Vayringe et le Crosne

Ce quartier de Nancy, entre le canal et la Meurthe, quand j’y suis arrivé, j’ai rapidement compris que j’y serais bien. Mieux même qu’au Faubourg. Un matin je me suis levé tôt, et j’ai été faire mes premières photos d’habitant du quartier, par la rue du Crosne, jusqu’aux anciennes tanneries Luc, puis remontant par la rue Virginie Mauvais. Avec un certain atavisme… longue série.

Aujourd’hui dans mon quartier

La rue Vayringe et puis un peu le Faubourg des III Maisons, et puis un peu les impasses de type ruelle de Vitrimont, et la voie ferrée Saint-Georges désaffectée. A Nancy. Mon quartier. Aujourd’hui, festival Pop Up, arts du cirque comme on dit, contes, théâtre de rue, de ce que tu veux. Un peu partout. Aux fenêtres chez les gens, sous des porches, à la maison de retraite, sur la voie ferrée. Un festival mi très sympa, mi-qui-attire-un-public-d’intellectuels-de-gauche. Il vaut mieux ça que les intellectuels de droite, tu me diras, même si dès fois j’ai des doutes, tant la « gentrification » est un cancer effrayant. En attendant, y’a quand même des choses très sympatoches, et puis réinvestir les espaces abandonnés c’est cool. Ce serait, surtout pour la voie ferrée, bien couillu de concevoir un tel festival le jour du début des travaux qui vont transformer ce petit coin sauvage où on croise en pleine ville des renards très tôt le matin en « pénétrante » destinée à aider un peu plus les voitures à pénétrer dans ma ville qui s’en passerait bien, mais c’est moi qui le dis. Comme ça. Y’aurait le festival teigneux un peu sauvage et les travaux seraient emmerdés, histoire de pas être autorisé par les chefs à faire ce qu’on fait et de faire un peu chier dans les chaumières dominantes. Bref, néanmoins, c’était aujourd’hui une très bonne journée, des contes chouettes, des pestacles chouettes et des choses sur mon trottoir, jusque sous ma porte dis-donc, et merci d’ailleurs à l’auteure voisine pour le clin d’œil écrito-photographique (oui, j’ai le droit).