Le matin de l’orage dont on parle 5 – Pour en finir, rue Jean XXIII, rue Charcot, rue Barthou et au-delà…

Voilà, à une semaine de l’inondation, il n’en reste que peu de marques, on a nettoyé, rangé, lavé. Mais ça c’est vu de l’extérieur. Parce que c’est sans oublier qu’à l’intérieur des maisons, sous les maisons, on lutte toujours contre l’eau, l’humidité, la moisissure et la disparition de ses biens, et de ses vieux souvenirs noyés…

Et puis la factrice qui zigzaguait au milieu du caillon, et distribuait le courrier. Très classe. A cette occasion, souviens-toi que al prochaine fois que tu râles contre la Poste, fous la paix à la postière, fous la paix au monsieur du guichet, qui sont des gens comme toi, et vas t’adresser, si nécessaire par le truchement d’une arme contondante, aux directions et à leurs managers débiles mentaux car frais émoulus des écoles de commerce et de management de merde, dont on se demande une seconde quel rapport elles ont avec un service public, si ce n’est collectif et essentiel comme celui-ci. Andate a morire ammazzati, tas d’cons.

En passant, une pensée pour le vieux salon de coiffure de l’Antonio, et une pensée pour sa fille, que j’aimais bien. Et bon courage à la personne qui a repris, et que je ne connais pas.

Au château de la Meurthe à Saint-Max, sur la place devant la bibliothèque municipale, il n’y a plus de sable dans les cagettes à pétanque. Et puis la place elle-même est un peu ravinée…

Au bord de la Meurthe, le chantier du Jéricho a coulé gentiment sur le chemin. Donnant lieu à quelques contorsions…

Voilà, on en termine avec ce matin du 22 mai 2012. Du moins en images.

Trop d’eau à Tomblaine

Mars 2000. Si dans ce coin de la Méchelle, à Tomblaine, la terre est si bonne (d’où l’intérêt de transformer les lieux en parkings et équipements de loisirs plutôt que de garder les jardins actuels, cherchez l’erreur…), c’est que c’est le bassin d’inondation de la Meurthe. Et que ça te fait de la terre magique. Que c’est pas par hasard si c’était un beau quartier de maraîchers avant d’entamer une lente agonie mi-urbanistique, mi-footballistique. Toujours est-il que ce genre d’endroit, ça attire l’eau, et que les bonnes chaouées ont tendance à bien engorger les égouts.

 

Du Pont de La Concorde

Le Pont de la Concorde, c’est un pont sans âge, sûrement né des années 60… mais les sources restent muettes. Oh, les sources facilement accessibles, hein. C’est pas comme si c’était mon métier. Ce pont, il enjambe la Meurthe, et anciennement l’étang de la Méchelle, devenu plan d’eau insalubre, et que j’aimais bien. Il faisait aussi le lien au bout du Nancy industrieux avec la banlieue, Tomblaine. Tout ça il le fait toujours. Il a un beau nom, hein? Malgré ses embouteillages récurrents et le pare-choc afférent que mon père y a laissé un jour de la fin des années 90. « La Concorde ». On y passe tous les jours et on n’y pense pas. la Concorde. Un beau projet, faut croire. Moi, le pont, j’y passais pedibus quand j’allais très tôt, avant les bus, attraper le tout premier train pour les Vosges. Direction gare de Nancy. Via le chemin des Cinq Piquets, qui a quelque peu changé de gueule depuis. Et j’ai jamais oublié qu’on y avait une vue chouette du nord de Nancy, qu’il s’agisse du plateau de Malzéville, de ses pentes, jusqu’outre Meurthe, vers le Haut du Lièvre. Alors je reste content d’y passer, même si ce coin est devenu bien plus propre sur lui qu’il n’en aurait peut-être eut envie… enfin, j’dis ça… j’en sais rien, hé. C’est juste comme ça que je le vis.

Mais ces vues… allez. Ça mérite des exemples:

Si tu vas te promener par là, tu me feras le plaisir de faire abstraction des aménagements pour les bonnes familles trop honnêtes pour être honnêtes, et tu penseras à l’étang de la Méchelle que j’ai connu, décharge à mobs et temple des pêcheurs souvent sans carte… ça me fera plaisir. Après, tu noteras que c’est aussi ton droit de préférer comme c’est maintenant. C’est pas moi qui te jetterai la pierre…