Aller vers Toul mais s’arrêter à Dommartin

Dommartin-lès-Toul, c’est une commune pas simple je trouve. La parcourir à pinces, ça désoriente, on ne sait pas comment quitter l’axe principal et puis finalement on se dit que très simplement il suffit de s’enfiler dans une rue latérale. Mais les zones sont floues, on ne comprend pas quoi va où, on termine dans des friches végétales ou non, y’a de la vieille voie ferrée qui fait un faux obstacle, et la Moselle qui en fait un vrai. C’est un endroit de la France du fond, et je l’aime beaucoup.

Toul, longer le canal de la Marne au Rhin (et parler de la Moselle en aval)

Les cours d’eau c’est chiant comme pas deux, je te raconte pas, à se demander pourquoi ça existe. Quel intérêt de claquer des machins tarabiscotés, allant de trous d’eau en bancs de caillasse, avec du courant, qui débordent et tout ça? Dieu il avait pas prévu les péniches? Il pouvait pas un peu anticiper? Et comment qu’on fait pour se répandre et bétonner le lit des rivières, construire des quartiers complets dans des zones inondables nous? Tsss, Dieu il a pas fait les Arts et Métiers, ça se voit. Feignasse. Zéro ambition. Et du coup c’est nous qu’on a du faire le boulot. Encore une fois. Maintenant on a des belles rivières bien droites, sages, à fond constant, au débit maîtrisé, et du coup on peut construire des trucs dans les prairies qui les bordent, comme des grands magasins de bricolage ou des entrepôts de meubles avec des noms à coucher dehors (pour un Français moyen: je suppose que pour un Alsacien ça doit pas être bien compliqué ahahah!). Et le top, on peut faire passer des péniches à foison, gigantesques et tout. Bon ça on le fait plus trop en fait. Mais quand même. Pour vendre des trucs inutiles, surnuméraires et pas fiables à des gens qui vont bientôt mourir, c’est quand même très pratique. Par exemple. Vive le marché, quoi.

Bref, les rivières ça sert à rien et Dieu c’est un clampin. Ah bah on apprend des choses à Un Dimanche en Lorraine, hein, faut pas croire.

(En vrai je n’approuve qu’une seule de ces deux dernières affirmations hé hé).

Revenir à Toul pour revenir sul’blog

Vas-y désolé, ça fait un bout de temps, mais y’a des gens qui bossent, hein, comme disent les artisans après avoir installé des malfaçons chez toi et en reprenant un douzième café et en mettant les pieds sur ta table pour aborder le délicat sujet de ces feignasses de fonctionnaires. Voilà, quasiment un mois d’absence, j’espère que parmi vous des gens ont fait des comas de manque, vu que j’aime bien penser que je suis hyper important et que je change vos vies au quotidien, au moins autant que le dernier pet d’not’ bon maît’. Et pour ce retour, quelques images de Toul. Me demande pas pourquoi, laisse faire ce bon vieux Jean-Philippe Algorithme.