Nancy, 2002-2004

Au programme, un orage avec arc-en-ciel rue Charles de Foucauld (et au fond à gauche les immeubles du quartier Jéricho-Saint-Michel côté Saint-Max qui sont encore en place), la construction de la passerelle piétonne doublant le pont de la Concorde qui franchit la Meurthe au niveau de la Méchelle pour relier Tomblaine et Nancy, et les rives de la Meurthe au niveau de la Méchelle juste après le bazardage des très chouettes jardins ouvriers pour faire une grande pelouse idiote, humide et inutile (notons au fond le stade Marcel Picot nouvelle version qui n’est pas encore terminé). Voilà voilà.

Le retour de Nancy des hauteurs

Le Plateau de Malzéville, c’est entre autres le point de vue depuis la table d’orientation, dégagé quand la tempête de 1999 est venue ratiboiser le bois qui se trouvait ici par le passé. Point de vue où on est nombreux a avoir passé du temps, emmené des gens, de la famille, des amis, un amoureux, une amoureuse. Où on a fait des feux et mangé des merguez premier prix qui militent activement pour la fin du monde. Là où je passe parfois en rentrant chez moi pour respirer un peu l’air vicié de la cuvette, regarder Nancy, et plus au loin, La Madeleine à Laneuveville, les banlieues est et sud, et à l’horizon, souvent, les Vosges.

Le Plateau de Malzéville, et ses générations passées et futures en mobylettes, en scooters, et demain en hoverboards, va savoir.

Alors allez, on plonge dans ce Nancy-là.

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Tiens. La Meurthe. Nancy est dans sa vallée. Avec le pont de la Concorde, sa passerelle sur l’île et l’étang de la Méchelle, au second plan le pont de Tomblaine, et au fond, Jarville (et la microbrasserie Grenaille qu’on ne voit pas, mais où il faut aller) et la tour des Coop sur la droite.

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Au premier plan, l’aérodrome d’Essey, puis le tir de barrage tout sale des pavillons de Saulxures, et au fond la soudière Novacarb de la Madeleine à Laneuveville.

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Une vue vers le centre tout hérissé de Nancy, avec sur la droite ma copine la tour Joffre-Saint-Thiébaut. Devant les immeubles, dépasse un peu l’église Saint-Sébastien, et au premier plan à gauche, la cathédrale, avec à droite la caserne Sainte-Catherine (une des plus vieilles de France).

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Ici, ce n’est pas évident, mais c’est un quartier que je trouve très joli. C’est le Haut Rivage à Saint-Max, et je ne suis pas objectif: je n’y ai jamais vécu, et son architecte était André Lurçat, un type pour lequel j’ai vachement d’affection, mon copain imaginaire avec Jules Criqui quand même. Derrière, la grosse bouse de stade Marcel Picot au bord de Tomblaine, en face duquel j’ai vécu mon adolescence.

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On revient sur la vallée de la Meurthe, d’un peu plus près.

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Une vue plus générale de la cuvette. On voit bien le centre, Vandœuvre se dessine au fond à gauche, au pied du plateau de Brabois. En bas à droite, les fameux Grands Moulins, et juste derrière eux, le grand parc de la Pépinière, derrière laquelle on distingue, mais faut le savoir, un des pavillons clairs de la place Stanislas.

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La vue se décale un peu à gauche. Tout au fond, l’émetteur de Ludres. Au pied de celui-ci, s’étalent les cités de Vandœuvre. Tous les quartiers de Nancy que l’on voit ici sont ensuite assez difficiles à distinguer faute de grands points de repère. Notons sur la droite une tour un peu plus haute que les autres, c’est celle de l’Étoile, et juste à sa droite, la grande gendarmerie. Au premier plan, des bribes de Malzéville et de Saint-Max.

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Vue vers l’aérodrome d’Essey et la plaine Flageul à Tomblaine (où l’on pratique parfois le trollball, oui, renseigne-toi), et au premier plan, ce petit quartier d’Essey dont je dois bien avouer ignorer le nom alors que je passe souvent devant. Mouzimpré? Oui, ce serait logique, mais je ne suis pas sûr.

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En rentrant du plateau, je rentre par la très jolie banlieue perchée et aisée de Dommartemont. Tout un état d’esprit.

