Manger du Nancy, hyper centre

Là encore, quelle drôle de relation avec ce quartier, dont j’ai connu certains côtés affreux, mais aussi cette sorte de jouissance à glisser dans le ventre-ville, ses recoins, ses mystères, ses lieux inaccessibles et où pourtant l’on va, pas très loin finalement d’un bon niveau de jeu vidéo, sa face nocturne qui a été mon lieu de travail quelques mois, et avant, dans les années 90, le parcourir entre éthylisme, vandalisme sans envergure, méfiance et inquiétude quand j’étais adolescent, ses lumières trop vives, ses lumières glauques ailleurs, ses arrières-cours lépreuses où l’on arrive sans faire exprès, parfois, ses travailleurs invisibles, qui nettoient les magasins et les bureaux dans la vieille nuit, quelques heures avant que nous n’arrivions, ses patrouilles du SAMU social, du SAMU tout court, ses rondes de flics, ses prostituées, ses éboueurs, ses nettoyeurs de trottoirs du samedi à l’aube… ses parkings souterrains et leurs habitants permanents, qui pour certains travaillent clandestinement sur un chantier voisin destiné à faire rayonner la ville, et puis ses façades sous un grand soleil, son animation, son vacarme, sa générosité vulgaire et sans limite, son obésité contagieuse. Le ventre-ville, l’affreux, sale et méchant, le ventre-ville, le grouillant, l’anonyme, dans lequel j’aime errer quand il est calme, le dimanche, la nuit: il est tellement truffé d’absurde et d’improbable que somme toute, c’est dur aussi de s’en passer, aussi inhumain soit-il. Peut-être justement parce que c’est plein d’humains inaudibles accrochés à des milliers de petites îles désertes au milieu d’un océan de constructions sauvages, et que ça résonne, quoiqu’en dise le centre-ville.

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Un matin d’hiver dans le dernier quartier

Nancy, côté rue Vayringe, jusque Malzéville par tous les ponts, le canal, c’était mon dernier quartier à Nancy, parce que je ne vis plus à Nancy. C’était le dernier. Maintenant que je n’y suis plus, je me considère comme privilégié quand, comme ce matin, à la faveur d’un hiver à tendance douce, j’ai une demi-heure devant moi pour me trimballer et l’appareil photo à mon côté. Je suis toujours content de rendre un hommage à mon dernier quartier. Je suis chez moi, c’est ma maison à Nancy. Pouf, une ribambelle de photos avec plein d’affection dedans.

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Nancy, de la rue de Serre à la gare

Voilà comment un trajet aux portes de l’hypercentre nancéien pour le moins cradingue peut être mythique. Alentours de la rue de Serre-place de la gare, un court trajet salvateur, puisque dans ma primesautière jeunesse d’avant, un excellent camarade de fort belle facture nous recevait souvent pour des soirées jeux de rôles, ou pour des soirées n’importe quoi aussi, et l’élément liquide, qui sentait le houblon à plein nez, venait parfois à nous manquer au fond de la nuit. Alors, on s’ébrouait, et c’est un euphémisme, et quelle que soit l’heure, nous marchions jusqu’à la place de la gare, et allions à la première sandwicherie/épicerie venue racheter des bières, et parfois manger un gros sandwich sale peuplé de graisses saturées souvent inédites, histoire de colmater un pauvre petit corps en difficulté éthylique, ce qui, au demeurant, n’avait qu’un effet psychologique mineur et ne faisait que saler un peu plus, au sens propre comme au sens sale, la note du lendemain. Sur ce trajet, sur cette place, on rencontrait plein de gens bizarres, des punks, des clodos, des tox (l’ensemble étant assez compatible), des jeunes comme nous, et y’a vraiment longtemps, au début, quand on n’était pas bien majeurs ou à peine, et que nos parents auraient mieux fait de mieux nous élever car qu’est-ce qu’on foutait dehors à cette heure-là, ah, ça, si ils nous avaient mieux éduqués on n’aurait pas été tués en braquant un bijoutier, hein, ah ça non ma bonne dame, le déterminisme a ses raisons que les connards semblent bien connaître, bref, on était peut-être mineurs, pintés, dehors la nuit, et y’a vraiment longtemps donc, on voyait les pas beaucoup plus vieux que nous, en uniforme, entre deux trains, l’air hagard et sentant souvent fort le mauvais alcool, qui eux aussi attendaient pour un sandwich avant de regagner la caserne. Toute une faune, il ne faut pas s’en cacher, particulièrement pas rassurante si tu n’es pas en groupe et un peu heureux. Seul, j’eus été très inquiet, voire fortement emmerdé. Je ne serais pas venu là de toutes manières, sauf à traverser la place vite fait en vélo à des heures indues, en slalomant entre les cadavres de portions de frites, les canettes et parfois les gens avachis. Drôle de relation, ambivalente, avec cette place que j’aimais, dont je me méfiais, qui était chouette, qui était affreuse, qui dégueulait son sordide, et apportait des moments de bonheur, ou le pire de la bêtise humaine populaire se déployait, au coude à coude avec de belles histoires parfois imbriquées dedans; comme toujours, rien n’est séparable en deux camps (ceux qui « likent » pour, et ceux qui « likent » contre, par exemple), nous nous positionnons dans une réalité qui est grise, sauf pour celles et ceux qui ont envie de se satisfaire du binaire, du bête et du médiocre.

