Aujourd’hui dans mon quartier

La rue Vayringe et puis un peu le Faubourg des III Maisons, et puis un peu les impasses de type ruelle de Vitrimont, et la voie ferrée Saint-Georges désaffectée. A Nancy. Mon quartier. Aujourd’hui, festival Pop Up, arts du cirque comme on dit, contes, théâtre de rue, de ce que tu veux. Un peu partout. Aux fenêtres chez les gens, sous des porches, à la maison de retraite, sur la voie ferrée. Un festival mi très sympa, mi-qui-attire-un-public-d’intellectuels-de-gauche. Il vaut mieux ça que les intellectuels de droite, tu me diras, même si dès fois j’ai des doutes, tant la « gentrification » est un cancer effrayant. En attendant, y’a quand même des choses très sympatoches, et puis réinvestir les espaces abandonnés c’est cool. Ce serait, surtout pour la voie ferrée, bien couillu de concevoir un tel festival le jour du début des travaux qui vont transformer ce petit coin sauvage où on croise en pleine ville des renards très tôt le matin en « pénétrante » destinée à aider un peu plus les voitures à pénétrer dans ma ville qui s’en passerait bien, mais c’est moi qui le dis. Comme ça. Y’aurait le festival teigneux un peu sauvage et les travaux seraient emmerdés, histoire de pas être autorisé par les chefs à faire ce qu’on fait et de faire un peu chier dans les chaumières dominantes. Bref, néanmoins, c’était aujourd’hui une très bonne journée, des contes chouettes, des pestacles chouettes et des choses sur mon trottoir, jusque sous ma porte dis-donc, et merci d’ailleurs à l’auteure voisine pour le clin d’œil écrito-photographique (oui, j’ai le droit).

Meet the Hero

Fidèle au poste, dans la cour derrière chez moi. Le rouquin de la rue Vayringe.

« Salut gros, j’veux du hareng comme hier. Magne-toi l’cul ».

« Du hareng, putain, t’es bouché ou quoi? DU HARENG! »

« Mouais, t’en as plus, t’en as plus… tu t’fous pas un peu d’ma gueule non plus? »

 

 « DU HARENG BORDEL DE MERDE OU JE PISSE SUR TON VELO!!! »

 

 « Ouais bon. C’est bien. Mais j’espère qu’il sera meilleur demain. Ciao, connard »

Rue Vayringe à Nancy, les chats, c’est la mafia.

Un matin glacial à Vayringe (Nancy)

Y’a d’ces matins comme ça où tu es nécessairement amoureux de ton quartier. Et que quand tu pars bosser, tu vois que d’autres sont descendus avant toi sur le canal gelé pour marquer dans la neige ce qu’ils avaient à dire. Peut-être que ça parlait de Nancy, la Nancy, tu sais, la fille qui doit habiter par là. Peut-être que ça parlait de Nancy, tu sais, la ville en Allemagne ou je sais plus où. En tous cas dans l’Est de la France. Moi je prends l’option 2.