Retrouver Nancy

Revenir à Nancy. Le déconfinement. Quel vilain mot, quel bon moment? Pas si bon, tant nous avons le sentiment d’être toujours en sursis, sur la sellette, tant le risque que cette maladie à la con nous rebondisse à la gueule une fois de plus. Et puis un couvre-feu, c’est sinistre au demeurant. Je ne juge pas les mesures en elles-mêmes, car je serais bien emmerdé si on me demandait ce qu’il faut faire. Mais il ne faut pas se voiler la face et se dire que ça se passe bien. Il faut regarder en face les conséquences de tout ça, de ce mal manifestement nécessaire. Et il va falloir prendre les problèmes à bras le corps. Le retour à la normale? Oui, mais soyons lucides, la normalité à venir ne signifie pas le retour à celle d’avant l’épidémie. Rien que parce qu’il va falloir payer la facture sociale, économique, psychologique de tout ce cirque. Mais elle sera normalité, et on pourra à nouveau se projeter avec des règles du jeu plus claires et qui ne changent pas tous les deux jours… je l’espère en tous cas.

Et puis en attendant, revenir à Nancy. Nancy ne m’a pas tant manqué pendant le premier confinement. Mais avec l’arrivée de mes beaux jours d’hiver, de ce Nancy froid et gris que j’aime tant, avec les ambiances de la Saint-Nicolas qui me sont précieuses, oui, Nancy cet automne m’a manqué. Je travaille en banlieue, mais c’est ce Nancy enveloppé d’obscurité dès 17H00 que je veux, ce sont ces coins reluisants devenus louches et étranges la nuit qui me manquent. Retour à Nancy. Pour de bon, peut-être.

Causerie hivernale avec le parc de la Pépinière de Nancy

La Pep’ en hiver, ça balance. D’abord c’est calme, on a arrêté de venir y pique-niquer en laissant ses papiers gras ou pas dans dans les pelouses, on a cessé de venir y emmener ses enfants voir des animaux moribonds et les éduquer à tolérer la captivité. Le Nancy Jazz Pulsations est terminé, avec ses très bons et ses moins bons concerts, le parc est rendu à l’hiver. Il faut une bonne neige pour que l’animation y revienne, qu’on s’y agite, sur des luges improvisées ou achetées à des prix discutables dans les magasins afférents. Les bonnes neiges ne durent jamais. Tôt, le matin, on y rencontre plus de corneilles que d’humains. Il fait froid, même au soleil. Le parc est assez grand pour avoir une parole. Raconter des choses. Son hiver, son repos, le ronflement froid du vent d’est qui caresse les branches nues. C’est la Pépinière en hiver.

dsc_6365

dsc_6361

dsc_6359

dsc_6358  dsc_6357

dsc_6356