Des Serbes et des Hurteloups, et même des Bulgares, des Biélorusses et des Lorrains et des Gabonais place Stanislas ou à l’Hôtel de Ville de Nancy

C’est rigolo, parce que tout du long du Festival de Chant Choral de Nancy, j’ai eu une impression de sérénité, et si autour de moi, je voyais du stress chez les organisateurs, chanteurs, parce que dans une organisation, il y a surtout des trucs qui foirent, quoiqu’on fasse, ça restait à taille humaine, comme qui dirait. Mais j’ai quand même bien rigolé quand on est arrivé au moment des concerts à l’Hôtel de Ville place Stanislas: j’ai rarement vu un personnel aussi tendu, se noyant manifestement dans un verre d’eau avec une aisance déconcertante: faut croire qu’ils ont bien la pression. Le prestige ça rend un peu idiot, faut dire.

Sinon, les Grands Salons, c’est toujours aussi dur d’y faire des photos. C’est beau et prestigieux pour y chanter. Mais pour les photos, mazette!

Du coup, j’ai eu l’occasion de voir d’autres chœurs, et je dois avouer que le chœur biélorusse Salutaris (en blanc et noir sur les photos) m’a bien calmé. Voire fortement impressionné: ces gens sont redoutablement excellents, et le disque que j’ai acheté me le confirme régulièrement.

Allez, hop, encore de la photo bancale dans des lumières compliquées.

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Le Grand Couronné rutilant (et encore le Pain de Sucre)

Qu’est-ce que c’est beau. Sans déconner, tu quittes Nancy par Dommartemont comme moi, tu descends un peu, tu passes la maison sur la gauche à la sortie du bois, et là à ta droite, tu t’arrêtes. Hop. Et là, c’est toujours toujours beau. Là-bas, Seichamps se termine gentiment, juste là, le Pain de Sucre, inviolé, monte la garde contre le flot de l’urbanisation, dans le creux ici, Agincourt, et au-delà le plateau avec Eulmont, le bout de Lay, le début d’Amance, de Bouxières-aux-Chênes; on devinerait presque Dommartin… ah bah oui, mais à l’horizon, y’a en plus souvent un peu de Vosges qui pointent. Et puis le soleil est toujours très bien, quel que soit l’angle. Un bien chouette endroit.

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Circuler à Spillmann

D’un étage à l’autre, les couloirs de cet hôpital abandonné te donnent des impressions très différentes. Circulation aérée, lumineuse, contrariée, cafardeuse, angoissée. Tout y est. Les lumières comme les ambiances changent sans cesse. Un peu de vent fait claquer des portes hors de vue. Le moindre courant d’air se transforme en bruit tenace. Dans ce couloir, tu guettes par dessus ton épaule en permanence, dans cet autre, tu redoutes obscurément ce que va te révéler ton cheminement; enfin, certains sont des gisements de lumière, des aérations, des méditations apaisées.

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Des écrits à Spillmann

Dans un hôpital abandonné, tu trouves toujours des petites choses, sur les murs, parterre, que tu n’avais pas remarquées la fois précédente. Certaines semblent même apparaître comme ça, sans raison, de manière incompréhensible. Elles n’étaient pas là avant. Elles ne seront plus là après. Fixons-les ici, alors, ces échos lointains et mourants de la vie d’avant, ces quelques mots sur les murs qui tentent aujourd’hui de rivaliser. Les mots restent…

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Quand je reviens de Nancy (et du Faubourg…)

Le Faubourg des III Maisons, et plus encore la rue Vayringe, c’est mon quartier, c’est comme ça, même si je n’y habite, c’est encore mon quartier, celui que je me suis choisi il y a huit ans. Quand je repars, pourtant, les jours de belles lumières, je suis aussi content de retrouver ma rue toute calme, comme j’aimais entendre les voitures rue Vayringe. Je suis un schizophrène de l’habitat.

Faisons la route ensemble, comme on dit à la radio locale.

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Lerebourg: du dehors et des fresques de Guingot qui disparaissent dans l’indifférence générale…

La confiturerie/conserverie Lerebourg/Materne de Liverdun a des extérieurs un peu fouillis, un peu sauvages. Et aussi, comme on le voit sur la dernière photo, des restes de fresques de Louis Guingot, artiste méconnu de l’École de Nancy. Malheureusement, de mois en mois leur disparition s’accélère, et il n’en restera bientôt rien, des peintures de ce Vosgien original, mort en 1948 à Lay-Saint-Christophe.

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La Meurthe agitée

Y’a comme ça des moments où tu es un peu en colère, agité, tu cherches les noises pour te défouler, et celui sur qui ça va tomber, il va dérouiller. Toi aussi, ça doit t’arriver, va pas me dire le contraire, les mensonges ça m’agite. Ah, bah la Meurthe, on a du beaucoup lui mentir, parce que ces derniers jours, elle avait manifestement besoin de se défouler!

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Voilà. Lay-Saint-Christophe, sous la passerelle du Moulin Noir. Ça dépote pas mal.

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Et là, on descend un peu plus bas. Sur le côté chelou où je me baignais parfois quand j’étais gosse, au confluent avec le petit ruisseau gentil qu’est l’Amezule. Sauf que l’Amezule, elle est comme tous les ruisseaux gentils: si tu lui mens un peu trop, elle se fâche toute rouge et elle t’inonde les panards si ça lui chante. Là, je rencontre ce retraité des aciéries de Pompey, caméscope à la main, qui traque les martins-pêcheurs. On cause un peu. Puis il est temps de rejoindre P* qui ramasse des fleurs de pissenlits pour faire du vin. L’Amezule continue son bordel dans le fond, de concert avec la Meurthe.

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Petit tour au Moulin Noir proprement dit avant de rentrer: ah bah oui, l’Amezule s’exprime, aucun doute.

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