Ta déglutition. Ton cœur parfois. Bruyants. Un vacarme que fait ton organisme. Et puis voilà que tu approches d’une haie, que tu traverses un défilé de buissons. Et les oiseaux t’accueillent. Ils sont légion, mais pépient doucement. Une explosion douce et dense.

C’est un petit matin d’été dans le Grand Couronné le 11 juin 2015, il est 5H32. Tu as quitté la maison à la nuit mourante. Tu la rejoins au jour naissant. Il fera chaud aujourd’hui. Et le café sent bon comme jamais.

DSC_3817

DSC_3818

DSC_3820

DSC_3825

DSC_3828

DSC_3832

Une nuit de pleine lune dans le Grand Couronné

 

On ne m’ôtera pas de l’idée que quand au milieu de la nuit, seul, au moment où la lune n’est plus spectaculaire ni photogénique, mais dure et un peu trop brillante, quand on fait une photo comme ça, dans une rue sans lumière, il y a toujours le risque de voir sur le résultat apparaître des gens qui ne devraient pas être là. J’adore ce petit frisson, que j’entretiens. Et j’adore m’en aller un peu trop précipitamment en sifflotant pour me donner une contenance absolument pas crédible une fois que c’est dans la boîte.

 

DSC_1049

DSC_1044