Moi j’en garde un souvenir très net. De ce trajet de trois-cents mètres. La nuit.

Que voici, le nez en l’air, en 2013, par une belle journée de septembre. Le nez en l’air, parce que des palissades cachent le sol, de grands travaux sont en cours. On veut cette place dorénavant belle, sûre et accueillante. Ce n’est pas un luxe, parce que ce coin craignait vraiment, et les vendeuses des sandwicheries devaient faire face à un monceau révoltant de connerie masculine, et y’avait de sales histoires, et même des fois y’a eu un mort, et toutes ces sortes de choses qui ne nous effrayaient pas trop au demeurant, mais qui n’étaient pas absentes non plus, même en groupe, parfois, on sentait que c’était tendu, dans le coin; et cette place, en plus, les voyageurs tombaient la gueule dessus en sortant du train. C’est bien ces travaux. Non, si, c’est vrai. Je le pense; ou je crois le penser, parce que j’ai peur de l’extrême inverse, lisse et fonctionnel, gérant les flux. Mais oui, ce n’est pas un mal. Mais est-ce un bien pour autant? Parce que oui mais. Mais alors tous les clodos, les punks, les tox, et les jeunes crétins comme nous étions, ils vont aller où? J’ai pas de réponse à ça, et j’espère bien ne jamais en trouver. Les grands travaux dans la grande ville, ils tombent un peu du ciel, pour eux, pour nous, comme une mauvaise averse, et on verra ce qui pousse ou pas après. On verra où nous pousse la marée. On ne fera pas confiance à ceux qui disent que ce sera beau. Ni à ceux qui disent que ce sera horrible. On s’en fout un peu en attendant, vu qu’on n’a pas décidé grand chose. Est-ce une bonne attitude?

Va savoir, mais ne reviens pas trop tard, la soupe est prête.

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Promenade bavarde dans le centre de Nancy

Nancy, c’est une ville qui peut se errer assez facilement. Se errer? Oui, oui. C’est assez vilain, mais c’est ce que je veux dire. Elle a plein de diversité, il y a toujours plein de monde, mais jamais trop (eh, banane, sauf quand il n’y a personne, ou qu’il y a trop de monde), sa taille modeste mais importante fait qu’on risque toujours d’y croiser quelqu’un qu’on connaît, mais qu’on risque aussi de passer inaperçu, selon les options que l’on prend pour l’errance, selon les quartiers que l’on traverse. Il faut du temps pour aller d’un bout à l’autre, mais c’est toujours faisable. Elle a plein de centres. Il y a la gare, il y a la rue Saint-Jean, le marché, la Vieille Ville, la place Stanislas, personne n’est vraiment d’accord. Elle n’a pas de grand cœur, c’est une ville. Elle en a plein de petits. Elle a une gare qu’on ne sait plus comment désenclaver, même si en ce moment on essaye encore avec les grands moyens, mais aussi par la méthode Coué (avec ce slogan débile: « la ville est dans la gare, la gare est dans la ville », chef-d’œuvre d’idiotie de communiquant). Nancy, la ville, elle broie et elle est brutale avec les uns; mais douce et voluptueuse avec les autres, parfois les mêmes, selon des choix qui n’appartiennent qu’à elle. Nancy, je l’aime bien pour ça aussi, c’est une sauvage, qui ne se laisse pas saisir facilement. Qu’on soit touriste ou édile, Nancéien ou banlieusard, on n’y a jamais vraiment tout compris, on est toujours un peu à côté de la plaque. A Nancy, il n’y a pas trop de cohérence architecturale ou urbaine, en tous cas pas à grande échelle. C’est parfois difficile pour le touriste, le nouvel arrivant, ça peut avoir l’air très laid, mais c’est une ville à trésors, pas moins qu’ailleurs. Seulement, ils sont dispersés, parfois même planqués. Mais du coup on ne s’ennuie jamais, la physionomie de la ville change constamment au gré de nos pas. C’est une sauvage. Elle ne se laisse pas approcher. Mais quand tu parviens à la toucher, alors là, c’est chouette, et elle se livre presque sans bouger. Comme un lynx, et j’me comprends. A la recherche de Nancy, à Nancy, une quête sans fin. Avec l’histoire chaotique de son urbanisme, son absence de grands boulevards et sa circulation difficile dans des rues étroites à sens unique, où cohabitent tant bien que mal (mais surtout mal) vélos (aux pistes cyclables relevant aussi de la méthode Coué, qui a marqué Nancy à plus d’un titre), voitures et bus parfois engoncés dans des tunnels de circulation suffocants. On a tout tenté, un tram hors de prix et plus ou moins fiable, aujourd’hui un « Stanway » (qui est un bus, en fait), et quand ça marche parfois c’est moins pire, mais c’est toujours compliqué. A Nancy, on est tellement sous la coupe de l’obèse de la « plus belle place d’Europe » que tout ce qui est créé se récupère Stan comme préfixe. On ne peut pas s’en empêcher, c’est compulsif, quitte à ce que ce soit laid ou mieux, absurde. A Nancy, on vit peut-être un peu sur nos acquis, mais il faut dire qu’ils sont jolis. A Nancy les gens râlent sur les travaux, comme partout, parce qu’ils aiment râler, et les sujets ne manquent pas. Les mêmes aimeront les nouveaux aménagements quand ils seront terminés. Ce n’est pas grave, l’important c’est qu’on s’cause, hein. C’est le cycle de la ville. La ville qui suit son cours. C’est Nancy que j’aime, où je n’habite plus, et que je n’aime pas, l’un n’excluant pas l’autre. Un Nancy pénible, comme une fille intelligente et belle qui en profiterait pour se payer le luxe d’être effrontée et exaspérante. Mais toujours irrésistible. Quelque chose comme du charme, quoi, qu’elle a, Nancy, avec toutes les ambivalences qui vont avec.

