Aller vers Toul mais s’arrêter à Dommartin

Dommartin-lès-Toul, c’est une commune pas simple je trouve. La parcourir à pinces, ça désoriente, on ne sait pas comment quitter l’axe principal et puis finalement on se dit que très simplement il suffit de s’enfiler dans une rue latérale. Mais les zones sont floues, on ne comprend pas quoi va où, on termine dans des friches végétales ou non, y’a de la vieille voie ferrée qui fait un faux obstacle, et la Moselle qui en fait un vrai. C’est un endroit de la France du fond, et je l’aime beaucoup.

Un après-midi d’été en Lorraine -3- Liverdun

Bon, c’est sûr que vu la gueule à septembre, pas très indien, ou alors bien du nord, mon après-midi d’été paraît loin. Mais il n’empêche. Me voici soudain à Liverdun. La Moselle papillonne là. Au pied de Liverdun. Sur son cours, les arbres s’inclinent, et c’est toute la lourdeur étouffante de cette journée d’été qui se trouve sous ce couvercle. L’eau a une couleur profonde, elle semble profonde, elle est épaisse, même elle ne saurait être fraîche, mais pourtant sa vue rassure. Les insectes volent comme au ralenti, parfois un léger souffle vient rider la surface. Filtré par les arbres, se reflétant dans l’eau, la lumière semble vaporeuse, glissante, la rivière ne coule pas, elle suinte. La Moselle en été.