Malzéville, dans le vieux Bois de l’Hôpital

Dans le bois de l’Hôpital, au bord du Plateau de Malzéville, il y avait ce dépotoir. Je ne connais pas le fin mot de l’histoire, mais toujours est-il qu’un jour, il y a un moment déjà, tout ça a été nettoyé. Et c’est une très bonne chose, la forêt ne s’en porte que mieux.

Mais, faut-il le cacher, ado, que de bons moments passé à cet endroit, dans ce dépotoir mécanique qui défiait la normalité, qui inquiétait, qui défoulait, qui changeait de la vie habituelle.

Histoires d’arbres à la butte Saint-Geneviève

La butte Sainte-Geneviève, c’est cette petite montagne au nord-est de Nancy, qui prolonge après un col (que de grands mots depuis le début de cette phrase) le plateau de Malzéville au-dessus d’Essey-lès-Nancy. Une butte, toute douce, avec sa jolie pelouse couronnée d’arbres. Et c’est de ça que je voulais parler à tes yeux. Comme quoi ça tombe bien. On appelle ça la pertinence auto-réalisatrice. Utile en politique carriériste, par exemple.

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Une éclipse au Plateau de Malzéville

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Cette drôle de lumière sur Nancy pendant l’éclipse, laquelle provoqua le confinement des enfants dans des abris antinucléaires afin qu’ils se brulent pas la rétine et ne finissent pas en prison pour avoir provoqué une grande peine à leurs parents face à cette mutilation affreuse, causée par le simple fait d’y penser, si, si, les éclipses c’est comme la masturbation, c’est le MAL. Les pouvoirs publics ont bien fait de protéger notre belle jeunesse vaillante de ce grand péril. Pffff.

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Sinon y’avait plein de solutions alternatives, ludiques, entre sciences et travaux manuels, pour observer l’éclipse en plein air sans risquer de se faire mal aux yeux, ce truc qui arrive une fois ou deux dans ta vie, et qui est un moment assez incroyable.

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Un petit coup de déclencheur direct au jugé dans sa tronche, au soleil, avec ma lentille qui a du adorer ça, j’ai pas pu me retenir. Bon, éclipse partielle, donc on ne voit rien. Les mecs sérieux ont fait toute une installation pour de superbes résultats, mais je suis le genre de bougre qui va juste faire le guignol sans filtre à main levée en regardant ailleurs. On ne se refait pas. Remarque ça fait un joli soleil. Mais aussi, ça rend rien.

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Alors ouais quand même, on la sent baisser la lumière, c’est assez subtil, tout devient plus brumeux, laiteux, y’a comme une opacité fouineuse qui rampe dans l’air, sans jamais se laisser saisir. Et puis surtout, pendant deux ou trois minutes, il se met à faire vachement plus froid.

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Un merci donc aux gens avec qui je me trouvais, pour d’autres raisons initialement, c’était très improvisé tout ça, et c’est comme ça que c’est bien.

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Pis bon, bah voilà, c’est terminé, faut redescendre du plateau, hein, remballer le sténopé, ce superbe objet parfait, qu’on fabrique avec trois fois rien et qui ne tombe pas en panne. Parce que c’est bien beau que les planètes ça bouge, les lunes, ça swingue et le soleil ça crame, les trucs cosmiques tout ça, hein, ho. Nous on a encore une journée devant nous à tirer, et c’est super important, en tant qu’espèce la plus nombriliste du monde connu…

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Le retour de Nancy des hauteurs

Le Plateau de Malzéville, c’est entre autres le point de vue depuis la table d’orientation, dégagé quand la tempête de 1999 est venue ratiboiser le bois qui se trouvait ici par le passé. Point de vue où on est nombreux a avoir passé du temps, emmené des gens, de la famille, des amis, un amoureux, une amoureuse. Où on a fait des feux et mangé des merguez premier prix qui militent activement pour la fin du monde. Là où je passe parfois en rentrant chez moi pour respirer un peu l’air vicié de la cuvette, regarder Nancy, et plus au loin, La Madeleine à Laneuveville, les banlieues est et sud, et à l’horizon, souvent, les Vosges.

Le Plateau de Malzéville, et ses générations passées et futures en mobylettes, en scooters, et demain en hoverboards, va savoir.

Alors allez, on plonge dans ce Nancy-là.

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Tiens. La Meurthe. Nancy est dans sa vallée. Avec le pont de la Concorde, sa passerelle sur l’île et l’étang de la Méchelle, au second plan le pont de Tomblaine, et au fond, Jarville (et la microbrasserie Grenaille qu’on ne voit pas, mais où il faut aller) et la tour des Coop sur la droite.
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Au premier plan, l’aérodrome d’Essey, puis le tir de barrage tout sale des pavillons de Saulxures, et au fond la soudière Novacarb de la Madeleine à Laneuveville.
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Une vue vers le centre tout hérissé de Nancy, avec sur la droite ma copine la tour Joffre-Saint-Thiébaut. Devant les immeubles, dépasse un peu l’église Saint-Sébastien, et au premier plan à gauche, la cathédrale, avec à droite la caserne Sainte-Catherine (une des plus vieilles de France).
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Ici, ce n’est pas évident, mais c’est un quartier que je trouve très joli. C’est le Haut Rivage à Saint-Max, et je ne suis pas objectif: je n’y ai jamais vécu, et son architecte était André Lurçat, un type pour lequel j’ai vachement d’affection, mon copain imaginaire avec Jules Criqui quand même. Derrière, la grosse bouse de stade Marcel Picot au bord de Tomblaine, en face duquel j’ai vécu mon adolescence.
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On revient sur la vallée de la Meurthe, d’un peu plus près.
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Une vue plus générale de la cuvette. On voit bien le centre, Vandœuvre se dessine au fond à gauche, au pied du plateau de Brabois. En bas à droite, les fameux Grands Moulins, et juste derrière eux, le grand parc de la Pépinière, derrière laquelle on distingue, mais faut le savoir, un des pavillons clairs de la place Stanislas.
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La vue se décale un peu à gauche. Tout au fond, l’émetteur de Ludres. Au pied de celui-ci, s’étalent les cités de Vandœuvre. Tous les quartiers de Nancy que l’on voit ici sont ensuite assez difficiles à distinguer faute de grands points de repère. Notons sur la droite une tour un peu plus haute que les autres, c’est celle de l’Étoile, et juste à sa droite, la grande gendarmerie. Au premier plan, des bribes de Malzéville et de Saint-Max.
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Vue vers l’aérodrome d’Essey et la plaine Flageul à Tomblaine (où l’on pratique parfois le trollball, oui, renseigne-toi), et au premier plan, ce petit quartier d’Essey dont je dois bien avouer ignorer le nom alors que je passe souvent devant. Mouzimpré? Oui, ce serait logique, mais je ne suis pas sûr.
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En rentrant du plateau, je rentre par la très jolie banlieue perchée et aisée de Dommartemont. Tout un état d’esprit.