 

Belle journée à la Méchelle

Les jardins de la Méchelle, Tomblaine, 1998. Avant les projets débiles et hygiénistes proposant de les écraser de béton et de bitume pour faire plaisir à saint Con. Au premier plan, le potager du vieux Turc de la cité Fruhinsholz avec qui on faisait du troc, et aussi de la causette, ça va de soi. Ah bah c’est sûr qu’avec la grosse route pourrie bordée de gazon moche qui a pris la place de ce potager, on faisait moins de troc, et pis on causait moins du coup. Une route sans intérêt et un jardin, ça porte pas tout-à-fait les mêmes valeurs, faut dire.

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Ma bonne vieille Méchelle

Vue depuis Tomblaine vers la Méchelle à la fin des années 1990, au pied du pont de la Concorde, comme je l’ai connue longtemps, c’est-à-dire avec des vrais jardins sans parkings, sans accès à l’eau par une large route, sans redécoupage des rives (c’était un vrai étang, alors), avec des pêcheurs, et sans promenade clinquante et utile aux propres sur eux en roller. Dans le fond, il y avait encore la cheminée de la RIMMA que je n’aimais pas, et pourtant qui m’a fait une émotion bizarre quand j’ai assisté à son dynamitage. Tu ne l’aimes pas, mais elle fait partie de ta vie. C’est comme si un eugénisme bizarre était passé pour te rendre les choses meilleures malgré toi, et ce « malgré toi » est bien plus douloureux que de porter des laideurs.

Car moi aussi j’ai mes côtés réac’, bordel à cul! (de vierge enceinte, pour Monsieur Caussimon, qu’on peut écouter ci-dessous en se pâmant, pour accompagner ces quatre photos passéistes…).


 

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Meurthe-Canal version 2002 (Nancy)

Tiens? Encore un vieux quartier de Nancy qui agonisait avant d’être remplacé par du normalisé. Le quartier Meurthe-Canal, en 2002, au moment du chant du cygne (bien avancé), ou de la fameuse curée. Bon, dans le fond, je ne critique pas le fait de recycler, refaire, parfois détruire pour du mieux. Mais vu la gueule des quartiers efficaces et sans génie qui sont sortis de terre depuis, des Rives de Meurthe à l’horrible nouvelle version du Port-aux-Planches… bon, voilà quoi. Le projet de l’Île-de-Corse m’interpelle un peu plus. J’attends de voir ce que ça donnera.

L'ancienne gare Saint-Georges, incendiée, puis ici en cours de démolition
L’ancienne gare Saint-Georges, incendiée, puis ici en cours de démolition

La Méchelle, en passant vite fait sur l'autre rive de la Meurthe, lors des travaux qui lui ont donné son visage actuel respectable et bien-pensant, et qui au détriment des jardins qui y survivent devrait carrément devenir rentable et performante, en plus. Et morte, aussi.
La Méchelle, en passant vite fait sur l’autre rive de la Meurthe, lors des travaux qui lui ont donné son visage actuel respectable et bien-pensant, et qui au détriment des jardins qui y survivent devrait carrément devenir rentable et performante, en plus. Et morte, aussi.

Du côté du Chemin des Cinq Piquets et de "Nancy-Bâches", il ne reste déjà plus grand-chose
Du côté du Chemin des Cinq Piquets et de « Nancy-Bâches », il ne reste déjà plus grand-chose

Du côté du Chemin des Cinq Piquets et de "Nancy-Bâches", il ne reste déjà plus grand-chose
On vient buter sur le canal du côté de la rue du Progrès.

Le quartier du Port-aux-Planches
Le quartier du Port-aux-Planches

Le quartier du Port-aux-Planches
Le quartier du Port-aux-Planches

L'ancien club d'aviron, qui, lui, est toujours là aujourd'hui. De plus en plus irrécupérable, avec un avenir de moins en moins probable.
L’ancien club d’aviron, qui, lui, est toujours là aujourd’hui. De plus en plus irrécupérable, avec un avenir de moins en moins probable*.

L'ancienne gare Saint-Georges, incendiée, puis ici en cours de démolition
L’ancienne gare Saint-Georges, incendiée, puis ici en cours de démolition

La voie ferrée Saint-Georges
La voie ferrée Saint-Georges

*NOTE: Entretemps, une personne qui suite la page Facebook (eh ouais, groovy baby) me contredit et me fait savoir que la mairie serait bien décidée à y développer un projet de guinguette. On notera que je suis bien content qu’on me contredise pour m’annoncer des trucs comme ça.