Dans ce billet, je vous ai fait tout ça un peu propre. La prochaine fois, on parlera de « l’hypercentre », le « Manhattan nancéien », affreux, sale et méchant. Mais pas sans intérêt, pour le coup.

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Une promenade à Nancy

Depuis que je n’habite plus à Nancy, que je ne vis plus en ville, j’y viens le moins possible dans un but utilitaire, ou du moins je me gare sur ses marges pour tout y faire à pied, tant circuler, me garer en ville m’est devenu insupportable, là où avant, je trouvais ça simplement pénible. On se déshabitue vite de difficultés citadines qui en deviennent tout aussi vite insurmontables. On goûte moins la ville. « Pol Pot avait raison! » hurle parfois un camarade exaspéré dans les embouteillages. Mais parfois, comme hier, on revient à Nancy faire le touriste, avec un ami en goguette, venu de Paris. On déambule dans une ville vide sous un soleil qui nous rend apathiques, et on erre entre Pépinière, Vielle ville, place Stanislas, Cours Léopold et rue Saint-Jean avec lenteur, en faisant des pauses, en écoutant le violon et le piano sous le kiosque à musique, en visitant tous les édifices religieux pour y trouver du frais, même ce, je cite le même camarade, « gros tas de merde baroque » qu’est la Primatiale. En face d’elle, on se désaltère deux heures durant, l’après-midi est un ruisseau à sec, son débit faible nous endort, la Jupiler aussi un peu peut-être. La volaille tourne en voiture, elle aussi au ralenti. Arrêtés au feu devant nous, ils ont des sandwiches, des glaces, des gaufres, à chaque tête son repas, les hommes devant, les femmes derrière, on a des principes dans la police. Des touristes, relativement rares au demeurant eut égard à la chape de chaleur qui nous cloue sur place, s’égrainent aux alentours, l’un d’eux nous fait la causette. Un Parisien et sa femme qui vont en Alsace depuis trente ans. Voilà qu’ils viennent seulement de se rendre compte qu’il y a quelque chose entre les deux. Mais il n’a pas aimé Bar-le-Duc: « C’est nul, il n’y a rien. Oui, des jolies maisons renaissance, mais c’est comme les ruines romaines, des jolies maisons j’en ai vu des milliers. Quand on en a vu une… on n’est pas resté et on y retournera pas« . Malgré la rudesse de l’entrée en matière, il reste un moment, nous raconte sa vie, il nous explique qu’il a travaillé avec des préfets et que ces gens-là se prennent pour on ne sait quoi, considérant tout leur personnel comme des larbins. C’est lui qui le dit. Sa femme arrive alors avec la voiture qui était garée au mauvais endroit, suite à une ténébreuse affaire de renseignements erronés donnés par l’Office de tourisme, qu’il appellera « Syndicat d’initiative » tout du long. Nous sommes bon public. Une voiture banalisée, puis deux, puis trois passent sirènes hurlantes. On ne s’agite pas. Nos voisins de terrasse, garçons corrects au départ, en sont à leur quatrième bière sous le cagnard. La bête s’agite en eux. Moustachus, la quarantaine, ils commencent à haranguer les filles qui passent avec témérité -et un bel accent populaire nancéien-. Dix-sept heures. La chaleur s’amenuise sur un Nancy qui semble soudain se réveiller. Une agréable brise vient balayer la rue Saint-Jean; je me dis que c’est la sortie des bureaux, toutes ces portes qui s’ouvrent en même temps, ça fait des courants d’air. Les choses s’accélèrent, les trams se remplissent, les voitures croissent et se multiplient. Il est temps pour nous de partir.

