La végétation à l’abbaye de l’Étanche

Avant-hier je te bourrais l’mou, si tu me permets, avec la végétation au Sénarmont, les casernes et tout. Mais revenons un chouilla en arrière, quand, laconique, je te parlais encore de l’abbaye de l’Étanche. Cette abbaye aussi, quoique dans une moindre mesure, est rongée par la végétation. Mais n’oublions pas qu’on était chez les moines, et que, si leur engagement me semble toujours un peu suspect, ils savent y faire pour te rendre un vallon retiré fort riche en beaux arbres. Survivance qu’on constate encore aujourd’hui, avec de beaux amis enracinés aux alentours, et quelques mousses et autres pousses de gabarits anecdotiques un peu partout. Tout ceci rend le lieu particulièrement magique. Crois-moi. Et le bonjour à Dany, aussi.

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L’Abbaye de l’Étanche: le dehors de la chose

Le hasard comme l’affection me font retourner régulièrement sur les lieux depuis que je les ai découverts. C’est difficile de s’en défaire, parce que ça accroche au souvenir, puis à l’impatience, comme une casserole au cul de l’UMP. En somme, ça adhère. La saison avance, change, et l’abbaye de l’Étanche, voisine de Saint-Mihiel qui à force, donne aussi envie d’y faire une ballade photographique, change avec la lumière, avec la qualité de l’air, la végétation. Encore quelques vues extérieures.

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Nature gourmande

Ça ferait un bon nom d’émission cul cul sur la cuisine bio des terroirs du monde, avec des ingrédients éco-responsables venus par camions entiers mais durables de l’autre bout de la planète soutenable, et vendus une fortune aux riches occidentaux qui ne savent pas faire pousser une salade.

Alors que c’est juste le nom d’un billet sur les casernes à Saint-Mihiel, qui sont ruinées et abandonnées probablement depuis la Première guerre mondiale (je ne trouve pas vraiment d’informations claires, mais les photos aériennes anciennes de Géoportail tendent à confirmer ce scénario: j’ai mobilisé des spécialistes de la question, et des vrais spécialistes, pas des qui vont à la télé, je vous en dirai plus si j’ai des retours). Du coup, on est loin des lieux abandonnés qui portent encore la forte odeur de leurs humains assignés, comme j’en ai l’habitude. Ici, la nature a repris ses droits, selon l’expression consacrée, elle a bouffé tranquillement les bâtiments, dont il ne reste que les murs. C’est une ambiance assez agréable, les constructions humaines, malgré leur importance, se fondent dans la masse végétale, et la dégradation est lente, à une autre échelle qui plairait à Braudel. Si on n’y prêtait garde (et d’accord, si on était un peu aveugle aussi), le squelette de ces casernes passerait pour un tas de concrétions coulant de source, là, comme ça, dans la forêt. Du coup, tu te trimballes dans tout ça détendu, presque serein: c’est vraiment charmant, épuré, calme, forestier.

Pour la forme, les lieux visités dans leur état en 1940, via Géoportail.

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