La VEBE et son nouveau bras

C’est bizarre, la Voie Express Banlieue Est à Nancy, il lui pousse des membres d’un seul coup comme ça. Des membres qui se terminent par des feux, des membres praticables en voiture. Intrigué par ce mystère de la biologie urbaine, j’ai été prendre quelques photos de et depuis le nouveau membre en question, à cheval entre Nancy, Malzéville et Saint-Max…

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Aux alentours de la VEBE

VEBE. Voie Expresse Banlieue Est, viaduc Louis Marin, cette grosse merde pour faire rouler les bagnoles, ça a plein de noms, cette rampe qui a amputé un bout de la Pépinière à Nancy, pour grimper en vis-à-vis des belles façades de la rue Sigisbert Adam, avant de filer vers Malzéville et Saint-Max, avec des vues marrantes sur toute la ville… Moi, comme j’arrive de l’Est, vu que j’ai un peu de dignité, j’aime bien me garer là, dans la rampe qui descend sur Nancy. Parce que d’abord, je trouve souvent de la place. Ensuite, parce que c’est une façon rigolote de ne pas vraiment être entré dans Nancy, d’y être sans y être, à deux minutes du vieux centre, mais légèrement en hauteur, prêt à fuir par la voie rapide qui traverse la Meurthe vers la banlieue ou la cambrousse si la ville devenait invivable, infectée, ou quelque chose dans ce genre. Le jour d’une invasion d’aliens, de zombies ou de monstres globalement dangereux, comme par exemple pendant un Université d’été du MEDEF, cette voie rapide, cette VEBE, ce viaduc Louis Marin, ce sera quelque chose de très important.En passant, on voit en contrebas d’anciens locaux industriels un peu délabrés, à l’entrée de la ruelle Villa Verdier (tiens, salut Laurie si un jour tu me lis par hasard), au bout de laquelle j’ai habité quelques temps, à l’époque où c’était un jour y’a un moment quand même.

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Promenade à Saint-Max

Une promenade à Saint-Max, hein, en banlieue de Nancy? Je sais, Saint-Max n’est pas très glamour de réputation. Mais comme « glamour » est un mot assez moche, devenu de plus propriété intellectuelle de la frange la plus pénible du monde des « communicants » (c’est dire) et de Paris Match, on va le laisser à son sort. Et se promener à Saint-Max. Et puis moi, je vais voir ma grand-mère à Saint-Max, qui est une ville de grand-mères et de grand-pères. Alors faut bien que les choses se fassent.

Et puis l’air de rien, à Saint-Max, y’a des coins sympas, sans compter que André Lurçat y a fait de l’immeuble qui poutre, et rien que pour ça… Ah, si j’avais été homosexuel, communiste et né en 1900, je l’aurais épousé. Ce qui m’aurait poussé à militer pour le mariage homosexuel. Bon, admettons, pas de soucis. Quoique, militer en faveur du mariage, de qui que ce soit, je ne suis pas sûr en fait. Ah! Merde! Encore une fois, je m’égare, comme disait Euclide.

Saint-Max: rue du Groupe Liberator et rue Mainvaux

Saint-Max, c’est une banlieue de Nancy qui s’étend, mais alors, plus que tu ne crois. Les gars comme moi, ils sont conditionnés. C’est en pente, c’est au nord-est de Nancy, c’est Malzéville. Eh bah non. C’est pas aussi simple. Dès fois, c’est Saint-Max. Et pis c’est comme ça.

Nous sommes rue du Groupe Liberator, et c’est un immeuble que j’aime bien. Et ne me demande pas pourquoi, je n’en ai pas la moindre idée.

Eh bah, on arrive rue de Mainvaux. Derrière le stade. Cet immeuble est passablement quelconque, sauf que ses entrées en quinconce sont assez sympathiques et lui donnent son petit style à lui.

Toujours rue de Mainvaux, cet ancien bâtiment dont je ne connais pas l’origine. Photographié car promis à une destruction prochaine (du moins la façade sur la rue) pour une énième opération immobilière foireuse. Bien l’bonjour, vieux bâtiment sympathique.

C’est tout? Oui. C’est tout. On voit bien que c’est pas toi qui paye le papier.

Ouais, non, cherche pas. Ça vaut mieux.

Le matin de l’orage dont on parle 5 – Pour en finir, rue Jean XXIII, rue Charcot, rue Barthou et au-delà…

Voilà, à une semaine de l’inondation, il n’en reste que peu de marques, on a nettoyé, rangé, lavé. Mais ça c’est vu de l’extérieur. Parce que c’est sans oublier qu’à l’intérieur des maisons, sous les maisons, on lutte toujours contre l’eau, l’humidité, la moisissure et la disparition de ses biens, et de ses vieux souvenirs noyés…

Et puis la factrice qui zigzaguait au milieu du caillon, et distribuait le courrier. Très classe. A cette occasion, souviens-toi que al prochaine fois que tu râles contre la Poste, fous la paix à la postière, fous la paix au monsieur du guichet, qui sont des gens comme toi, et vas t’adresser, si nécessaire par le truchement d’une arme contondante, aux directions et à leurs managers débiles mentaux car frais émoulus des écoles de commerce et de management de merde, dont on se demande une seconde quel rapport elles ont avec un service public, si ce n’est collectif et essentiel comme celui-ci. Andate a morire ammazzati, tas d’cons.

En passant, une pensée pour le vieux salon de coiffure de l’Antonio, et une pensée pour sa fille, que j’aimais bien. Et bon courage à la personne qui a repris, et que je ne connais pas.

Au château de la Meurthe à Saint-Max, sur la place devant la bibliothèque municipale, il n’y a plus de sable dans les cagettes à pétanque. Et puis la place elle-même est un peu ravinée…

Au bord de la Meurthe, le chantier du Jéricho a coulé gentiment sur le chemin. Donnant lieu à quelques contorsions…

Voilà, on en termine avec ce matin du 22 mai 2012. Du moins en images.