 

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Vues sur Nancy

Je te parlais du Parc de la Cure d’Air y’a deux jours. Alors voici quelques vues plus contemporaines de ce même point de vue, sur les hauteurs nombreuses de Nancy.

Dans le creux, la cité scolaire du Vélodrome, le lycée Callot, puis la fac de sciences. Derrière, Vandœuvre, son plateau et son très beau parc ouvrant une autre vue magnifique sur Nancy.

L’église Sainte-Thérèse émerge du quartier de mon enfance, boulevard de Baudricourt, œuvre des années 30 de mon copain Jules Criqui. Juste à gauche, sous la grue, le cube de Raymond Malot, qui a été Prisunic puis Match. Avant, il était un carré d’herbe entre Nancy et Villers-lès-Nancy, entre le boulevard de Baudricourt et celui d’Haussonville, où pendant la guerre on cultivait gaiement -enfin, pas tant que ça- son jardin.

Un immeuble que j’aime et d’où, adolescent, à une fenêtre altière, je faisais un concours avec un copain qui consistait à faire tourner la grand’roue de la foire par la force de la pensée. Succès relatif.

L’hyper centre de Nancy, avec derrière les tours de l’église Saint-Léon, le centre de tri postal alors en cours de démontage.

Enfin, la tour Franthiers, ou quelque chose comme ça. Toujours aussi polémique, mais elle est bien là, et y restera je pense longtemps, malgré les rodomontades pro-destruction/déconstruction, et si l’on évacue la trop infime possibilité d’un lézard géant attaquant la ville et qui ne manquerait pas d’en faire son hochet, ou la désintégration de ses matériaux suite à un rayon perdu d’un combat de pochtrons avec des extraterrestres bourrés et manipulant à tout va des fusils à antimatière.

Nancy: le gros centre qui fourmille et qui tabasse

Ouais, la rue elle fourmille pas en fait. J’attendais un moment de calme pour mettre en valeur les travaux de l’ex-tri postal futur centre des congrès derrière. Mais faut que j’arrête de faire des trucs comme ça, ça serait quand même plus cool avec plein de gens. J’ai pas la New York attitude, c’est nul.

Au pied de la tour Joffre, la synagogue est noyée dans le tissu urbain, synagogue dont on sait d’ailleurs trop peu qu’elle fut la seconde reconstruite de France, en 1788, depuis les édits du XIVème siècle interdisant le culte puis expulsant les juifs du royaume de France. La première fut celle de Lunéville. Lunéville et Nancy avaient une importante et ancienne communauté juive, très implantée, qui donna du personnel politique et de maison aux ducs de Lorraine, mais constituait également à Nancy une classe populaire particulièrement pauvre. Leur histoire est intéressante, alors tu liras « Les juifs de Nancy » par Françoise Job aux PUN et tu iras voir la collection afférente au Musée Lorrain. Et sans regimber, encore. J’aime pas ça, moi, les gens qui regimbent. Regimber c’est nul. Bon. Maintenant je vais voir ce que ça veut exactement dire en plus de faire bien dans une phrase, ce qui est un peu court jeune homme.

Motifs Frantel

Si y’en a bien une que tu rateras pas à Nancy, c’est la tour Frantel, dite aussi Thiers, même si ça ennuie toujours un peu de tirer l’hommage à l’Immonde. Elle a terminé sa croissance en 1979. elle est donc toute jeune. Elle fait gueuler les gens. Rien que pour ça, elle a raison d’être là. Je fais partie d’une génération pour qui, à un an près, elle a toujours fait partie du paysage. Alors on a appris à faire avec. Tiens, vas voir là-bas si j’y suis, hé, on parle d’elle…