Tout cassé (novembre 2013)

Bon, ça va bien cinq minutes hein, les petits arbres gentils, les champignons délicats et la brume vibrante d’humidité qui nimbe les plaines purpurines, colorées par un soleil oblique qui transperce l’aurore et… hein, voilà, c’est ce que je dis, ça va bien cinq minutes.

Alors que tout près, y’a la ville, y’a Nancy, et que en haut de Nancy, y’a la cité scolaire Saint-Joseph qui n’en finit pas de crever, les responsabilités qui n’en finissent pas de rebondir contre les questions vulgaires de gros sous.

La cité scolaire Saint-Joseph. Moins purpurine que les plaines, moins gentille que les arbres, moins délicate que les champignons, pas spécialement bucolique à l’aurore, même transpercée par un soleil oblique, la brume lui va cependant assez bien. Beaucoup plus sale, cradingue, dangereuse, puante (depuis les incendies), effrayante, dépaysante, absurde et délabrée, il ne faudrait pas croire, cependant, que ce ne sont pas des qualités.

On a quand même le droit d’aimer en même temps la ville crasse, oppressante et bétonnée et les sous-bois, les étangs et la brume vibrante d’humidité qui nimbe les plaines purpurines, non?

Bordel!

Merde alors!

_DSC9005 _DSC9006 _DSC9007 _DSC9008 _DSC9009 _DSC9016 _DSC9017 _DSC9020 _DSC9021

A Saint Jo…

Retour à Laxou. Le commentaire d’un lecteur me rappelle que j’ai encore beaucoup de photos de l’institution Saint-Joseph, qui a été abandonnée par l’évêché comme un vieux chien galeux, permettant un saccage incroyable des lieux, et la destruction de beaucoup de matériel, sans compter, ce qui me fait le plus mal au cœur, une partie du CDI. Quand j’y étais allé, tout gisait à l’abandon, dans un désordre incroyable. Perdu. Gâchis, assez irresponsable, je trouve. On notera, mais c’est modestement intéressant, que sur l’avant-dernière photo prise de la terrasse, l’immeuble qui apparaît au loin a été habité par mon père quand il était ado.

Sur l’Institution Saint-Joseph

L’Insitution Saint-Joseph à Laxou. L’établissement a fermé dans des conditions exécrables, établissement qui semble-t-il n’était plus qu’une patate chaude et coûteuse, qu’on se refilait tant ses comptes étaient brûlants et certains tauliers peu scrupuleux. J’ai tapé la causette avec quelques anciens élèves, et j’en ai eu des échos plutôt négatifs, tant sur la pédagogie, que sur les coteries entre certains membres de l’équipe « civile » et religieuse. Mais ce sont des gens qui y ont été scolarisés il y a longtemps, et qui ont du recul. Car dans tous les cas, je comprends aussi les réactions des élèves en cours de scolarité qu’on a brutalement retirés de l’établissement, et les groupes de copains qui se voyaient déjà ensemble jusqu’à la fin du lycée, être éparpillés dans tous les coins. Ils s’en sont ouvert sûrement à la fin d l’année 2009 sur la porte des toilettes du hall de la cour -qui est un très chouette hall d’ailleurs-.